Posté le 08/02/2005 à 23:42

salut
En fait voilà, je suis en D1, et déjà l'an dernier, je trouvais la quantité de boulot beaucoup plus importante que je ne pensais. Et c'est vrai que j'ai eu du mal à faire la fête toute l'année pour me mettre à découvrir mes cours 3 semaines avant les partiels, parce que je ne supporte pas cette idée, je me dis que tout nous servira quand on sera médecins, et donc que ce n'est jamais du temps de perdu d'apprendre ses cours.
J'ai un peu la même conception de la P2...

Mais en fait, je connais pas mal de monde qui déchantent, à qui on avait dit que la P2 c'était trop génial, on glande toute l'année et en fait, il faut pas mal taffer ! Mais en lisant les ronéos un ptit coup à chq fois qu'elles sortent et en s'y mettant 3-4 semaines avant (progressivement pour pas que le choc soit trop gd

) c'est passé quand même je pense. Et je n'aime pas l'idée d'apprendre comme une malade, de me bourrer la tete et de tout oublier après
En stage, on commence à côtoyer les externes, internes, chefs de clinique, etc, et là, on se rend compte seulement de la réalité qui nous attend (conditions de travail, boulot à fournir...).
j'ai pas eu encore un gd aperçu de ça (juste stage inf et là qq heures en neuro où cette fois ci on est du côté médical) donc je sais pas trop encore mais je veux bien le croire lol !
Depuis le début de la D1, j'ai eu d'autres problèmes qui sont venus se greffer, et j'ai de plus en plus de mal à apprendre mes cours, à garder la motivation, à me dire que je n'aurai plus jamais de vacances de noël tranquilles en famille, ou même, passer des journées où on ne fait rien, ça me parait difficile, sans culpabiliser, et pourtant, c'est nécesaire pour tout être humain.
tu as réussi à me déprimer

c'est vrai que je me pose des questions de ce type, mais pas souvent (pas encore

)
[...]
Pensez-vous qu'il faille que j'essaie de me renseigner pour connaître exactement les reproches qu'on a à m faire ?
ça t'aidera à comprendre oui jpense ! tu ne te sentira plus "incapable" sans en connaitre la ou les raisons (pas assez d'experience, maladresses, pas pistonnée (

)... ?)
En tout cas, pour quelqu'un comme moi qui ai de moins en moins confiance, qui se sens de moins en moins à sa place en médecine (pas envie de passer sa vie pour son boulot, mais plus profiter de son temps), cette nouvelle m'a carrément démoralisée, je me suis dit que si je ne pouvais même plus avoir de boulot à l'hôpital (car je pense que ça vaudra pour cet été aussi)pour me faire un peu d'argent, ça va être horrible, et je me sens toujours "incapable".
Tu peux toujours chercher un autre boulot dans un domaine totalement différent (serveuse, vendeuse...) pour te faire des sous. Ok, c'est pas ce que tu préfèrerais mais bon... :s
Bref, beaucoup de choses me pousseraient à arrêter médecine, et pourtant, la simple idée de m'éloigner de cette filière me fait peur, peur de regretter, de ne pas être plus sûre de la nouvelles voie que je choisirai. Car j'adore les cours, et je ne vais pas vous mentir, j'ai toujours été douée pour tout ce qui est intellectuel. Si je continuais, j'aurais plusieurs envies, mais mon rêve était pédo-psychiatre, ou pédiatre, ou psychiatre ! Mais pour y arriver, j'ai quand même peur de l'externat, de faire des gardes au SAMU, etc, parce que j'ai l'impression de ne pas être douée.
En P2/D1, on débute, c'est normal qu'on se sente "incapable" je pense

(demain en rééducation neuro, je sens que je vais battre un record, le prof est assez destabilisant, jme perds dans les couloirs et tout

bref tout ça pour dire que tu n'es pas la seule

!)
A propos de l'ENS:
Et est-ce que cela se fait en parallèle à médecine, ou arrête-t-on médecine ?
il me semble qu'on doit arreter un an, mais regarde dans le forum "msbm et formations complémentaires" on a du en parler, ainsi que de l'école de l'inserm.
ciao !
