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Le concours de l’internat et après ?

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Langerhans
Jeune Carabin

Messages : 27
Enregistré : 26/09/2016
Posté le 15/04/2018 à 19:12 notnew
A tous ceux qui ont passé l’internat ou qui sont internes actuellement pouvez vous confirmer les dires des profs :
- non, le concours de l’internat n’est pas l’ultime sélection, c’est après que les choses deviennent sérieuses !! (Un autre concours pour ceux qui veulent une carrière à l’hôpital quelque soit la filière..)
- tout le monde n’aura pas un poste de PH à la fin des 4 ans dans la ville de son choix (certains ne trouvent pas de poste tout court....)
- la spécialité biologie médicale a considérablement changé (et dans le mauvais sens ..) : contrôle qualité mis à l’honneur le biologiste ne fait plus le même travail qu’il y’a 20 ans (et pour le privé l’ouverture du capital fait qu’il est plus difficile d’ouvrir un labo ou d’y travailler...)
Si quelqu’un peut m’orienter vers des postes qui ont déjà traité le sujet ou y répondre je lui en serai très reconnaissant
Toutefois je ne veux pas de clichés ou de remarques déplacées sur une filière quelconque !! Chaque filière mène à un métier passionnant et très enrichissant intellectuellement , je veux juste savoir à quoi m’en tenir pour choisir la voie qui me conviendra (et ça pourra aider les gens qui se posent les mêmes questions que moi ...)
_____
Romantique à 2 francs


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Nayanea
Jeune Carabine

Messages : 14
Enregistré : 04/04/2017
Posté le 16/04/2018 à 11:09 notnew
Bonjour, alors je vais essayer de te répondre point par point:
- L'internat n'est pas l'ultime sélection, c'est vrai et pas vrai. Il y a un autre concours, oui c'est vrai, mais tout le monde l'obtient, c'est un système de point et sans être "une formalité", tout le monde arrive à l'obtenir ce concours. Tous les internes finissent par être assistants donc il n'y a pas vraiment lieu à parler d'ultime sélection.
- Oui les postes de PH on a pas l'embarras du choix. Après il suffit d'être un minimum mobile et on finit par trouver, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire au bout de 10 ans d'études, on aimerait que ça nous tombe dans les bras, mais effectivement avoir un poste dans la ville où on est à la fin de l'internat, bah faut être carrément chanceux. Après ça se limite pas à la pharmacie hein, c'est quelque chose d'assez général. Mais crois-moi quand on est prêt à bouger franchement ce n'est pas non plus l'oasis dans un désert. Et il reste toujours au pire les postes dans les privés qui, sans atteindre le confort du public, sont sympathiques également. J'ai l'exemple d'une jeune assistante qui vient d'accepter un poste en clinique à temps plein 5500€/mois et 7 semaines de congés payées. Y'a pire.
- Pour la biologie honnêtement je ne saurai pas te répondre, cette filière ne m'intéressant pas, je manque de renseignement.
Pour des messages à ce sujet tu peux remonter en arrière sur les posts, il y a eu (beaucoup) de gros débats sur ça.

J'espère avoir pu t'aider!
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 18/04/2018 à 14:43 puis édité 1 fois notnew
Une éternité que je n'étais pas venu ici !

Alors on va être clair : pharmacie hospitalière est clairement la spécialité la plus bouché des études de pharmacie.
Je le dis souvent aux externes, réfléchissez bien avant de vous y engager !

Beaucoup de fausses informations et de faux espoirs, on s'imagine un poste de PH ou au pire un dans le privé et puis sinon il y a l'industrie ... mais au final la réalité est bien moins rose.

Le concours c'est la sélection à l'entrée, la sélection intellectuelle, quand même la plus difficile.
Ensuite il y a une "sélection" de parcours, que tu dois mener : c'est à toi de choisir ce que tu décide de faire, ou aller, comment te spécialiser, comme on aime bien dire être proactif dans ton internat et pas attendre le 6e semestre pour te dire "et si je faisais ça...".
Le concours de PH, anecdotique, tout le monde l'a.

