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Questions générales

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Faut-il introduire la psychologie clinique en fac de médecine ?

Aller en bas • 18 réponses
Epiphane
Bizut (futur carré)

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Posté le 08/02/2005 à 23:05
Si vous avez des questions à poser d'ordre psychologique ou psychopathologique, venez discuter sur le forum des étudiants en psychologie de l'Université Paris 7 à l'adresse http://forum.psychoparis7.net/

La médecine, souvent trop conservatrice et mécaniste, souffre de ne pas tenir compte de la dynamique de la vie psychique dans l'appréhension de la santé des patients et, parfois aussi (souvent ?), dans la genèse des symptômes somatiques eux-mêmes.

Nous serions ravis d'associer les forums de remede.org à ceux de PsychoParis7 dans le but de favoriser et développer les échanges entre ces deux grands secteurs de l'activité clinique, que sont le soin somatique et le soin psychique.

Epiphane, responsable du site PsychoParis7 http://www.psychoparis7.net

[Edité le 08/02/05 par Epiphane]

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Alfy
Modo à poils


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Manuel Cliquennois - 26 ans
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Fac : LILLE Henri Warembourg
Posté le 08/02/2005 à 23:17
S’inscrire juste pour faire de la pub pour un autre site ou un produit ou service (payant ou non) n’est pas toléré.


Dommage

Il aurait été plus logique de participer aux discussions qui s'y prêtent et/ou d'en discuter avec le webmaster de Remede.
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Epiphane
Bizut (futur carré)

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Posté le 08/02/2005 à 23:30
La médecine, souvent trop conservatrice et mécaniste, souffre de ne pas tenir compte de la dynamique de la vie psychique dans l'appréhension de la santé des patients et, parfois aussi (souvent ?), dans la genèse des symptômes somatiques eux-mêmes.

Qu'en pensez-vous ? Jugez-vous pertienent la possibilité pour les étudiants en médecine de faire (vraiment) de la psychologie clinique au cours de leurs études ? par exemple, ne serait-ce que pour bien saisir les enjeux (par exemple transférentiels) de toute relation clinique dans un entretien ?

Epiphane, responsable du site PsychoParis7,
le site des étudiants en psychologie clinique de l'université Paris 7 - http://www.psychoparis7.net

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Tama
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Aurélie Larcher - 23 ans
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Posté le 08/02/2005 à 23:44
y a de l'écho
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Epiphane
Bizut (futur carré)

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Posté le 08/02/2005 à 23:48
y a de l'écho

J'ai rectifié mon message, qui contient une vraie question adressée à la communauté étudiante médicale, pour le rendre plus "conforme" aux standards de REMEDE signalés par Alfy. Les modérateurs n'auront qu'à faire le tri.
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pookie
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Philippe Grosset - 28 ans
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Posté le 08/02/2005 à 23:52
les modérateurs ne sont pas là pour "faire le tri"...
si les gens commencent à venir en se disant "tiens je vais répendre ma diarrhée verbale, y en a bien qui essuieront derrière", on n'a pas fini...

[Edité le 08/02/05 par pookie]
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Tama
Super modératrice

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Aurélie Larcher - 23 ans
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Posté le 08/02/2005 à 23:55
il est malin il a laissé son 1er message où il fait sa promo et rectifie le tir après

jvais pas "faire le tri" sinon j'aurais tendance à tout trier dans la poubelle
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pookie
Recherchator

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Philippe Grosset - 28 ans
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Posté le 09/02/2005 à 00:01
Qu'en pensez-vous ? Jugez-vous pertienent la possibilité pour les étudiants en médecine de faire (vraiment) de la psychologie clinique au cours de leurs études ? par exemple, ne serait-ce que pour bien saisir les enjeux (par exemple transférentiels) de toute relation clinique dans un entretien ?

on a déjà du mal à trouver du temps pour notre propre formation médicale... ce qui fait que tout ce qui est annexe (informatique, langues, économie de la santé, sciences humaines, psychologie [et oui on en a quand même]) est délaissé par les étudiants
ajouter un enseignement supplémentaire ne changerait rien...

autant que vous conserviez l'apanage de cette connaissance

il existe cependant des enseignements optionnels de psychologie médicale, en tout cas à Lille, ainsi que la possibilité de suivre des enseignements spécifiques dans d'autres établissements que la fac de médecine, toujours dans le cadre de la validation d'option

toujours est-il que le temps nous est compté au cours de nos études, autant que ces enseignements soient suivis uniquement par ceux qui sont motivés pour les suivre, plutôt de les imposer au plus grand nombre qui n'y trouvera, j'en suis persuadé, que peu d'intérêt

m'enfin, je rappelerai quand même à tous l'existence de l'item 1 du programme des ECN, abordant la relation médecin/patient et notamment les notions de transfert et contre-transfert

