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Forums médicaux
Etudiants en odontologie

www.remede.org
 

Présentation des études et de la profession

Aller en bas • 11 réponses
Solino
Jeune Carabin

Messages : 21
Enregistré : 17/08/2008
Posté le 29/08/2008 à 22:26
Bonjour tout le monde

Avez-vous lu l'article présentant nos études ?
http://www.remede.org/spip/article423.html

Je le trouve assez bof... J'en ai écrit un présentant également un peu la profession : dites moi ce que vous en pensez ?
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Solino
Jeune Carabin

Messages : 21
Enregistré : 17/08/2008
Posté le 29/08/2008 à 22:26 puis édité 1 fois
1/ Organisation des études :

- PCEM1 :

La 1ére année des études médicales intéresse autant les futurs médecins que les dentistes et sages-femmes, ainsi que les kinésithérapeutes dans certaines facultés.
Il n’y a aucune restriction d’accès hormis la détention nécessaire du baccalauréat ou autre diplôme équivalent.
L’enseignement comporte un volume important de disciplines scientifiques, biologiques et médicales (physique, histologie, biochimie, physiologie…).
Les étudiants préparent durant cette année un concours se déroulant en 2 parties (en général fin janvier et fin mai). Les résultats des étudiants au concours déterminent un classement. Selon celui-ci, les choissent de poursuivre leurs études médicales en médecine, odontologie ou sage-femme. Le nombre de places disponibles dans chacune de ces voies est limité par un quota fixé pour chaque année appelé numerus clausus.
En fonction des modes et des facultés, les places pour l’odontologie peuvent partir avant celles de médecine.
Selon les facultés, le taux d’admission des étudiants en 2ème année varie de 10 à 22%. Une grande majorité des étudiants admis au concours sont redoublants. On ne peut tenter que 2 fois ce concours dans sa vie.

- PCEO2 et DCEO1 : 2 années précliniques.

Les étudiants entrent en faculté d’odontologie. P2 et D1 ont pour but de former des étudiants maîtrisant les bases théoriques et pratiques permettant de soigner de façon autonome les cas les plus simples.

L’enseignement se partage :
- En formation théorique : Variable selon les facultés, il apporte pour moitié des connaissances scientifiques et médicales générales (histologie, embryologie, biochimie, physiologie, pharmacologie…) et pour moitié une formation spécifique à l’art dentaire (prothèses, odontologie conservatrice, pathologie et chirurgie buccale, anatomie cervico-faciale…).

- En formation pratique : Les étudiants s’exercent sur des mannequins et des modèles en résine aux techniques de base de la dentisterie (soigner une carie, traiter les canaux de l’intérieur d’une dent, concevoir et réaliser une prothèse…). Pour cela, les étudiants doivent acquérir en début de P2 une « trousse dentaire » comprenant du matériel de base.
En fonction de la prise en charge propre à chaque faculté et du fait d’être boursier ou non, le coût pour l’étudiant varie de 300 à 1800 euros.

- DCEO2 et DCEO3 : 2 années cliniques.
Les étudiants commencent à travailler à l’hôpital. La transition peut être rude, on demande aux étudiants d’être très rapidement capables de mettre en pratique les acquis des 2 années pré cliniques.
Encadré par des enseignants, chaque étudiant gère ses patients de façon autonome : il organise ses rendez-vous, conçoit et réalise ses plans de traitement.
L’activité clinique est évaluée sur sa qualité (des soins, du rapport de l’étudiant avec ses patients et les enseignants) et sa quantité (quota à atteindre dans chaque discipline). Ces deux années cliniques sont donc intenses.

La formation théorique se poursuit : bien plus centrée sur la clinique, elle approfondit les connaissances dans les diverses spécialités de l’art dentaire et en pathologie bucco-dentaire et générale.
Le volume est moindre par rapport aux deux années précédentes. Les cours sont en général regroupés sous forme de séminaires.

A la fin de la D3, l’aptitude clinique de chaque étudiant est évaluée par l’examen du CSCT (certificat de synthèse clinique et thérapeutique). La réussite à cet examen permet aux étudiants de commencer à travailler en cabinet en tant que remplaçant.