Concernant les postes de PH : tout le monde n'en aura pas TOUT COURT ! il faut arrêter d'espérer un poste de PH pour tout le monde c'est IMPOSSIBLE. Il y a trop de monde et pas assez de postes. L'état catastrophique des hôpitaux fait que les postes ne se créent plus et en cas de départ les vacations peuvent être récupérées. C'est difficile à dire,je dirais qu'environ 1/3 des internes auront un poste de PH dans leur carrière et dans les 4 années d'assistanat ... entre 5 et 10%. Et cela sous-entend : mobilité et accepter un poste qui ne te botte pas trop : faire du DM ou du médicament si tu aimes la pharmacotechnie, ou si t'as un DESC de radiophar.
Autant dire qu'avoir un poste de PH dans la ville que tu veux ou aimes, rester avec ton/ta conjoint(e) dans la même ville et faire la spécialité que tu veux tu as deux possibilité : engager un tueur à gage ou jouer au loto.

Pour le reste, il y a le privé, mais l'activité est particulière, ça reste de la gestion de PUI : acheter, contrôler, dispenser ... en très grande majorité. De la gérance et, ça peut déplaire à certains et ça reste mon avis, les officinaux sont aussi très bons sur cette activité. L'internat ne forme absolument pas à la gérance, être seul dans une PUI au 2e sous sol pour faire de la gestion "facture, négociation des prix avec les labo, organisation, rangement, administratif" ... alors que pendant ton internat on te parle pharmacie clinique, ETP et conciliation. Donc la carte "privé" c'est sous réserve que le boulot te plaise, et je peux t'assurer que ce n'est pas le cas de tout le monde. Ensuite niveau salaire, 5500€ net en embauche c'est sacrément élevé ! Jackpot ! Pour ce que j'ai vu et les contrats que j'ai eu il faut plutôt compter autour de 3000/3500 net selon les conventions hospitalières (généralement la FHP).
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Nayanea
Jeune Carabine

Messages : 14
Enregistré : 04/04/2017
Posté le 18/04/2018 à 16:41 puis édité 1 fois notnew
Yep, je confirme que c'est plutôt chaud. Ce qui est dommage vu que PH offre énormément de postes différents et qui ont l'air hyper intéressants et au final il n'y a pas pléthore d'opportunités. Il y a un gros facteur chance qui entre en compte, par exemple à Toulouse il y a dix ans il y a eu un énorme renouvellement avec beaucoup de départ et énormément d'assistant qui ont pu se faire titulariser assez tôt. Ils sont arrivés au bon moment quoi.

Pour le privé ça dépend des postes, j'imagine bien que tout le monde n'a pas eu la même chance que cette femme mais après il ne faut pas voir tout blanc ou tout noir, les postes ne se ressemblent pas tous et il y a également des choses intéressantes dans le privé. Après je confirme qu'il y a des grosses aberrations entre notre formation et ce qu'on obtient au final, quand je vois des assistants qui ont fait des DU et Master en clinique finalement se retrouver dans l'appro et la gestion... Bon bah voilà quoi.

Après se lancer exprès dans la bio alors que c'est une filière qui ne nous intéresse pas je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée non plus. Je vais pas me lancer dans des discours du genre "quand on veut on peut" ou "des postes il y en a toujours pour qui s'en donne les moyens" mais tous les pharmaciens que je connais arrivent à s'en sortir. Après oui, il faut pas croire les grands discours en monde "vous pourrez travailler ici, ici et là", ça reste malheureusement souvent théorique.
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 18/04/2018 à 16:59 notnew
Pour le privé ça dépend des postes, j'imagine bien que tout le monde n'a pas eu la même chance que cette femme mais après il ne faut pas voir tout blanc ou tout noir, les postes ne se ressemblent pas tous et il y a également des choses intéressantes dans le privé.

C'est un discours assez commun à beaucoup d'internes ou jeunes assistants. Au final je me rend compte que peu de gens ont une idée précise de ce qu'on fait dans le privé, ce qu'il faut comme cursus, ce que les recruteurs veulent, le salaire qu'on peut espérer ... il y a juste une idée générale "au pire j'irai dans le privée" et "j'ai fait l'internat, BAC+10, j'ai bossé en CHU alors la clinique privé et ses 50 lits, ça sera easy".