Epiphane, pour la "métaphore intestinale", j'ai laissé mon cerveau reptilien s'exprimer en premier, tu l'excuseras (ou pas, mais je crois qu'il s'en fout, fallait pas le stimuler)

[Edité le 09/02/05 par pookie]
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DrKenny
Chef de pique-nique

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Posté le 09/02/2005 à 12:54
mais il y a des cours sur la psycho méd ... module 1, module sur la douleur et les soins paliatifs
on é pas des robos,on garde nos sentiments et coté relationnel avec les patients,il y a les stages chaque matin
et si tu veu en discuté,créeton topic sur CE forum!
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Il ne faut pas croire que l'on est le meilleur mais savoir que l'on est le meilleur


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Beetle
Bliss de Nice

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Posté le 09/02/2005 à 13:18
d'accord avec pookie, on ne peut pas se permettre d'avoir une formation supplémentaire spécialisée en psychologie médicale

les grandes lignes sont traitées dans le programme des ECN
le reste fait partie de notre apprentissage quotidien lors de nos stages hospitaliers ... c'est quand même + logique d'apprendre auprès des patients et de l'équipe médicale qu'au travers de bouquins et de théories +/- saugrenues

de plus ceux que ça intéresse peuvent faire des certificats en rapport au cours de leur cursus

sinon
La médecine, souvent trop conservatrice et mécaniste, souffre de ne pas tenir compte de la dynamique de la vie psychique dans l'appréhension de la santé des patients et, parfois aussi (souvent ?), dans la genèse des symptômes somatiques eux-mêmes.


pas d'accord !
la relation médecin-malade fait partie intégrante de la prise en charge des patients
bien sûr tout dépend de l'empathie et de l'écoute que l'on a ... mais si on doit baser notre attitude uniquement sur des théories pour expliquer tel ou tel symptôme, on n'est pas sortis de l'auberge
je te rappelle que notre apprentissage est avant tout clinique (somatique) et que l'aspect psychique est particulièrement appréhendé lors de notre stage obligatoire dans un service de psychiatrie

alors bon, dire que la médecine devient mécaniste, déshumanisée ...
* on a des bases de psychologie médicale (cf items des ECN)
* on a un stage en psychiatrie
* on voit des patients tous les jours
* on a la possibilité d'approfondir ces connaissances si on choisit de devenir psychiatre



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Alfy
Modo à poils


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Manuel Cliquennois - 26 ans
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Fac : LILLE Henri Warembourg
Posté le 09/02/2005 à 18:15
* on a un stage en psychiatrie


Cela ne fait pas partie des stages obligatoires... Tout le monde ne passe pas en psychiatrie.

Et puis de toute façon, la psychiatrie et la psychologie ne parlent pas de la même chose !

Savoir écouter, dialoguer, reconnaître les messages verbaux et non verbaux pour repérer un état psychologique du patient en face de nous est important et ce n'est pas psychiatrie qu'on l'apprend.
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gnome
Désagrégé de médecine

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Posté le 09/02/2005 à 21:57
Et puis de toute façon, la psychiatrie et la psychologie ne parlent pas de la même chose !


Je suis d'accord dans un sens. La psychiatrie "lambda" n'a rien à voir avec la psychologie mais cependant le plus souvent les psychiatres se forment à la psychologie et la psychothérapie. Du coup, c'est souvent là qu'on peut le plus voir des analyses psychologiques plus formelles ou des stratégies psychothérapeutiques plus réfléchies.

Après effectivement, la psychologie ne s'apprend pas pendant un stage. Mais l'apprentissage plus formel de la psychologie passe par un investissement personnel à mes yeux. Il me semble donc que ce ne soit pas une priorité dans les études de médecine.

Je pense aussi qu'il faut éviter la psychologisation à outrance de la société. On ne va pas chez le médecin généraliste pour se faire psychanalyser. Avoir quelques bases des enjeux mis en place pendant une relation médecin/malade est à mon sens plus sain que de se lancer dans des hypothèses transférentielles complexes qui risquent d'être plus ou moins justes et surtout de ne rien apporter au patient (qui de toute façon ira voir un psy s'il en ressent le besoin)

ps : en plus, en parlant de transferts, d'enjeux de la relation, on se place dans une théorie psychopathologique (en l'occurence psychanalytique) donc attention, y a pas que la psychanalyse dans le monde !

