logo remede logo remede
La 1ère Communauté Médicale
médecine - pharmacie - odontologie - maïeutique
M'identifier
Mot de passe oublié ?
Je me connecte

Vous n'êtes pas inscrit à l'annuaire des membres ? Inscrivez-vous

Ouverture des professions réglementées

Aller en bas • 2 réponses
Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 13/09/2007 à 18:23 notnew
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-954715@51-88276...

Pour des raisons d'équité et d'efficacité, les auteurs insistent sur la nécessité de stimuler d'abord la concurrence sur le marché des biens et services, en réformant la distribution et en levant les barrières à l'entrée des professions fermées (taxis, notaires, vétérinaires...), avant de s'attaquer à la transformation du marché du travail.


Je ne sais pas bien ce qu'ils entendent par là : stopper la sélection à l'entrée des ENV ? Ou ouvrir le capital des sociétés des vétérinaires ?
Top
Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 10/02/2008 à 17:22 notnew
Plus de précision avec le rapport Attali

Les vétérinaires (12 343 actifs ; chiffre d’affaires : 1,5 milliard d’euros). Le nombre de vétérinaires en France est très nettement inférieur à la moyenne européenne, alors que notre cheptel est le deuxième dans l’Union européenne et que la France compte 65 millions d’animaux domestiques. Il manque 2 000 à 4 000 vétérinaires en France. Cette singularité s’explique par la limitation du nombre d’étudiants, avec un numerus clausus très strict, contourné par des études en Belgique. Ainsi, le nombre de places offertes était de 470 en 1997 et a été réduit à 436 en 2003. De plus, un vétérinaire diplômé ne peut pas engager plus de deux assistants, qui doivent être titulaire d’un DEFV (Diplôme d’études fondamentales vétérinaires) obtenu après cinq ans d’études dont quatre années en école vétérinaire.
Les vétérinaires peuvent aussi s’entourer d’Auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV), titulaires d’un BEP mais ceux-ci ne peuvent, par exemple, pas pratiquer d’injections, tâche exclusivement réservée aux vétérinaires diplômés. En outre, les règles actuelles entravent la venue d’investisseurs « non vétérinaires » qui pourraient créer des cliniques ou des hôpitaux vétérinaires.
• Augmenter le nombre d’élèves à l’entrée des écoles vétérinaires.
• Créer un statut d’infirmiers-vétérinaires pour certains actes.
• Ouvrir la possibilité de recourir à des investisseurs non vétérinaires pour développer des établissements de soins.

[Edité le 10/02/08 par Choupidoo]
Top
Ecthelion
Chef de pique-nique

Messages : 214
Enregistré : 20/01/2008
Posté le 10/02/2008 à 20:28 notnew
Merci pour ce lien. Depuis le temps que je voulais savoir exactement ce qu'il préconisait dans son rapport...
Question purement technique : étant donné que ces propositions ne figurent pas dans les "décisions" (la 211 concerne le taxis, la 212 les pharmaciens), doit-on s'attendre à une ouverture de la profession ou s'agit-il seulement d'une idée complémentaire ?

Ce qu'il faut voir dans ces propositions, c'est aussi la faisabilité. Créer un nouveau métier d'infirmier, donc en gros permettre à une personne de pratiquer une petite partie de ce qu'on appelle aujourd'hui l'exercice illégal, ça c'est jouable. Avec un petit risque cependant qu'il y ait trop d'infirmiers pour une faible demande des vétos. (Pour tout ce qui est risques des injections, j'imagine qu'il y aura une formation adéquate.)

Permettre l'investissement de non-vétos pour des cliniques, pourquoi pas. Aujourd'hui le nombre de très grosses cliniques est assez faible. L'avantage pour le véto est la moindre paperasse, peut-être une certaine facilité en plus pour trouver du boulot au sortir des ENV. Si le phénomène s'embale, on pourrait se retrouver dans un cas extrême inverse avec comme pour les hôpitaux, de grands centres et un faible maillage des zones rurales.

Quant à ouvrir le numérus clausus, les comparaisons faites entre 1997 et ce qu'il faudrait demain sont assez improbables. Clairement, pour avoir 1500 vétos en plus par an (sans compter les effets d'un âge de la retraite repoussé dans les années à venir), il faudrait de nouvelles écoles. (Je ne connais pas les autres ENV, mais celle de Lyon n'a pas la capacité d'accueillir 500 élèves des plus par an, soit 2500 élèves.)
Qui dit ouvrir de nouvelles écoles dit un délai important avant que la mesure n'ait d'effets visibles. Dit aussi des frais impressionnants pour l'Etat. Quand on sait qu'un élève coûte dans les 20 000€/an/élève, je vois mal comment l'Etat pourrait financer autant ces études. Donc il faudrait s'attendre à une forte hausse des frais d'inscription (qui ont déjà une tendance certaine à l'augmentation ces temps-ci). Moralité, si en ce moment, les élèves vétos font 7 ans d'études pour finir rentiers comme le laisse entendre le rapport, demain il faudra être rentier pour faire des études de vétos...

En plus, pour le moment, on est à 2500 candidats au concours A. Donc ouvrir 2000 places, c'est supprimer la sélection. Dans une profession médicale, il faudra bien avoir une assurance du niveau. Donc une élimination à la Belge avec moins de 2000 vétos à la sortie...
C'est quand même pas pareil que les 470 places de 1997...
Une solution serait d'étaler ces 2000 vétos de plus sur 10 ans ce qui amènerait à créer seulement une école de plus...
Enfin, cette solution promet de grosses prises de tête.

Et puis il est assez étonnant de voir l'erreur flagrante du rapport : "DEFV obtenu après cinq ans d’études dont quatre années en école vétérinaire". Il faudrait qu'on les prévienne que maintenant c'est une prépa en 2 ans.

Enfin, j'ai l'impression de peut-être voir plus de problèmes qu'il n'y en aura.
Cordialement,
Ecthelion

[Edité le 10/02/08 par Ecthelion]
Top
Aller en haut • 2 réponses
livreslivrescontactspublicationstwitter