Posté le 05/02/2008 à 19:16

lettre du doyen de l'UFR de Paris Ile de France Ouest :
Guyancourt, le 4 Février 2008
Mesdemoiselles et Messieurs les Etudiants de PCEM1
de l’UFR médicale Paris - Ile de France - Ouest
Mademoiselle, Monsieur,
Les résultats du 1er partiel du concours de PCEM1 seront affichés le mardi 5 Février comme le prévoyait le calendrier. En effet, les nombreux contrôles effectués n’ont pas révélé d’erreur technique lors de la phase de correction, ce qui a permis au jury d’en valider les résultats.
A ceux qui ne le sauraient déjà, j’ai une mauvaise nouvelle à annoncer : l’arrêté signé par Mesdames les Ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé portant sur le numerus clausus pour les études médicales, paru au Journal Officiel du 28 Janvier, fixe ce nombre à 121 pour notre UFR (contre 125 l’an dernier, soit une baisse de 3,31 %, la plus importante de toutes les UFR médicales de France).
Cette mesure fait partie d’un ensemble qui vise à augmenter la formation et l’installation des médecins dans les régions où la densité médicale est la plus faible et où la situation devient extrêmement préoccupante. On ne peut qu’approuver les pouvoirs publics de chercher des solutions à cette situation grave et complexe : l’évolution différenciée du numerus clausus en est une.
Encore faut-il que cette évolution soit annoncée suffisamment à l’avance et que l’effort soit équitablement réparti. Il est dommageable que la décision de baisser le numerus clausus dans certaines régions n’ait pas été annoncée avant que le bachelier ait décidé du choix de ses études. Il est impératif pour l’avenir d’établir un schéma concerté portant sur les effectifs de plusieurs années.
Nous estimons que la baisse du numerus clausus qui vous touche est injuste. La baisse des UFR d’Ile de France (hors notre Faculté) n’est que de 1,41 % et celle des 3 UFR parisiennes n’est que de 1,31 %. Ceci est d’autant plus dommageable qu’au cours des 2 dernières années, le nombre d’étudiants inscrits en PCEM1 a augmenté de 8,12 % dans les 3 UFR parisiennes et de 20,67 % dans les 4 UFR périphériques (41,38 % dans notre Faculté). Ainsi le rapport entre les inscrits et le numerus clausus est-il de 6,21 pour les UFR parisiennes et de 6,81 pour les UFR périphériques (7,39 pour notre Faculté). Or il n’existe aucune donnée permettant de dire que la densité médicale est plus élevée en couronne que dans Paris, et qu’elle est la plus élevée d’Ile de France dans les Yvelines, d’où sont originaires plus de 80 % d’entre vous. Bien au contraire.
Dès que ces chiffres ont été connus, j’en ai informé notre Présidente d’Université, Madame Sylvie FAUCHEUX, qui a entrepris des démarches auprès des 2 Ministères pour avoir des explications sur cette mesure inéquitable et pour la corriger. Nous vous tiendrons au courant des résultats de ces démarches. Nous sommes prêts à contribuer au règlement du grave problème de la démographie médicale, mais à la condition formelle que l’effort soit équitablement réparti.
Je comprends votre désarroi devant une telle situation, mesurant l’effort consenti depuis plusieurs mois, mais je demande cependant à vous-mêmes et à vos parents de rester calmes tant que les démarches officielles suivront leur cours.
Je vous prie de croire, Mademoiselle, Monsieur, à l’assurance de ma considération.
Professeur Alain BAGLIN
Doyen de l’UFR