Durant le 2ème cycle, 3 stages sont effectués dans d’autres services hospitaliers : CMF, gériatrie, urgences.

- 3éme cycle :

Chaque étudiant peut choisir de faire :

- Un 3éme cycle court, une seule année : TCEO3. Cette dernière année prépare à l’exercice professionnel, partagée entre activité clinique, activité en cabinet (stage actif chez un praticien) et cours théoriques.

- Un 3ème cycle long, 3 années : l’internat. L’accès à l’internat est conditionné par la réussite à un concours que l’on peut passer en fin de D3 et/ou en fin de T1 (25% d’admission en moyenne).
L’internat constitue en un approfondissement des connaissances pour l’étudiant. Actuellement, l’internat est non spécialisant : il ne confère par à l’étudiant de compétence supplémentaire par rapport à un étudiant ayant effectué un 3ème cycle court.
Cependant, l’internat offre une passerelle vers la formation du CECSMO permettant d’accéder à la seule spécialité actuelle pour le chirurgien-dentiste : l’orthodontie. Il permet également un accès facilité au DES de Chirurgie buccale.
L’internat aboutit à l’AEA (attestation d’études approfondies) et donne le titre d’ancien interne des hôpitaux. Actuellement, l’internat facilite grandement l’accès aux postes hospitalo-universitaires.
Il est en projet que l’internat permette d’accéder à une seconde spécialité : la chirurgie buccale. Cependant, cela la réalisation de spécialité est repoussée depuis plus de 10 ans pour plusieurs raisons.

- Lien entre formations, titres et compétences :

Chaque chirurgien-dentiste reçoit durant sa formation initiale les bases de chaque domaine de l’art dentaire. Il est donc un omnipraticien ce qui lui permet de gérer les réhabilitations multi-disciplinaires.
En pratique, chaque praticien va par la suite généralement se former de façon supplémentaire dans quelques disciplines en particulier (via DU, DIU, CES…).
Il choisit ensuite soit de conserver une activité d’omnipratique mais orientée vers les domaines de son choix, soit d’exercer de façon exclusive dans ces domaines, abandonnant l’omnipratique.
Ainsi, il existe des endodontistes (spécialistes du traitement de l’endodonte), des pédodontistes (praticiens ne soignant que des enfants), des praticiens exclusifs en chirurgie buccale, ou d’autres ne faisant que des réhabilitations prothétiques.
En France, des praticiens ont donc des activités spécialisées sans qu’il n’existe de titre de spécialiste (hormis l’orthodontie).

2/ L’activité du chirurgien-dentiste :

Dans les textes, la compétence du chirurgien-dentiste est vaste : il soigne « les pathologies acquises et congénitales de la bouche, des dents, des gencives, des maxillaires et des tissus attenants. ».

L’activité de l’omnipraticien comprend:
- L’odontologie restauratrice:
- Prévention, dépistage et élimination des lésions carieuses et restauration des dents (obturations par résine composite ou amalgame d’argent, reconstruction par une pièce en céramique, résine ou métal collée ou scellée).
- l’endodontie : lorsque la pulpe contenue dans la dent est infectée ou se nécrose, le traitement consiste à rechercher et éliminer tout le tissu pulpaire dans les réseaux canalaires des racines qui peuvent être très complexes, à désinfecter et mettre en forme ces canaux puis à les obturer de façon étanche.
- La prothèse :
Dispositifs fixes ou amovibles permettant de restaurer des dents abîmées ou absentes afin de recréer esthétique et fonction (mastication, phonation…) : couronnes, bridges, prothèses dentaires amovibles partielles ou totales, prothèses maxillaires après chirurgie d’exérèse (cancer).
- La parodontologie :
Soins des tissus soutenant la dent (os, gencive).
- La chirurgie :
Avulsions dentaires simples ou complexes (dents enclavées/incluses, germectomies), chirurgie des tissus mous, greffes de gencives et d'os.
– L’implantologie :
« racines artificielles » en titane ostéo-integrées dans le maxillaire ou la mandibule servant principalement de support pour une restauration prothétique.
- L’orthodontie :
Correction des anomalies de position des dents, du maxillaire et de la mandibule.
- L’occlusion :
Etude des rapports dento-dentaires en statique, en fonction, de leur rapports avec le système neuro-musculaire et des troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (problèmes de bruxisme, de luxation des ATM…).
- Pédodontie :
Soins spécifiques à l’enfant prenant en compte ses particularités (croissance dento-maxillaire, physiologie).