Il y a du choix dans les cliniques, mais l'activité est tout de même restreinte, ça reste en grande majorité le même type d'activité et ça tourne autour du médicament (appro et distribution), du DM et sté et un peu de validation réglementaire. La pharmacie clinique telle que vendue à la FAC et en CHU tu peux oublier, la prod' et le contrôle idem (à part quand même quelques cliniques mais ce n'est pas la majorité), les essais non plus...
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Nayanea
Jeune Carabine

Messages : 14
Enregistré : 04/04/2017
Posté le 18/04/2018 à 17:10 puis édité 2 fois notnew
Ah oui bien sûr je ne dis pas le contraire, après je trouve que c'est légèrement extrême de ta part de dire que ces rôles là ne peuvent pas avoir leur côté intéressant ou stimulant. Tous les postes ne se valent pas, il y a des milieux plus intéressants que d'autres même dans le privé. Puis on peut parfaitement trouver des gens qui seraient très content d'avoir ce genre de missions.

C'est comme la clinique... On nous vend ça comme du rêve mais là c'est pareil il y a un énorme panel niveau qualité du poste. J'ai vu des postes en clinique où tu validais des ordonnances depuis ton sous-sol toute la journée et d'autres où tu allais voir les patients du service, tu leur expliquais leur traitement, participais des visites avec les internes en médecine... Je pense juste qu'il faut éviter les gros raccourcis c'est tout, et nuancer un peu.
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 18/04/2018 à 17:18 notnew
Je n'ai pas dit que ce n'était pas stimulant ou intéressant, tout dépend de ton domaine d'intérêt.
Le panel de poste proposé est quand même plus restreint en clinique et certaines activités totalement absente.
Pour ceux uniquement intéressés par certains secteurs, l'avenir en pharmacie hospitalière peut être "compliqué".

Après c'est aussi aux jeunes pharmaciens de développer certaines activités dans le privé. Bien que les contraintes budgétaires sont souvent plus fortes, certaines activités n'étaient pas développées par manque de connaissances ou compétences.

En tout cas il est certain que l'internat doit se réformer et proposer des semestres dans des structures privées. La formation actuelle très universitaire ne bénéficiera qu'à une partie des futurs hospitaliers.
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Nayanea
Jeune Carabine

Messages : 14
Enregistré : 04/04/2017
Posté le 18/04/2018 à 17:21 puis édité 1 fois notnew
Ah là je suis parfaitement d'accord avec toi !

Sinon on s'éloigne peut-être un peu du sujet zen, mais quand je passais le concours de l'internat j'aimais bien lire tes posts, je te trouvais assez positif sur l'avenir de l'internat et plus particulièrement de la pharmacie hospitalière. Je vois que ton discours a quelque peu changé. Si je peux me permettre de te poser la question, est-ce que cela est du à ton vécu ?
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
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Posté le 18/04/2018 à 17:35 notnew
Oui tout à fait, maintenant j'ai terminé l'internat et je suis au milieu de mon assistanat et directement confronté à la problématique.

On avance de quelques cases par rapport au sujet initial mais la question que je me pose c'est "l'assistanat, et après ?"

Et bien, pour ne pas tout dévoiler ... c'est assez voir très compliqué. Et surtout compliqué car durant l'internat personne ne te prépare vraiment. On te laisse vivre ta vie d'interne car ta seule fonction dans l'hôpital est de permettre aux PUI de tourner à coût moindre. Mais au final tous les "conseils" glanés pendant l'internat auprès des PH ou assistant (faire des poster, des publi, faire un M2, des DU ? me spécialiser, être généraliste ...) sont souvent à côté de la plaque.

Une fois assistant tu regrettes un peu l’insouciance de l'internat smilies

Après ce n'est pas la fin non plus, mais si je peux donner un conseil aux plus jeunes c'est d'envisager dès votre premier semestre que tout le monde ne sera pas PH et qu'il faut s'ouvrir rapidement aux autres débouchés qu'offre le DES : PUI hors CH ou CHU, éventuellement industrie, agences ...
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Nayanea
Jeune Carabine

Messages : 14
Enregistré : 04/04/2017
Posté le 18/04/2018 à 17:41 notnew
D'accord merci beaucoup, ça fait du bien d'avoir l'avis de quelqu'un avec un peu de recul qui ne soit pas non plus complètement déconnecté de la réalité smilies
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 18/04/2018 à 17:46 puis édité 1 fois notnew
En fait ça dépend aussi du domaine qui t'intéresse.
Quelqu'un qui est un peu généraliste, intéressé par tous les secteurs qui aime bien la clinique, la gestion et qui a quelques connaissances en sté, DM aura très certainement plus de possibilités/débouchés que quelqu'un voulant uniquement faire des essais ou des chimio à Bordeaux ou Paris par exemple.

