Get72Super modératrice

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PARIS BAUDELOCQUE Posté le 02/09/2006 à 14:39

Puisque la sélection se fait par tirage au sort, le fait d'avoir tenté P1 avant ne change rien, donc je continue à penser qu'il vaut mieux essayer la France d'abord.
Quant à la qualité des futures SF passées par P1, je pense qu'il faut arrêter de fantasmer : oui, il y a eu une, voire deux années de transition difficiles (j'en sais quelque chose, c'est de ma promo qu'il s'agit), où les esf1 étaient preque tous des "ratés" de médecine, mais je le dit et le re-dit, c'était déjà le cas avec le concours Drass. Aujourd'hui, dans les promos, il y en quelques-uns, comme il y en avait déjà avant, comme il y en aura probablement toujours. Avant même l'instauration d'un concours à l'entrée, combien de filles faisaient SF parce qu'elles-mêmes ou leur famille pensaient que "médecine, pour une femme, ça ne se fait pas, SF c'est plus convenable" ? Celles-là aussi sont des "médecins ratés".
Nul doute que des personnes qui ont échoué au PM1 et veulent à tout prix devenir SF seront déçus, il est pourtant probable qu'elles auraient été d'excellentes professionnelles
Qu'est-ce qu'on peut en savoir ? La motivation de départ n'est pas le seul critère pour être un bon professionnel, ça dépend énormement de ton développement personnel (parce qu'à 18 ans, motivation ou pas, ta personnalité est loin d'être définie pour toujours), de la qualité de ta formation (qui dépend pour bcp des gens que tu as la chance ou pas de croiser en stage, à un moment ou tu es réceptif ou pas), de l'évolution de ta vie en général. On peut être excellent à une période et exécrable à une autre, tous autant que nous sommes, quelque soit notre parcours.
Faut arrêter de cracher sur les SF belges parce qu'il n'y en a pas deux pareilles ? Et ben c'est pareil pour celles qui sont passées par P1 !
Je comprend la rancoeur de gens qui ne seront pas SF parce qu'ils se sont plantés en P1, mais qui sait s'ils auraient mieux réussi le concours Drass ? Qui sait s'ils ne vont pas s'épanouir dans une autre carrière ? Personne ne peut le dire.
Et je le sais d'autant mieux que je fais partie de ceux qui ont cru que leur vie était ruinée parce qu'ils ne seraient jamais médecins, et qui ont découvert leur vocation pour un métier dont ils soupçonnaient à peine l'existence...
Garder la passion, prendre du recul