Posté le 30/01/2005 à 00:59

Pour revenir au sujet premier, je pense que tu devrais commencer par te renseigner précisément sur l'évolution de l'intérêt porté, à la médecine occidentale moderne d'une part, et aux médecines dites parallèles d'autre part.
J'ai l'impression que ces médecines alternatives connaissent un regain d'intérêt.
Je ne me suis pas renseigné, je n'ai fait aucune recherche sur le sujet, donc l'hypothèse que je vais te présenter est purement conceptuelle. Ca peut constituer, peut-être, un "angle d'attaque" pour ta réflexion.
Considèrer l'Homme dans sa globalité, et la maladie comme un dérèglement d'un système dont la "santé" représente l'état d'équilibre semble être un dénominateur commun à beaucoup de médecines parallèles.
C'était également la vision de la médecine occidentale (théorie des humeurs par exemple) avant l'essor de la médecine moderne, suite aux découvertes et théories de Pasteur et Claude Bernard notamment. La maladie qui était invisible, un concept, devient visible: ce sont ces petits micro-organismes visibles au microscope qui les provoquent. La deuxième moitié du 19ème siècle et le 20ème siècle sont marqués par un développement exponentiel et sans précédent des connaissances scientifiques. A tel point que certains ont dû rêver que l'on pourrait éradiquer toutes les maladies.
Là, les médecines alternatives, si l'hypothèse est fondée, ont dû connaitre leur point bas.
Les progrès n'ont pas cessé, vont toujours croissant mais le temps des utopies est révolu. Le rêve d'immortalité qui a pu traverser l'esprit des plus optimistes au début du 20ème siècle n'a plus lieu d'être. La science est plus modeste...
Mais l'étendue des connaissances médicales est désormais tellement importante que tout médecin , si doué et assidu soit-il, est condamné à ne connaitre que presque rien sur presque tout, ou au contraire savoir presque tout sur presque rien. Le temps de l'omnipraticien est révolu. L'éceuil inévitable est alors une médecine d'autant moins humaine qu'elle est efficace, technique, incompréhensible pour les non avertis, et segmentée en de nombreuses spécialités "d'organe".
L'échec de cette médecine est alors extrêmement frustrant. C'est justement, à mon avis, lors des situations d'échec de la médecine scientifique que les patients se tournent le plus facilement vers les médecines alternatives. Ces dernières redonnent un espoir au malade, ne leur disent presque jamais "je ne sais pas", et les placent dans leur globalité au centre de leur pathologie, et pas simplement leur foie, leur système nerveux...
Voilà, c'est assez pour un début...C'est pas forcément très clair mais bon, c'est pas une dissert. non plus.
[Edité le 30/01/05 par coucourde]