Après je ne donne que mon avis et j'ai des collègue ou amis qui ne pensent pas comme moi. Mais c'est toujours bien d'avoir des conseils et j'ai toujours regretté les assistants avec qui j'étais pendant mon internat qui partageaient très peu sur comment se passait le post-internat ... et les PH (avec tout le respect que j'ai pour eux) sont totalement déconnectés.
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Yassine-B
Bizut (futur carré)

Messages : 9
Enregistré : 12/03/2017
Posté le 18/04/2018 à 19:18 notnew
Pourquoi on ne peut pas exercer la Pharmacie Clinique comme on nous la vend durant notre formation ?

On limite souvent la PH au côté gestion et validation des ordonnances, mais comment on pourrait être un acteur principal dans la vie du patient à l'hopital ? Intervenir dans la prescription, avoir un contact avec le patient ...

Qu'est-ce qui empêche ou empêcherait la Pharmacie Clinique d'être exercée comme c'est le cas ailleurs ?
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edelvail
Externe (diplomé secrétariat médical)

Messages : 79
Enregistré : 09/09/2012
Posté le 18/04/2018 à 22:30 notnew
Pourquoi on ne peut pas exercer la Pharmacie Clinique comme on nous la vend durant notre formation ?

On limite souvent la PH au côté gestion et validation des ordonnances, mais comment on pourrait être un acteur principal dans la vie du patient à l'hopital ? Intervenir dans la prescription, avoir un contact avec le patient ...

Qu'est-ce qui empêche ou empêcherait la Pharmacie Clinique d'être exercée comme c'est le cas ailleurs ?

L'argent


Bon sinon y'a aussi des périph pour lesquels les gens se bousculent beaucoup moins. Tous le monde ne finira pas en CHU c'est sur
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 19/04/2018 à 00:24 puis édité 1 fois notnew
ça se développe, petit à petit ... le soucis c'est que clairement les hôpitaux ou cliniques préfèrent mettre de l'argent ailleurs !
Il faut aussi se mettre à la place des hôpitaux. Pour eux les vacations sont des vacations, qu'elles soient occupées par un PH pharmacien temps plein, 2 attachés ou un chir.
Bon courage pour aller demander un poste de PH temps plein pour faire de la conciliation ! Quand un hôpital peut payer d'autres praticiens pour augmenter son activité.

Déjà la validation des prescriptions est loin d'être fait à 100% dans les hôpitaux.

On vend beaucoup de rêve avec la pharmacie clinique, le pharmacien spécialiste du médicament, le pharmacien dans le service, au plus proche du patient, il conseille le spécialiste au mieux sur les traitements (joke) ... dans la réalité, c'est un peu autre chose.

Il faut réduire l'équation au plus simple : il n'y a plus d'argent et clairement la pharmacie est pas une poste de recrutement prioritaire (il coûte déjà assez d'argent) et face aux activités qui peuvent générer de l'argent ou obligatoire, la pharmacie clinique arrive encore en seconde ligne.
J'ai déjà entendu dire, dans certaines cliniques, des RH te sortir "je prend un pharmacien car c'est obligatoire, si ça tenait qu'à moi, la pharmacie serait gérée par une personne aux achats et un manutentionnaire" ... je te laisse imaginer si tu débarques avec ta petite bouille d'étudiant en proposant "on pourrait faire de l'ETP ou de la conciliation" smilies
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Pepitoo
Jeune Bizut

Messages : 1
Enregistré : 16/05/2018
Posté le 16/05/2018 à 19:56 notnew
Bonjour,
Je suis interne en biologie en fin de cursus et voilà en gros les opportunités qui s'offrent à moi:

