Posté le 15/03/2008 à 18:51

Le Programme du Pr Vespignani:
I) Introduction
M. Vespignani pense que la faculté de médecine de Nancy doit faire honneur et ce n’est pas le cas actuellement.
Historique
1998-2003 : M. Vespignani était vice doyen du temps de M. Rolland.
2000 : Chef de Service de Neuro au CHU
2003 : ne s’est pas présenté au poste de doyen du fait de ses nouvelles fonctions de Chef de Service.
II) Son Projet
Pour lui, au sein d’un hôpital, l’important c’est le patient de même au sein d’une faculté, l’important c’est l’étudiant ainsi que la recherche.
Aujourd’hui il y a un problème d’enseignement et de réussite des étudiants, c’est indéniable. Toutefois, il convient de ne pas faire de globalisation en disant que c’est dû au trop grand nombre d’étudiants ou que les lycéens en Lorraine sont moins bons qu’ailleurs ou bien encore que les ECN sont mal faits.
Dans son projet, il entame une réflexion sur le concours de P1, et sur une réforme du 2ème cycle.
Il veut que Nancy soit dans les 10 premiers aux ECN pour permettre aux étudiants de choisir ce qu’ils veulent comme spécialité et où ils veulent la faire.
1) Concours PCEM1
Depuis quelques jours, un rapport a été publié concernant cette réforme de la P1 (Rapport Bach), M. Vespignani est contre, particulièrement concernant la sélection à partir de la mention obtenue au baccalauréat.
• Donner une meilleure information concernant les chances de réussite aux étudiants désirant s’inscrire en P1. Il propose la mise en place de tests, d’évaluations pour tous les inscrits. Ceux qui se trouveront dans une fourchette limite auraient droit à un entretien personnalisé individuel où siègeront des étudiants des années supérieures ainsi que des professeurs.
L’ensemble de ces tests sera élaboré en partenariat avec le club des professeurs honoraires de la faculté de Médecine de Nancy.
• Il y a quelques années, il avait entamé une enquête sur ce que faisaient les lycéens après le baccalauréat et médecine n’était pas forcément choisie par les meilleurs éléments. Il souhaiterait remettre en place ce type d’enquête pour savoir où nous en sommes.
• Mise en place d’une Grande Conférence Régionale sur la première année où lycéens, syndicalistes, parents, recteur, étudiants, membre du Conseil de l’ordre seront conviés.
Nancy sera alors une ville pilote.
• A Nancy, à l’issue du premier semestre, un travail d’information serait réalisé afin de fournir des explications à la population (Convocation de la presse).
Selon M. Vespignani, Mme la Ministre s’est trompé de cible dans son rapport.
Les étudiants en médecine ont choisi un métier pas comme les autres, ce sont des étudiants altruistes, c’est pourquoi il faut leur permettre de réussir au mieux…
Ceci serait possible par le regroupement des universités de tout le Grand Est.
2) 2ème Cycle
Il souhaite demander au Conseil Pédagogique de regrouper l’enseignement en 3 volets :
• 60% : Travail en petits groupes de 8 à 10 étudiants encadrés par des internes, des rang A et des rangs B.
• 20% : Cours magistraux sous l’autorité du doyen, il souhaite changer l’enseignement.
• 20% : Lecture sur document avec rassemblements des étudiants pour faire des cas cliniques.
L’ensemble des internes participants à ces enseignements serait rémunéré et représenté par un attaché de faculté. Leur investissement serait alors pris en compte pour devenir Assistant Chef de Clinique.
Sa priorité reste une meilleure préparation des étudiants aux ECN. Nancy deviendrait alors un exemple sur le plan national.
III) Question Débat
1) PCEM1
Concours à la fin de la P1 ça ne peut pas être changé du fait du Numérus Clausus, il date de 1974 pour éviter qu’il n’y ait trop de médecins. La faculté de Médecine est la seule à être une école professionnelle étant donné qu’une fois la P1 passé, sauf problème psychiatrique, les étudiants seront médecins.
Actuellement, il y a plus de postes de chef de clinique que de prétendants dans quelques années, ce sera l’inverse.
2 hypothèses :
• Malheureuse : Le rapport Bach passe, il y aurait alors 2500 à 2800 étudiants en P1 (y compris ceux qui veulent pharmacie) à la prochaine rentrée avec un concours au mois de février. Il faudra donc mettre des vidéos en place partout.
2 aménagements possibles :
- Les études de médecine commenceraient alors en mars mais eu lieu de se finir en juin, elles finiraient en septembre avec le stage infirmier englobé dedans et étalé de juin à septembre.
- Profiter de ce rapport pour réfléchir sur des outils d’évaluation.
