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Choix de la filiere et de la ville pour l'internat de Pharmacie

Aller en bas • 11 réponses
kiki1
Jeune Carabine

Messages : 11
Enregistré : 13/08/2009
Posté le 13/08/2009 à 21:41 notnew
Tags : Choix filiere internat, Et région
Avec les places de 66° au Nord et 26° au sud ma fille actuellement aux Etats Unis hésite entre Pharmacie hospitalière et Biologie médicale ainsi qu'entre Paris et Lyon.
La biologie médicale est elle toujours considérée comme la discipline reine ?
Quels sont les débouchés, l'intérêt du travail, l'avenir de l'une comme l'autre option ?
La "compétition" entre médecins et pharmaciens ne s'effectue-t-elle pas au détriment des pharmaciens en Bio ? .
Quelles sont les possibilités de travailler à l'étranger après biologie médicale et après pharmacie hospitalière ?
Ma fille a apprécié la Pharmacie clinique lors d'un stage à Montréal mais il semble que cette displine soit peu répendue en France. Merci de vos conseils sur ces 2 filieres comme sur le choix de la région.
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VM
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Zeph
Ministre de la Santé

Messages : 2789
Enregistré : 16/02/2005
Posté le 14/08/2009 à 06:01 notnew
Elle s'appellerait pas Anna votre fille par hasard ?
C'est complexe comme question, et ça met le doigt sur un avenir assez incertain concernant la biologie médicale...
La bio reste la discipline reine dans le sens où c'est le plus dur à avoir et qu'à la fac on nous parle beaucoup plus de cette filière. Les débouchés de la biologie amènent à travailler dans le public (hôpital, recherche, enseignement...) ou dans le privé (LABM). Le biologiste a un rôle dans la validation des bilans biologiques, dans certains prélèvements, dans le management de son équipe, dans l'économie de son service (comparaison et achat des automates....), dans la recherche... etc.
Cependant, la question de l'avenir du biologiste est plus qu'incertaine. En effet, le nombre de places au concours diminue, les laboratoires de ville se font racheter par de grosses firmes et autres fonds de pension. Le biologiste privé perd alors toute son activité de gérant d'entreprise et passe au niveau de salarié, ce qui est pour déplaire ceux qui avaient choisi cette voie, visant à la base l'autonomie et la gestion de leurs équipes. A l'hôpital, tout dépend où le biologiste travaille. Dans les grandes villes, les secteurs sont spécialisés alors qu'en périphérie, les biologistes sont plus polyvalents. A savoir si l'on préfère travailler sur plein de cas courants mais différents, ou sur un secteur très précis mais qui reçoit des pathologies plus rares...
L'avenir du pharmacien hospitalier est, d'après les dires, plus prometteur. La PH regorge de différentes branches, et avec la réforme du DES, le diplôme prend de la valeur dès maintenant. De la stérilisation à la santé publique, en passant par la préparation des chimio et la pharmacie clinique (qui est le rêve de tout PH !), beaucoup de parcours différents s'offrent aux internes et futurs pharmaciens hospitaliers.
La compétition entre médecins et pharmaciens est, parait-il, assez rare en biologie. En effet, chacun a ses qualités : le médecine la clinique, le pharmacien l'analytique. A part dans quelques spécialités (l'hémato par exemple), la différence n'est pas flagrante, et le pharmacien est même plutôt meilleur dans certaines (biochimie, bactériologie...).
Pour les possibilités de travailler à l'étranger, je ne sais pas trop, mais la bio n'est pas quelque chose de courant à l'étranger ! Par exemple ici, à Montréal, ce sont des techniciens biochimistes qui s'occupent de toute la partie biologique, pas un seul pharmacien à l'horizon ! Et c'est hélas souvent le cas...
Pour la pharmacie hospitalière je ne sais pas trop...
Et effectivement, la pharmacie clinique est ce que nous attendons. Très développée dans les pays anglo saxons d'où elle vient, la PC se heurte à des résistances de plusieurs types en France : l'habitude veut que ce que le pharmacien veut récupérer, l'éducation thérapeutique, était alors effectuée par les infirmières, qui ne veulent pas lâcher ce morceau du gâteau. Cependant il faut se battre, il nous revient de droit ! Néanmoins, les pharmaciens ne fournissent pas vraiment d'efforts pour monter dans les services et montrer leur capacités auprès des équipes. Ainsi, c'est souvent une volonté des internes de mettre en place la pharmacie clinique, mais il ne faudrait pas que cela devienne une spécialité "étudiante", ce qui permettrait en plus de ne pas avoir à créer de poste de pharmacien clinicien, et vu la conjoncture économique, la création de poste n'est pas très à la mode...
Bref, bon courage pour le choix de votre fille, si c'est Anna, c'est une amie de ma coexterne à Montréal et je vais la voir dans quelques jours pour la première fois ! Si ce n'est pas elle, je passe pour un crétin fini mais c'est pas grave...
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Je fais toujours une petite sieste avant d'aller dormir (O. Wild)
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jimmyp
Nain-terne