Pour la biologie médicale, tu as comme la pharma hospit 2 débouchés le privée ou le publique.
La restructuration a entraîné une concentration des laboratoires. Un laboratoire, c'est un unique plateau technique et plusieurs sites de prélèvements (aussi appelé sites pré/post analytique) qui envoient leurs échantillons au plateau.
- Dans le secteur privé, tu peux bosser pour de grosses structures en générale celle-ci sont détenue par des sociétés financières. Elles n'offrent pas l'opportunité au bio de s'associer au capital. Le travail consiste en la gestion d'un site pré/post analytique (c'est à dire un site de prélèvement) et soit pas du tout ou une malheureuse 1/2 journée par semaine sur le plateau technique. Le laboratoire te donne un budget restreint pour ton site pré/post avec lequel tu doit le faire tourner avec des obligations de rentabilité. Sur ces sites, le travail du biologiste consiste à faire des prises de sang toute la journée à la chaîne. Si une infirmière ou une secrétaire est absente et que cela n'est pas prévu dans ton "enveloppe", impossible de la remplacer, donc à toi de prendre le poste de secrétariat en plus.
Dans le secteur privé, tu peux également bosser pour les labo de biologistes indépendants (de plus en plus rare car rachetés par des financiers). Ces laboratoires recherchent essentiellement de jeunes bio qui veulent s'associer et donc motivés à se mettre sur le dos un prêt de plusieurs centaines de milliers d'euros (Ça coûte chers des parts dans un labo). Quand tu regarde les salaires proposés prend en compte le remboursement d'environ 500 000 euros à la banque, c'est plus prés de la réalité.
De plus, le secteur privé n'attend qu'une seule chose et avec grande impatience (que ce soit les financiers ou même des biologistes indépendants), c'est la suppression de la règle n sites = n bio. Cela leur permettra de licencier la plupart des bio en en gardant peut être 2 - 3 pour le plateau technique. De plus le licenciement est facilité car dans le privé en biologie tu n'est pas salarié mais tu as un statut tout pourris: TNS (travailleur non salarié) cela te privant des droits auquel peut prétendre tout salariés (licenciement, congés, maladie, retraite, etc...).

- Dans le secteur publique, c'est idem à la pharma hospit sauf que la biologie souffre d'autant plus de la création des GHT. Les laboratoires se concentrent sur un seul site hospitalier. L'ensemble des prélèvements des hôpitaux de la GHT sont envoyés à ce laboratoire. Les labo des hôpitaux "secondaires" deviennent soit de petit labo d'urgence, soit ils ferment tout simplement ou bien ils sont rachetés par le privée. Donc de moins en moins d'opportunités de postes de praticiens.

Voilà la réalité de la biologie médicale encore tant idéalisée par les étudiants de pharmacie (dont moi il y a quelques années) et qui explique pourquoi elle est toujours choisis en premier au concours de l'internat.
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Czéroça
Désagrégé de médecine

Messages : 241
Enregistré : 08/09/2009
Posté le 18/05/2018 à 13:38 notnew
Je trouve le tableau bien sombre pour la biologie. J'ai beaucoup de potes de promo qui avaient choisis bio à l'internat, et même si ce n'est pas l'Eldorado qu'ils espéraient à l'époque, ils s'en sortent pas si mal. Donc je te trouve très pessimiste, même di c'est normal car tu es à un carrefour de ta vie pro (fin d'internat)

Pour ma part j'ai choisi la pharmacie Hospitalière, et je ne le regrette pas. Les journées ne se ressemblent pas, les activités sont multiples (quand on travail dans un centre hospitalier périphérique notamment). Alors oui tout le monde ne finira pas Praticien Hospitalier, et oui le travail dans les cliniques privés et parfois très compliqué car envenimé par des contraintes budgétaires prioritaires parfois sur la sécurité des patients.

Mais bon en prenant du recul vous verrez que chaque métier à sa contre partie peu glorieuse, et que nous avons la chance de faire des métiers enrichissant intellectuellement et qui nous permettent d'avoir un certain statut social?
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armando
Externe (diplomé secrétariat médical)

Messages : 88
Enregistré : 22/06/2009
Posté le 19/05/2018 à 12:02 notnew
un point sur la bio privée
1) on ne trouve plus de jeune bio. je cherche un bio depuis 2 ans dans une ville universtaire, boulot sur PTA et site periph : je n'ai aucun candidat sérieux
2) soit tu t'installes à la campagne et tu peux t'associer avec des bio indépendant
3) soit tu t'installes en ville et tu bosses avec/pour un financier. Le statu TNS n'est pas mauvais car quand tu t'associes tu bénéficie du pacte d'associé (ou il stipulé des avantages entre bio associés comme la garantie des revenus pendant une periode de XXX si maladie, etc etc).

A mon avis il vaut mieux bosser chez labco/cerba/erofins en étant associé (tu as accès au capital) que d'etre salarié dans un groupe detenu par des bios (ou trés souvent le capital est fermé et detenu par qq bios historique qui revendront à un financier)

Pour finir, si tu es bon et investi il n'y a aucune raison d'etre licencier. Pour info, les droits de vote sont toujours detenus majoritairement par les bios. Un licenciement de bio ne peut etre fait que par les bios.
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 24/05/2018 à 10:04 puis édité 1 fois notnew
Mais bon en prenant du recul vous verrez que chaque métier à sa contre partie peu glorieuse, et que nous avons la chance de faire des métiers enrichissant intellectuellement et qui nous permettent d'avoir un certain statut social?

