Get72Super modératrice

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PARIS BAUDELOCQUE Posté le 11/03/2008 à 19:59

et quelque chose qui semble avoir été oublié en France:Les sciences humaines, pourtant très très importantes (oui, oui, le relationnel, ca se travaille, ca s'améliore!)
Ne faites pas dans l'autre sens ce que vous reprochez à certaines : rabaisser un peu vite votre formation
Oui, les sciences humaines sont présentes dans les études françaises, et pas qu'un peu ! D'abord, 20% des points de la P1 ; et ensuite, je saurais pas dire la masse horaire, mais un sacré paquet sur les 4 ans... Après, c'est comme pour tout, suivant les écoles, il y a des variations dans le choix des sujets abordés, et dans la qualité des profs, m'enfin dans l'ensemble, on sort plutôt bien lotis de ce côté-là aussi.
Par contre, sur la physio, là, oui, les différences sont beaucoup plus marquées, d'autant plus que même dans les écoles qui font des efforts au niveau des cours, comme la nôtre, les stages laissent peu de place à la mise en pratique.
Moi, je deviendrai sage-femme par passion, par amour du métier et pas par voie de garage parceke j'ai raté ma première année de médecine. On fait pas sage-femme parcekon a vu la lumière, encore moins par dépis...
Là-dessus aussi, je me permets de modérer ton propos. Les sages-femmes parce qu'ayant raté médecine, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours ; mais dans l'ensemble, même si ce n'étais pas prévu au départ d'être sage-femme, quand on reste à l'école, et qu'on est diplômé, c'est pas vraiment par hasard... Les études sont si difficiles qu'on ne peut tenir le coup que parce que cette passion, on l'a, sous une forme ou sous une autre.
Et dans ton cas, l'amour du métier, tu peux l'avoir parce que tu as vu de près de quoi il s'agissait ; mais pour tous ceux qui ont "la vocation", qui ont toujours voulu être sage-femme, tout ça, tout ça... beaucoup ont une vision complètement édulcorée de cette profession, et sont amèrement déçus quand ils y accèdent enfin. Alors que quand c'était pas prévu, on arrive sans trop d'idées préconçues, et on souvent agréablement surpris, avant de choper le virus et de rester parce qu'on en a vraiment envie. Bien sûr, il y a des exceptions ; mais au bout de 5 ans d'école, c'est un constat que je fais régulièrement. Donc pour moi, la notion de vocation, c'est à manier avec précaution...
Garder la passion, prendre du recul