Un médecin n’est pas qu’un universitaire, il a un devoir de soins et de recherche.
• Heureuse : si le rapport ne passe pas. Mise en place des outils d’évaluation en 6 mois à partir de l’expérience des autres pays d’Europe. Tout ceci serait alors mis en application dès la rentrée 2009.
A l’issue de ceci, une comparaison des résultats serait organisée pour voir l’efficacité du procédé.
NB : Les phrases en italique sont des résumés des questions posées par les étudiants
a) Vision du Rapport Bach
A l’issue du concours de février, les étudiants pourraient se réorienter dès mars.
M. Vespignani pense que c’est une sélection déguisée avec mise en avant des meilleures chances des études médicales. C’est équivalent à faire une sélection sur la mention obtenue au bac.
Selon lui, il ne serait pas un doyen comme les autres, son cheval de bataille resterait la préparation la meilleure à la réussite des études médicales.
b) Contenu du programme de P1
Aujourd’hui il y a énormément de sciences fondamentales alors qu’elles sont utiles au moment de l’externat ainsi à l’arrivée du stage infirmier, les étudiants ne connaissent aucune technique médicale.
Le stage infirmier est le premier contact de l’étudiant avec la réalité du terrain.
Il faudrait donc mettre en place quelques cours de sémiologie avant le début du stage histoire de ne pas avoir l’air idiot !
Il devrait ainsi être réalisé au cours de la 2ème année mais le problème c’est que c’est un arrêté nationale de faire le stage en soins infirmiers avant la P2.
M. Vespignani souhaiterait alors revoir le contenu du programme de P1 ainsi que trouver des méthodes pédagogiques nouvelles avec des formations permanentes. En effet, en étant médecin, on s’engage à suivre une formation continue et permanente.
2) P2-D1
A son époque c’était de l’enseignement intégré, par appareil.
a) P2 : Pas de contact avec les professeurs, il y a toujours un mur avec les étudiants
Actuellement, nous avons 4h de formation sur l’épilepsie, c’est largement insuffisant pour une maladie si complexe. Les associations de malades (il est président de l’une d’elle) ne comprennent pas.
Il propose donc un apprentissage plus important à l’hôpital.
Dans son service (Neuro), il y a 3 professeurs, 4 assistants chef de clinique, 9 internes et 12 praticiens hospitaliers ainsi les étudiants stagiaires ont un contact avec de nombreux professionnels.
C’est un problème de dynamisme, de motivation. C’est le rôle d’un Doyen de repérer ces imperfections tant sur le plan local que sur le plan national.
b) Semiologie appliquée en P2-D1 : normalement 400H
Aujourd’hui à Nancy, c’est au maximum 30H et les séances ont lieu à 18h ou 18h30 c'est-à-dire quand les patients mangent…
Selon M. Vespignani, les séances ne sont pas prévu suffisamment tôt, elles devraient avoir lieu le matin ou en début d’après midi. De plus, il y a un trop grand nombre d’étudiants.
Afin de pallier à ça, il faut que les seniors ainsi que les temporaires y participent.
3) 2ème Cycle
a) Examens : pourquoi ne sont-ils pas type ECN ?
M. Vespignani veut que Nancy soit dans les 10 premiers de France mais attention, il n’est pas ministre. Il faudrait alors mettre en place des cellules de vérification des examens afin qu’ils collent aux ECN.
Il sera très rigoureux et exigeant vis à vis des étudiants, du personnel et des professeurs. Il n’a pas peur de ne pas plaire.
b) Stage externat
Certains stages sont inintéressants pour les externes, ils ont un rôle de secrétaire plutôt que d’étudiant en médecine.
M. Vespignani insiste sur le fait qu’on parle d’un CH et U c'est-à-dire d’un Centre Hospitalier et Universitaire. Ainsi, les services ont une obligation de formation des futurs personnels de santé. Il propose donc un système d’évaluation de tous les services afin de déterminer quel service est apte ou pas.
L’autre problème est le trop grand nombre d’étudiant mais ceci peut être réglé grâce aux regroupements des universités et à la mise en place de stage chez les spécialistes de ville.
c) Grille d’évaluation des stages sont actuellement interdits à la publication : les étudiants ne peuvent pas s’informer.
M. Vespignani pense qu’il faut chercher en chacun ce qu’il y a de meilleur ainsi, il faut évaluer chaque enseignement, en discuter à chaque conseil de gestion. Il y aura ainsi une liste d’émargement où les étudiants évalueront la qualité des cours. Ceci est déjà mis en place pendant la semaine médicale dont il est un des organisateurs.
