Posté le 31/03/2005 à 14:28

Enfin, ce qui me dérange dans ton discours c'est la logique, je fais un dea pour avoir un poste de cca, pour faire du secteur 2 avec honoraires libres
Belle interprétation de ta part...relis tout les posts, je n'ai rien dit de tel...
Pour la petite histoire je suis pour le service public et j'ai toujours envisagé un DEA pour avoir une activité hospitalo universitaire bien avant de savoir ce qu'est une convention secteur 2 ou 1...
Mais n'offrir tes compétences qu'à ceux qui ont les moyens de faire face aux dépassements d'honoraire, ca me dérange.
Interprétation n°2... je n'ai même pas envie de répondre tellement ton commentaire est gratuit et infondé...
Pratiquer secteur 2 ne t'empêche pas de soigner des patients avec la CMU + justifications précédentes la haut...
Cependant, si j'ai choisi de faire un DEA puis certainement une thèse de science, c'est dans l'optique de bosser en centre hospitalier... pas pour gagner plus en secteur libéral.
Si tu veux faire une thèse, c'est pour faire PU PH... je ne m'inquiète pas pour ton avenir financier les PU PH gagnent très bien leur vie (comme les PH d'ailleurs)...
En plus, certains PU PH du public se vantent de ne pas faire de consultations privées dans le service public.
C'est vrai, certains le font... mais ils omettent de dire qu'ils bossent en parallèle avec des groupes pharmaceutiques... ce qui est on ne peut plus rentable qu'une consultation privée dans le public...
Pour les relectures, un cas de tumeur des tissus mous à revoir coute facilement 150-200€, on se contente pas de revoir la lame mais en général de faire des immunohistochimies voire de la biologie moléculaire dessus (qui ne sont pas facturés).
Oui si tu veux...
Les relectures de lame concernent des cas spécialisés difficiles concernent le CHU. Les 150 - 200 euros ne sont pas pour ta pomme mais pour le budget du service et du CHU.
Je te parle de l'importance du salaire dans le privé pour permettre des soins de bonne qualité et toi tu me parles d'un cas particulier de relecture de lame en CHU où ton salaire est fixe quelque soit la quantité de ton travail...
Quant aux horaires, je fais mes 60-70h par semaine
C'est marrant aucun d'interne d'anapath ne m'a rapporté de tels horaires...si tu calcules le temps que tu passes au labo à faire de la recherche...
Au mieux, tu bosses actuellement pour obtenir ton poste.. on en rediscutera quand tu seras installé avec ton poste temps plein
Pour les futurs internes
a. il faut savoir que beaucoup de prof font ce chantage DEA contre le poste de CCA quoique tu en dises et que l'on est souvent "obligé" de faire le DEA dans l'espoir de ne pas perdre la place car...
b. ...une place de CCA promise n'est acquise que lorsque tout est signé et publié. On peut te refuser la place de CCA jusqu'à la dernière minute (de la même façon que des internes font faux bond également à la dernière minute)
c. Qu'avoir le clinicat et fait un DEA n'est absolument pas un gage d'avoir un poste de PH dans un service. Et que l'on a (souvent) à chercher ailleurs (au mieux un autre CHU, sinon un CHG par exemple) ou alors à retourner dans le privé ce qui est le plus souvent le cas (clinique, cabinet...).
Conclusion
Je ne regrette rien de ce que j'ai dit.
Cela m'afflige de voir que certains veulent à tout prix se faire passer pour de grands médecins humanistes...
J'ai ma conscience pour moi, je sais parfaitement ce que je veux faire dans ma vie professionnelle. Cependant l'avenir est incertain, rien est fixé, tout peut changer d'un moment à l'autre. C'est pourquoi, je conseille donc fortement aux futurs internes d'analyser toutes les opportunités, de ne pas les négliger (si vous voulez faire du privé à tout prix et mais que avez la possibilité de faire un DEA, faites le ! peut être que ca vous plaira... au contraire, si vous voulez faire de l'hospitalo-universitaire, les places sont rares et chers et donc il ne faut pas négliger les autres axes: privé, mais aussi industrie par ex ce qui pourrait vous plaire aussi...) et de ne pas se fixer de façon bornée un objectif avec des oeillères... car qui sait vous pourriez changer d'avis ?
La honte n'est pas d'être inferieur à son adversaire, c'est d'être inferieur à soi-même