- L’art dentaire consiste à soigner en utilisant simultanément toutes ces disciplines, en concevant leurs interactions réciproques afin de mener une vraie réhabilitation bucco-dentaire. La chirurgie dentaire a cet aspect assez unique dans le domaine médical : le praticien conçoit le traitement et le réalise : il est architecte et maçon. Restaurer une bouche, c’est restaurer la mastication, l’esthétique, la phonation, soulager une douleur physique ou psychologique.

- Le chirurgien-dentiste exerce une profession médicale : une pathologie bucco-dentaire peut être un signe d’une pathologie générale qu’il faut savoir dépister (hyperplasie gingivale lors d’un lymphome), ou bien causer une pathologie générale (endocardite oslérienne suite à une infection bucco-dentaire). Le chirurgien-dentiste utilise donc en permanence ses connaissances médicales aussi bien de la sphère buccale que du reste du corps.
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Solino
Jeune Carabin

Messages : 21
Enregistré : 17/08/2008
Posté le 29/08/2008 à 22:40
Oups, j'avais pas vu le super sujet juste au dessus :
http://forums.remede.org/etudiants_en_odontologie/sujet_42184.ht...
Ca serait bien qu'il remplace :
http://www.remede.org/spip/article423.html

J'ai perdu du temps pour rien moi
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Nutella
Mme la Ministre de la Santé


Messages : 1289
Enregistré : 08/03/2003
Posté le 30/08/2008 à 16:30 puis édité 1 fois
Bonjour SOlino,

merci de t'être intéressé au sujet..
C'est une grande affaire que de synthétiser toutes les données générales concernant nos études, tout en considérant les spécificités de chaque faculté

(par exemple:
"Encadré par des enseignants, chaque étudiant gère ses patients de façon autonome : il organise ses rendez-vous, conçoit et réalise ses plans de traitement."

cela dépend des facultés. L'organisation des services, la politique des soins (l'étudiant prend totalement en charge un patient, ou bien le principe d'autonomie des services)

J'aurais préféré que l'on en discute en privé avant de proposer un texte, étant donné que ce post donnera une source supplémentaire (parmi les multiples déjà présentes sur ce site)à l'étudiant en quête d'informations sur nos études.
Selon moi, multiplier les sources ne favorise pas l'intégration des informations. Cependant, je suis d'accord qu'un topic de synthèse tel qu'il a été créé (lorsque j'étais en P2) doit être maintenu à jour et complété (ce qui je crois n'avait pas trop été fait).

Personnellement, je suis favorable à une réflexion collective sur un remodelage de l'article en question, et d'y fusionner et synthétiser toutes les données concernant dentaire.

Une solution pourrait être de s'échanger des versions par mail puis que chacun y apporte des modifications éventuelles, avant que l'on décide d'une version que l'on puisse publier.

Que pensent les autres membres actifs du forum?
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Solino
Jeune Carabin

Messages : 21
Enregistré : 17/08/2008
Posté le 30/08/2008 à 20:29
Tout à fait d'accord Nutella, l'idéal serait un article complet, impartial et général à toutes les facultés. En me relisant, je vois bien que mon texte n'est pas très objectif
Ce serait bien de faire un article à plusieurs étudiants, mais il faudrait trouver plusieurs personnes intéressées.

J'ai l'impression qu'aucun étudiant de P1 ne sait ce qu'est réellement un médecin ou un dentiste : on en a tous une image un peu vague, parfois idéalisée. Mais finalement, je me rends compte que même si je rêvais d'exercer une profession médicale depuis le collège, y pensant souvent, je ne commence vraiment à connaître l'exercice quotidien qu'en fin d'études. (ça c'est une longue phrase ! )