Messages : 125
Enregistré : 31/10/2005

Vie réelle
Jeremie Martinet - 38 ans
Pays : France
Domaine : Pharmacie
Niveau : Pharmacien
Fac : GRENOBLE
Posté le 14/08/2009 à 12:18 notnew
Pour compléter un peu la réponse au dessus:
Pour la biologie médicale, en effet ca bouge beaucoup, le metier change et même si ca peut faire peur je trouves que tout n'est pas mauvais. La liberalisation des labos (rachat par de grands groupes) n'est pour le moment pas autorisé (et à priori on attends l'avis de l'europe pour savoir si ce sera le cas...). La reforme reafirme le coté medicale de la biologie avec la possibilité de modifier ou d'adapter les prescriptions en fonction des résultats d'analyse, l'obligation de faire un commentaire sur les résultats obtenus...
Par contre pour les equivalences à l'etranger c'est comment dire... compliqué. En effet, chaque pays a ses régles, certains forment leurs biologistes a bac+3, la pluspart n'acceptent que des medecins. Bref c'est à voir au cas par cas (même l'harmonisation européenne n'est pas encore faites...).

Pour la pharmacie hospitaliere, là aussi ca bouge beaucoup. A mon avis l'avenir c'est la pharmacie clinique (même si on n'aura surement jamais un modéle aussi complet que celui proposé au Canada). Un certain nombre de CHU commencent tout doucement a s'y mettre, les pionniers en la matiére étant les grenoblois (outre le fait qu'ils ont une dizaine de postes d'interne dans les services cliniques, 3 postes de practiciens hospitaliers ont été crées en service clinique ces dernières années).
Là encore les equivalences à l'étranger ne sont pas toujours évidentes et il faut ce renseigner au cas par cas (via les ambassades je penses).

Voilà si il y a d'autres questions n'hesitez pas.
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Jérémie
Assistant hospitalo-universitaire
Immunologie/thérapie cellulaire
Rouen
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 14/08/2009 à 23:04 puis édité 2 fois notnew
En fait pour les équivalences à l'étranger le plus simple est la pharmacie hospitalière car seul un pharmacien peut exercer la pharmacie hospitalière ou non. Reste l'histoire de la reconnaissance de l'internat en "pharmacie (hospitalière) comme "residency" en "clinical pharmacy" pour le travail aux US... là je ne sais pas.

Pour la biologie médicale, aux US (comme au R-U, au Canada et dans tous les pays anglo-saxons) c'est clair net et précis : pas de pharmaciens biologistes les biologistes là bàs sont soit des "clinical pathologists" c'est à dire des médecins spécialisés en pathologie clinique (= biologie médicale), soit des clinical scientists (niveau master ou doctorat) spécialisés dans une des disciplines de la biologie médicale.

Alors pour les équivalences, ça me paraît difficile sans avoir au moins un M.S (Master of Science) voir mieux un Ph. D (Doctorat ès sciences) mais je me trompe peut-être. Si une personne qui a tenté le coup nous lit...

Au niveau Européen par contre les équivalences pour la fonction de directeur de laboratoire de biologie médicale sont obligatoires depuis l'arrêté du 31 mai 2008 et précisées dans le JO du 2 août 2009. Elles sont gérées au cas par cas par la CNPBM.

Il est donc possible pour un pharmacien biologiste d'exercer dans tous les autres pays de l'UE. Et inversement un scientifique européen d'un niveau équivalent aux médecins et pharmaciens biologistes français pourra être autorisé par la CNPBM à exercer la biologie médicale (spécialisée ou polyvalente).
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kiki1
Jeune Carabine

Messages : 11
Enregistré : 13/08/2009
Posté le 15/08/2009 à 00:25 notnew
Merci aux trois derniers rédacteurs de message qui ont pris la peine de me donner autant d'informations.
Je vais tenter de transmettre cet change par mail à ma fille, qui pour répondre à jeph, ne s'appelle pas anna mais aude, ce qui est voisin, et elle doit retourner en effet sur Montréal en fin de mois (au Jewish General Hospital). Si c'est bien une connaissance de votre co-externe vous pourriez ainsi lui apporter de vive voix votre opinion.
Effectivement j'avais entendu parler de Grenoble comme pionnier en pharmacie clinique.
Bien que cette ville soit rattachée à LYON il doit être aussi possible d'obtenir un détachement pour 6 mois ou un an à partir de Paris ?
Après à elle de peser tous ces paramêtres et de se décider rapidement puisque le choix doit s'effectuer le 7 et 8 septembre.
A moins qu'elle ne tente de vous contacter pour prolonger ces discussions...MERCI encore en tout cas !
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VM
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snorky
Interne

