Posté le 04/02/2006 à 13:36

Voilà , étant belge ; je vous donnes des info toutes fraîches (ça date d'hier et c'est en une sur un journal belge) pour ceux ou celles qui veulent faire des études de kiné, vétérinaires, ...
Soyez prêt à vous inscrire rapidement sinon ...
Voilà l'article :
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Enseignement supérieur
Stop à l'invasion des non-résidents
Monique Baus
Mis en ligne le 03/02/2006
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La ministre Simonet limite le quota de non-résidents dans les filières où les étrangers sont trop majoritaires. Pas plus de 30pc dans sept branches dont les «vétés» où le concours d'accès disparaît.
Une première européenne qui risque de faire du bruit.
Jean-Luc Flémal
Depuis trois ans, l'accès aux études de vétérinaires était conditionné, en Communauté française, à un concours. En septembre dernier encore, sur près de 800 étudiants inscrits pour y participer, seulement 195 venaient de la Communauté française de Belgique; et sur les 250 feux verts octroyés aux 250 meilleurs résultats, seuls 34 leur étaient attribués. Ces chiffres avaient fait réfléchir la ministre de l'Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet (CDH), bien décidée à mettre un terme à cette situation inacceptable. Elle a élargi le problème et, après examen approfondi de la situation toutes filières confondues, elle revient avec un avant-projet de décret. Qui a été approuvé par le gouvernement en première lecture.
Concrètement, dès la rentrée prochaine, le nombre de non-résidents ne pourra plus dépasser, dans un même établissement, 30pc des étudiants qui s'inscrivent pour la première fois dans le premier cycle de certaines études décrétées problématiques. A savoir, à l'université, la médecine vétérinaire et la kinésithérapie. Et, en Haute Ecole, la kiné également, mais aussi la podologie, la logopédie, l'ergothérapie, les accoucheuses et les éducateurs spécialisés.
Il faut insister sur d'importantes précisions. D'abord, le terme de non-résidents ne désigne pas les jeunes en Belgique depuis trois ans ou plus, les enfants de travailleurs installés en Belgique, les réfugiés politiques, les étrangers régularisés et les boursiers de la coopération au développement. Seuls ceux qui viennent de passer expressément la frontière pour entamer des études sont concernés. Et puis, la règle ne s'applique que pour le premier degré.
Comment cela se passera-t-il sur le terrain? La ministre va se baser sur les chiffres de cette année scolaire 2005-2006. Elle calculera, pour chaque école et chaque filière visée, le nombre total des étudiants inscrits pour la première fois.
Et décrétera que les non-résidents ne pourront pas dépasser, en 2006-2007, 30pc de ce total.
Il n'y aura pas de sélection organisée. Les étudiants non résidents seront inscrits dans l'ordre de leur présentation, avec un dossier complet, à partir du 1er septembre.
Même si certaines inquiétudes se font entendre (lire ci-dessous), tout le monde convient qu'il fallait faire quelque chose. Le nombre d'étudiants titulaires d'un diplôme de fin de secondaire non belge qui s'inscrivent dans le premier cycle supérieur en Communauté française atteint parfois des proportions surréalistes. Il dépasse 86pc en médecine vétérinaire, 78pc en kiné à l'univ et 74pc en Haute Ecole, 68pc en podologie, 59pc en logopédie, 49pc en ergothérapie et 41pc chez les éducateurs spécialisés. Or, la moyenne des étudiants qui étudient à l'étranger est de 2pc. Et le taux d'étudiants étrangers accueillis chez nous, 10,5pc.
Toutes les filières concernées font l'objet d'un contingentement chez nos voisins, qu'ils ne pourront donc plus contourner aussi facilement. Ce qui risque, chez eux, de poser d'autres problèmes. Ainsi, un vétérinaire sur trois exerçant actuellement en France est diplômé par la Communauté française. Risque de pénurie en vue?
© La Libre Belgique 2006