Au final, faire connaître le déroulement des études ne me paraît pas le plus important (on choisit une voie pour le métier, pas pour les études).
Mais faire connaître la profession me paraît intéressant : le métier est en plein progression, de plus en plus médicalisé et spécialisé. Et j'ai l'impression qu'assez souvent le public s'arrête à une image de "boucher de trous, arracheur de dents". Je garderai un moment le souvenir d'une patiente me demandant si il fallait avoir le bac pour être dentiste.
Si des P1 pouvaient choisir dentaire autrement que par défaut ou pour l'aspect "qualité de vie", ce serait pas mal.
Top
max28
Jeune Bizut

Messages : 3
Enregistré : 21/08/2008
Posté le 31/08/2008 à 12:20 puis édité 1 fois
Je trouve quand meme ton article bien complet
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Nutella
Mme la Ministre de la Santé


Messages : 1289
Enregistré : 08/03/2003
Posté le 31/08/2008 à 12:20
Je garderai un moment le souvenir d'une patiente me demandant si il fallait avoir le bac pour être dentiste.


hihihi


Si des P1 pouvaient choisir dentaire autrement que par défaut ou pour l'aspect "qualité de vie", ce serait pas mal.


je crois que ça commence à être le cas, les informations objectives commencent à être diffusées. Par contre c'est vrai que lorsque nous sommes entrés dans la filière, ce n'était pas le cas.
Top
Enairod
Désagrégée de médecine


Messages : 231
Enregistré : 09/07/2008

Vie réelle
Doriane Chacun - 20 ans
Pays : France
Domaine : Odontologie
Niveau : PCEO2
Fac : PARIS V
Posté le 31/08/2008 à 17:32


- 3éme cycle :

Chaque étudiant peut choisir de faire :

- Un 3éme cycle court, une seule année : TCEO3.

je sais que je débarque mais je croyais qu'on parlait de T1 pour TCEO1? (est ce une erreur de frappe ou un truc dont j'ai jamais entendu parler ?)
———
Montrouge is on FIRE !!!!
PSA powaaa !!!
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orthodontiste-luch
Chef des sévices


Messages : 350
Enregistré : 03/08/2007
Posté le 31/08/2008 à 17:49 puis édité 1 fois
Si si T1=TCEO 1=6° année
———
Chirurgien-dentiste (thésé depuis juillet 2007). 2° année de CECSMO.
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beubeu
Modérateur

Messages : 635
Enregistré : 03/01/2006

Vie réelle
Benoît Troadec - 21 ans
Pays : France
Domaine : Odontologie
Niveau : PCEO2
Fac : PARIS V
Posté le 31/08/2008 à 18:04
C'est plutôt bien expliqué.
Sinon tu pourrais rajouter:

Pour être praticien hospitalier, c'est un fonctionnaire des hôpiitaux qu'on a recruté sur concours parmi les internes.
Il peut devenir MCU(laître de conf universitaire) ou PU(professeur universitaire) s'il a validé une thèse d'université après son M2R(Master 2 recherche)
———
pourquoi remettre a demain ce qu'on peut remettre au surlendemain
retaper sa p1 c'est bien, retaper sa p2 c'est mieux

You may say that i'm a dreamer,but i'm not the only one
Top
max28
Jeune Bizut

Messages : 3
Enregistré : 21/08/2008
Posté le 02/09/2008 à 22:01
SInon pour ce qui est de la T1 j'ai vu et entendu qu'on pouvait donc faire des remplacements, mais ceci n'est pas lié à la fac, on est donc payé en dehors de la fac avec une remuneration + élevé?
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Solino
Jeune Carabin

Messages : 21
Enregistré : 17/08/2008
Posté le 02/09/2008 à 22:12 puis édité 1 fois
SInon pour ce qui est de la T1 j'ai vu et entendu qu'on pouvait donc faire des remplacements, mais ceci n'est pas lié à la fac, on est donc payé en dehors de la fac avec une remuneration + élevé?


Une fois que tu as validé le CSCT (fin de D3) et aussi la D3 elle même, tu es autorisé à travailler comme remplaçant dans un cabinet (et il me semble aussi comme salarié ?) pendant un maximum de 18 mois.
J'ai un ami qui travaille uniquement le samedi, petits soins style OCE, et qui se fait 1200 euros par mois, c'est pas mal. Je crois qu'un contrat standard pour un remplaçant non thèsé tourne autour de 35% sur les soins.
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