Posté le 05/05/2006 à 21:50

"et pour savoir lesquels utiliser en cas de DAPP par exemple, il faut commencer par en poser le diagnostic"
Je ne te contredirai sûrement pas sur ce point. Il n’est en effet pas normal que les pharmaciens puissent vendre des produits à usage systémique type lufénuron. Si il s’avérait que l’animal soit sujet à une DAPP, bonjour les dégâts.
"Les seuls conseils que vous pourriez être à même de prodiguer sont sur les produits à utiliser de façon préventive...et encore"
Je ne pense pas. Nous avons quand même suffisamment de notions pour aller au delà d’un simple conseil de prévention.
Prenons un cas pratique.
Une cliente arrive à la pharmacie parce que sa chatte présente des puces (n’importe qui il me semble est à même de reconnaître des puces sur le pelage d’un animal, on s’en assurera après un court interrogatoire). On commence par demander l’âge et surtout le poids de l’animal. Ceci sera important pour le dosage. On ne proposera sûrement pas à la cliente un produit à usage systémique car on n’est absolument pas formé pour diagnostiquer ou prévoir une manifestation atopique liée aux puces.
On proposera alors à la cliente un produit sans action systémique, bien toléré , qui est très utilisé et connu du grand public comme le fipronil en spray.
On vérifie avant le dosage en fonction du poids de l’animal ainsi que l’éventuelle spécificité canine du produit car on sait très bien qu’il ne faut pas utiliser des produits spécifiques pour chiens aux chats (ce qui est plus valable pour d’autre classes d’antiparasitaires comme les pyréthrinoides par exemple).
Ensuite on explique à la cliente que le produit n’agit pas contre les formes larvaires et les oeufs présents dans l’environnement. On lui propose alors un produit inhibiteur de croissance en frogger (diffuseur) de façon à éradiquer non seulement les adultes sur l’animal mais aussi les formes résistantes dans l’environnement.
Avant de vendre tout ceci, on donnera bien sur des conseils à la cliente à savoir.
- Vérifier les conditions d’utilisation du fipronil (discuter avec la cliente pour voir si elle a compris) et lui dire de ne pas en abuser sur l’animal.
- Eviter d’appliquer le fipronil sur les muqueuses (nasales par exemple).
- Si la cliente a un lapin domestique chez elle, l’avertir qu’il ne faut surtout pas utiliser le fipronil sur celui-ci.
- Pour ce qui est du frogger, respecter les conditions d’utilisation de celui-ci (voir avec elle pour voir si elle a bien compris) et lui conseiller d’éviter la présence d’enfants ou d’animaux lorsque on utilise le produit dans une pièce.
- Enfin, on avertira que les puces peuvent véhiculer des maladies pour l’animal donc on conseillera à la cliente de surveiller son animal et de ne pas hésiter à l’emmener chez le vétérinaire si le moindre trouble apparaît.
- conseiller la cliente de consulter son vétérinaire en cas de prurit persistant chez l’animal.
Voila, y a t’il une faille dans mon conseil ? A priori je ne crois pas (je dis bien a priori), ceci démontre peut être que les pharmaciens n’y connaissent pas si rien que ça.
XELA> Pour ce qui est des contraceptifs, je suis d’accord avec toi. Nous ne sommes absolument pas formés quant aux conditions d’utilisation de la pilule contraceptive chez l’animal. Il est préférable je pense aussi d’envoyer les gens consulter leur vétérinaire.
Mais bon comme tu le dis beaucoup de pharmaciens n’en font qu’à leur tête alors qu’effectivement, ils n’ont pas les compétences nécessaires pour délivrer ce genre de produits. C’est avant tout une question d’argent je pense. L’être humain est corrompu on le sait tous. Espérons seulement que je ne prenne pas le même chemin et que je fasse passer l’intérêt de l’animal avant mes intérêts personnels.