4) Préparation à l’ECN
a) Corrections des examens arrivent trop tard, on ne se rappelle plus ce qu’on avait mis :
Il y a une différence entre évaluation sanction et évaluation formation. Il souhaite revenir au système de son époque où il y avait des cours magistraux mais aussi des cours en petits groupes permettant de voir les lacunes de chacun avec une évaluation à chaque séance.
b)Depuis 4 ans , les élus ont demandé au Conseil Pédagogique d’améliorer la pertinence des examens et de mettre en ligne les corrections d’examens rapidement
Apparemment, les Assistants Chef de Clinique, les Internes ainsi que les chefs de service n’ont pas le temps de se pencher sur la question :
M. Vepignani pense au fort potentiel d’enseignants de qualité que nous avons à Nancy. Tout d’abord, la motivation est la base de tout raisonnement.
C’est pourquoi, il faut permettre aux Internes de prendre part à l’enseignement des plus jeunes.
Ce n’est pas choquant, quoiqu’en dise les Rangs A et les Rangs B.
Pour avoir de l’argent il va sécréter en interne des moyens financiers répartis en 3 axes :
• Moyen financier à l’enseignement : rémunération des personnes sur le terrain.
• Augmenter le nombre de personnel IATOS
• Structures émergeantes au niveau du CHU.
c) Engagement à ce que tous les examens soient corrigés par la personne qui fait l’épreuve :
L’évaluation doit être réalisée aussi au cours de chaque enseignement.
d) Absentéisme en cours :
C’est pareil dans les autres facultés de médecine de France, il y a un absentéisme important en cours. C’est toujours inhomogène, cela dépend des profs.
Ceci est essentiellement dû à l’ECN qui est une aberration. Au minimum il faudrait le ramener à un examen InterRégion.
Aujourd’hui on cherche un coupable pour l’absentéisme pourtant il semble que ce soit un problème multifactoriel :
Les étudiants recherche des directives de la part des professeurs, il faut alors des cours plus ciblée ainsi qu’utiliser des moyens d’informations différents. Il s’agit de développer la culture de la formation à la clinique.
e) Projet sur petits groupes = Retour aux APP ?
A l’époque, les tuteurs étaient très hétérogènes selon les groupes, est-ce réellement réalisable avec des promos de plus de 280 étudiants ?
Un travail en petits groupes doit être très bien organisé et être le plus adapté possible aux ECN. Pour faire face au nombre grandissant d’étudiants par promo, il faut adapter le nombre de personnes dans chaque groupe qui seront encadré par les internes.
Avant tout, un enseignant doit être pédagogue et doit donc être formé à ça !
Au moment de la mise en place des APP (Apprentissage Par Problèmes), il était contre mais quand on lui a demandé de les appliquer, il l’a fait.
Toutefois, il faut faire attention à ne pas confondre apprentissage et évaluation ainsi avant d’aller aux conférences et aux séances en groupes, il faut déjà avoir appris son cours et travailler les questions.
Le but étant de faire comprendre le mode d’utilisation des méthodes pédagogiques ; nous apprendre à être de bons étudiants !
5) DCEM4
a) Depuis quelques années, il y a eu l’acquisition d’un allègement du nombre de modules à passer en D4 afin de pouvoir réviser l’ ECN, y aura-t-il un changement de ce point de vue s’il y a mise en place des groupes de travail ?
C’est un acquis, il ne faut pas y toucher, il faut juste permettre aux praticiens hospitaliers de participer à l’enseignement.
Les enseignements seraient évalués en permanence et les méthodes validées pour dispenser les meilleurs cours possibles.
De plus, les stages commenceraient 6 mois plus tôt en D1 pour finir 6 mois plus tôt en D4.
6) Vie Facultaire
a) Plus d’interactivité entre administration et étudiants ?
Les assesseurs du 1er,2ème et 3ème cycle et de la vie facultaire ont actuellement des chargés de missions. Dans le projet de M. Vespignani, chaque assesseur aurait en plus un étudiant chargé de mission.
Un doyen se doit d’être fédératif, constructif et imaginatif afin d’instaurer un fort climat de confiance et de motivation au sein de la Faculté de Médecine.
b) Pour les D3 qui ont des stages en périphérie, il serait bon d’améliorer le site de la fac
M. Vespignani a une ambition de chef d’entreprise, il souhaite mettre en place des audits financiers et de sécurité.
c) Vie associative à la fac
Le campus doit être vivant, plaisant, c’est très important.
M. Vespignani a été le premier avec l’ancien doyen à accepter les sports à la fac.
Il a été président des internes.
De plus d’autres types de manifestations peuvent être organisées comme par exemple des journées portes ouvertes.
NB : Le Tutorat a voulu en organiser cette année mais ça été refusé.
d) Divers
Ouvrir la Bibliothèque Universitaire sur de plus grandes plages horaires.
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À mon regard, tu te dérobes,
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