Messages : 148
Enregistré : 02/09/2004
Posté le 26/08/2009 à 18:11 notnew
oui il est possible étant interne sur une inter-région (par ex: ile de France) d'aller pendant 6 mois ou 1 an vers une autre inter-région (ex: rhone Alpes)

Pour cela, il faut faire une demande d'inter-CHU. Cependant, dans la pratique, ce n'est pas si facile que ça. En pratique, il privilégie les anciens internes pour les départs en inter-CHU et il y a peu de places par semestre (c'est les échos que j'ai eu sur la région d'Ile de France quand je me suis renseignée dessus)
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kiki1
Jeune Carabine

Messages : 11
Enregistré : 13/08/2009
Posté le 01/09/2009 à 22:09 notnew
en réaction au dernier message de Snorky, les stages à l'étranger (par ex aux USA ou Canada très "branchés" en pharmacie clinique) peuvent-ils être sollicités au même titre qu'un détachement sur Grenoble ?
Par ailleurs les détachements dits inter région (ou à l'étranger s'ils entrent dans le même systeme) sont ils limités à 2 fois 6 mois ?
Ou bien si l'on veut faire 1 an à grenoble + 1 an aux USA, faut-il prendre une année sabatique* au milieu de l'internat et quel en est l'effet dans les choix ultérieurs ? (*et sans solde et avec une bourse ?
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VM
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jimmyp
Nain-terne

Messages : 125
Enregistré : 31/10/2005

Vie réelle
Jeremie Martinet - 38 ans
Pays : France
Domaine : Pharmacie
Niveau : Pharmacien
Fac : GRENOBLE
Posté le 01/09/2009 à 23:28 notnew
alors les inter CHU permettent de ne prendre un poste qu'en France (métropole + DOM TOM) et sont limités à un total de 2 fois 6 mois.
Pour les postes à l'étranger, ça restes possible mais en général il faut prendre une disponibilité (en gros arrêt de l'internat pendant 6 mois à un an max) même si il est possible de trouver d'autres moyens de s'arranger. Tout d'abord certains stages à l'étranger même si ils ne sont pas rémunérés peuvent être validés comme un semestre d'internat (ça évite de ce rajouter 6 mois d'internat en plus...) ensuite certaines bourses en pharmacie clinique (y en a pas bcp mais à priori ça existe) permettent de partir tout en étant payé. Mais bon ce genre de déplacement pourra être géré une fois que l'internat aura commencé, les prof et les pharmaciens seront là pour l'aider et l'orienter.
Enfin ce genre de déplacements ne ce voit que rarement (jamais) accordé en première année d'internat. elle a le temps de préparer tout ça donc.
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Jérémie
Assistant hospitalo-universitaire
Immunologie/thérapie cellulaire
Rouen
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snorky
Interne

Messages : 148
Enregistré : 02/09/2004
Posté le 02/09/2009 à 13:22 notnew
Je pense que Jimmyp a tout dit!!

Et effectivement, elle a le temps de débuter son internat et de se donner une idée un peu plus approfondi de ce qu'elle veut faire et bien le préparer avec les différents pharmaciens qu'elle rencontrera pendant son internat smilies
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kiki1
Jeune Carabine

Messages : 11
Enregistré : 13/08/2009
Posté le 02/09/2009 à 22:35 notnew
J'avais bien compris que des velléités de détachement ne devaient s'envisager qu'à mi parcours voire au delà.
C'est la raison pour laquelle je m'interrogeais sur l'incidence d'un tel départ dans les possibilités de choix au retour ?
J'avoue ma perplexité sur votre système de classement qui explique peut être la naiveté de ma question.

Par ailleurs j'ai lu dans ces colonnes que les postes d'internes sur l'Ile de France étaient supérieurs au nombre d'internes ce qui permettait de choisir plus facilement le poste souhaité.
Est ce également le cas en pharmacie hospitalière et peut-on prétendre choisir un hôpital parisien central ou réputé dès la 1° année avec une place de 66° ?
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VM
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snorky
Interne

Messages : 148
Enregistré : 02/09/2004
Posté le 02/09/2009 à 23:23 notnew
oui effectivement, il y a plus de postes d'interne que d'interne en Ile de France et c'est le cas pour la pharmacie hospitalière.
Par contre, avec la nouvelle réforme, il y a des semestres obligatoires donc ça risque de restreindre les choix.
Cependant, oui il est possible d'avoir un poste dans un hopital réputé mais tout dependant de ce que vous entendez par hopital "réputé". Ce n'est pas souvent dans les hopitaux dits réputés qu'il y a les postes les plus interessants.
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Zeph
Ministre de la Santé

Messages : 2789
Enregistré : 16/02/2005
Posté le 03/09/2009 à 01:01 notnew
Et il faudra quand même passer par la stérilisation et les dispositifs médicaux !
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Je fais toujours une petite sieste avant d'aller dormir (O. Wild)
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