Statut social ? ... bof, financièrement ? à 2000€ net en étant praticien attaché ? Intellectuellement, on garde toujours l'étiquette de vendeur de boite smilies

Mais sinon, je suis d'accord avec toi. Je pense que le plus gros problème c'est que nous sommes en phase de transition où, et c'est pour beaucoup d'autres métiers pareil, trouver un travail facilement n'est plus assuré. Nos bons ancêtres prof de fac, souvent à côté de la plaque, nous ont tous fait croire qu'en sortie d'internat nous aurions un parterre d'employeurs prêt à se saigner pour nous avoir ! La réalité est bien souvent l'inverse.
Au final, on a tous vécu notre internat à la cool sans trop se soucier de l'avenir, sans trop avoir d'informations.

Si je dois donner un conseil, important pour moi :
- ne vous focalisez pas sur votre CV, n'écoutez pas ceux qui vous montent la tête en vous disant qu'en sortie d'internat il faut : 20 posters, 10 com' oral, 5 publi, 2 DU, 1 M2 et si possible une thèse. Quelques posters, internationaux si possible, 1 ou 2 com' orale, 1 publi (on valorise son DU ou sa thèse) et 1 DU ça suffit LARGEMENT ! J'ai cédé aux douces paroles des PU et autres universitaires et je me rend compte que : ça effraie les petites structures avec des anciens officinaux et ça n'intéresse pas plus que ça les CHU. Donc épargnez votre temps et votre argent.
- Soignez votre réseau, vos connaissances

Par expérience et observation, vous pouvez avoir un CV de dingue et être très très bon dans votre spécialité, si vous ne savez pas vous "placer" ou n'avez pas les bonnes connaissances, vous n'aurez pas de poste. Malheureusement le "relationnel" prévaut sur les "compétences" : une personne qui connait les recruteurs, sympa mais complètement nulle aura plus de chance.
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Czéroça
Désagrégé de médecine

Messages : 241
Enregistré : 08/09/2009
Posté le 25/05/2018 à 16:58 notnew
Je ne sais pas ou tu travailles (probablement dans une grande ville) mais c'est sûr que le statut d'attaché ne t'octroie pas un salaire mirobolant.

Je te suis sur les DU, formations, taille du CV. Ca ne sert à rien, là ou il y'a vraiment des postes intéressants (en periphérie des grandes villes) et dans les CHU, la sélection se fait plutôt sur la docilité des candidats.

Par contre là ou je ne te suis pas c'est sur les relations qui prévalent sur les compétences... Je pense que tes compétences réelles de communication, de forces de propositions, ta capacité à mener des projets à bien entre beaucoup en compte dans ton évolution dans les hôpitaux périphériques.
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zen²
Ministre de la Santé

Messages : 946
Enregistré : 28/09/2007
Posté le 25/05/2018 à 17:53 puis édité 1 fois notnew
Je me base sur ma "petite" expérience vécue et de ce que j'ai pu voir :

La très grande majorité (>75%) des gens qui ont eu un les rares postes de PHC ou PH l'ont eu grâce à leurs connaissances plutôt qu'à leur CV : c'était, dans la totalité des cas, des candidats qui étaient déjà connus avec une affinité/amitié avec les recruteurs et avec, souvent, aucune ou une mauvaise expérience pour le poste. Dans tous les cas de figure, il y avait au moins un candidat avec un CV et expérience largement meilleure.

Après cela concerne des postes en CHU avec des internes.
Pour les structures périphériques/privées n’accueillant pas d'internes, tout le monde est à la même enseigne donc les connaissances jouent quand même beaucoup moins.

Moralité : si tu veux un poste en CHU, dépense plutôt ton argent dans de l'artisial que dans un DU.
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Czéroça
Désagrégé de médecine

Messages : 241
Enregistré : 08/09/2009
Posté le 28/05/2018 à 11:44 notnew
Donc on est d'accord, il faut éviter les CHU.

Et 90% des PUI sont Hors CHU...

Et les évolutions y sont beaucoup plus intéressantes.
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