Posté le 16/09/2007 à 18:53

Si vraiment ça pose un soucis de "tradition" (que je n'aime pas ce mot) il suffiera de la faire évoluer plutôt que de toujours rester dans le même paradigme (han je l'ai placé).
Multiplier les initiatives marrantes et/ou ironiques dans le cadre du début de cours ou de fin de cours par exemple. Les chansons restent largement possibles aussi. Sautez sur le moindre jour spécial comme mardi gras pour organiser quelque chose de funny.
Ok les boulettes, les insultes et les cris risquent d'être plus difficiles à placer en cours. Et les santard seront séparés. So what ? C'est rien, ça, c'est des détails techniques insignifiants !
Ca demandera plus de coordination et de concertation, je suis bien d'accord. Mais personellement, en deux années de P1 ce qui me faisait le plus marrer c'était les remarques certes déplacées mais dans le contexte d'un cours ou d'une réplique à un professeur, c'était les initiatives de début de cours. Les chansons j'aimais bien mais à la fin de l'année ça me gonflait un peu quand même. Les insultes je préfère même pas en parler, et les vannes c'est bien mais 500 fois la même non.
Qu'est ce que j'entends par initiatives de début de cours ? Je vais prendre deux exemples vécus durant mes années de P1 :
Le premier c'était une vingtaine de carrés et/ou P2 qui, juste avant un cours de Trouillas, s'étaient mis devant l'estrade avec des cartons (un chacun). Ils le tenait sur le ventre et on pouvait y lire "JAQUELINE ON TAIME". Evidemment, la professeur demande à voir les cartons. Donc les carrés se retournent, et lèvent les bras pour montrer ça à tata Jaqueline, qui naturellement est toute chose, très heureuse de ce message d'amour. Sauf que sur le verso des cartons, le coté que pouvaient voir l'amphi à ce moment-là, on pouvait lire, cette fois : "OLIVIER PETITE BITE". Bilan : rigolade générale de l'amphi avec l'accord et même l'enthousiasme du Pr. Trouillas.
Le deuxième exemple précède le premier cours que j'ai eu avec le Pr. Madjar. La rumeur allait bon train à son sujet. Peu avant qu'il n'arrive, des P2 avaient utilisé l'écran pour y afficher un texte. Le texte était une photo de Dark Vador avec dessous les lignes suivantes (enfin de mémoire) : "Attention, Dark Madjar utilise le coté Obscur de la biologie cellulaire. Il sélectionne des planètes entières avec son baton laser en bambou." (etc le texte était plus long mais m'en rappelle plus). Quand Madjar fit son apparition en amphi, un brillant carré (ou P2) a sorti un instrument de musique et a joué la Marche Impériale. Ca m'a profondément marqué tant j'ai rit, bien plus que les "santard connard" répétés inlassablement. Je me demande même si ça n'a pas contribué mon affection pour le personnage de Madjar (que nous ne sommes que peu à apprécier). Le professeur lui-même a, je me rappelle, rigolé et avait félicité je musicien en faisant un apparté sur l'importance des activités secondaires comme la musique en médecine.
Dernier exemple mais j'étais en P2. Un peu plus hard, plusieurs de mes chers collègues sont un jour montés sur le bureau du professeur, dos à l'amphi, ont baissés leur calbute (sport exclusivement masculin s'il en est). Sur chaque fesse il y avait une lettre. On pouvais lire "TREMBLE BIZUT". C'était peu avant la journée de bienvenutage.
Ce ne sont que trois exemples pour illustrer ce que je veux dire. Ce genre de chose est largement possible si on le fais avec les bons professeurs. L'administration d'ailleurs ne blâme pas les projets de cette nature je pense, pour preuve, la chanson "Une fois" poussée après chaque fin de partiel à la Doua qui n'est pas interrompue.
Notre promotion de P1 quand j'étais carré a laissé un triste souvenir aux professeurs et a même incité l'un d'entre eux à prendre sa retraite (avant, Morel ne s'occupait pas de chimie). Les réels responsables ne sont pas passés en P2 mais c'est ce qui a déclenché les mesures prises par le doyen à mon avis.
Quitte à impliquer les santards. Il leur arrive de chanter en groupe (rarement certes). Avec une meilleure ambiance dans l'amphi, plus détendue, je suis certains qu'is ne se refuseraient pas à intervenir plus souvent.
Vous voyez où je veux en venir. Les anciens rituels ne marchent plus ? Inventez-en de nouveau !
(bon je dis ça je suis un gros planqué qui ne sera pas impliqué en me^me temps, prenez ça comme un simple avis extérieur

).
(edité les fautes de frappe)
[Edité le 16/09/07 par Youé]