Posté le 16/04/2005 à 17:06

L'interne est certes responsabilisé puisqu'il est balancé tout seul et, à moins de faire une grosse bourde, tu ne te rends jamais compte de tes erreurs donc tu ne progresses pas... .
Cela ne se passe pas comme ça en province??? En tant qu'interne as tu reçu un enseignement pratique ou du moins un retour constructif de ton activité en salle?
Personnellement, l'internat à Paris m'a permis d'apprendre la médecine en me donnant un substrat pour travailler: le malade et sa maladie en salle. Après, comme la plupart du temps tu te débrouilles tout seul, tu confrontes ta clinique avec tes bouquins et quand tu as de la chance il peut t'arriver de croiser un aîné sympa qui partage son savoir faire. Moi c'est comme ça que j'ai avancé.
L'impression que j'ai eu c'est on fait du médiocre et tant qu'il n'y a pas de vagues, on continue.... L'interne rend service en faisant tourner la salle et il ne tue personne donc on est content (je ne regrète pas le temps passé au lit du malade quand j'étais externe)...
Ce n'est pas comme ça en province????
Une autre chose aussi que j'ai trouvé limite, c'est que la plupart de mes gestes (sutures, prises de sang, soins....) m'ont été enseigné par le personnel paramédical (infirmiers et aides soignants disponibles).
Heureusement que les chefs te montrent quand même pour les ponctions plus conséquentes, mais quand même....
Ce qui est certains c'est qu'à Paris tout le monde manque de disponibilité, tout le monde court et forcément ils ne te voient pas.... donc on reste dans son coin comme tu dis et tant que la salle tourne on ne va pas chercher plus loin. On ne manque pas de main d'oeuvre, alors c'est le revers de la médaille que tu évoquais quant à la diversité du choix à Paris.
[Edité le 18/04/05 par medinter04]