[Edité le 09/02/05 par gnome]
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kamacess
Sexternus-minus

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Posté le 10/02/2005 à 21:16
Et puis là Pif, t'y vas un peu fort et un peu vite. Tu as des médecins qui font partie de groupes Balint, d'autres qui n'en ont rien à taper de leurs patients (clients).
Les pratiques sont aussi diversifiées qu'en psycho, on fournit bien des passeurs de tests et des DRH... Moi j'ai plutôt le sentiment que pas mal de médecins, sans forcément s'intéresser de près à la psychanalyse (qui n'est pas la panacée universelle non plus:p), mettent l'humain au coeur de leur pratique. Ceux que ça intéresse vraiment finissent pa s'y pencher.
Et de la même façon, on pourrait nous reprocher de pas toucher 3 billes en neurosciences. Dès lors qu'un enseignement vient comme ça en plus, pour compléter un cursus (la psycho chez les médecins, les neurosciences chez nous), ça me paraît forcément insuffisant en horaire et on n'en retient que la caricature. Moi je dis, y'a plus qu'à fiare confiance aux gens pour qu'ils se forment un peu tout seuls =)
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Heidi
Jolie Chef de pique-nique

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Posté le 10/02/2005 à 22:00

Et puis de toute façon, la psychiatrie et la psychologie ne parlent pas de la même chose !

Savoir écouter, dialoguer, reconnaître les messages verbaux et non verbaux pour repérer un état psychologique du patient en face de nous est important et ce n'est pas psychiatrie qu'on l'apprend.


Et la psychologie clinique, vous en savez/pensez quoi?

ps: tout à fait d'accord avec toi kama! on en revient à la mm idée basique: y'a des cons partout!

[Edité le 10/02/05 par Heidi]
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Epiphane
Bizut (futur carré)

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Posté le 11/02/2005 à 00:20
Tu as raison, Kama. Ce que je dis est beaucoup trop général, et en rien représentatif des situations individuelles multiples.

La question que je pose a toutefois une incidence générale : je demande seulement dans quelle mesure il est possible, souhaitable, compatible (ce qui fait 3 questions différentes, en fait) de lier médecine somatique et psychologie clinique ? et comment ? et pourquoi ?

Est-ce qu'il faut, comme qqun le disait plus haut, que ces deux types d'approche cliniques restent bien différenciées afin qu'elles puissent être complémentaires ? sont-elles inconciliables ? ou bien devraient-elles plus être impliquées l'une dans l'autre et jusqu'à quel point et pourquoi ?

Je trouve que c'est une vraie question qui se pose à la communauté médicale autant que psychologique, sans préjuger des différences individuelles dans la manière d'aborder les patients.

En outre, je n'ai jamais dit que les médecins n'avaient pas d'approche "humaine". Qui pourrait soutenir pareille connerie ? J'ai parlé de vie psychique, en interrogeant, certes de manière un peu offensive, le rapport que peuvent bien avoir des étudiants en médecine avec la dimension du psychique.

Le résultat est, pour l'instant, assez intéressant : il montre déjà par lui-même que tout semble lié aux préférences individuelles. Certains, en effet, comme tu as pu le lire dans ce topic, n'hésitent pas à mettre sur le même plan ("annexe") informatique et psychologie...

La question est (je me répète) : est-il souhaitable de faire sortir de la vie privée et individuelle la possibilité pour un médecin d'entendre quelque chose à la vie psychique, du moins un minimum ?

[Edité le 11/02/05 par Epiphane]
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Charly303
Externe (diplomé secrétariat médical)

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Posté le 11/02/2005 à 10:27
Au risque d'éclater un peu le débat:

- Je me place en tant que "patient"

1. N'importe qui peut foutre une plaque avec inscrit dessus "Psychanalyste"
2. Le métier de psychologue intéresse un paquet de monde (voir les amphis qui en sont pleins) et mis à part le cursus universitaire, la reconnaissance est proche de 0 (parlons peu mais parlons bien).
3. Les psychiatres font très bien leur boulot, et il faut avouer que la voie médicamenteuse a ENORMEMENT apporté à la société (voir sujets exposés au VALIUM, LEXOMIL, y compris toutes formes de benzodiazépines etc...)
4. Psycho clinique en Médecine ? Pourquoi pas ... Mais où passera la confiance des patients envers leurs psychologues ?

Il faut arrêter de croire que:
Psychiatre = Psychologue

Psychiatrie et Psychologie doivent rester complémentaires. Cela va malheureusement ainsi mais il en est nécessaire.

Ah autre chose aussi ... si j'ai mal au coeur c'est un médecin que je vais voir.
Si j'ai mal à la tête c'est un médecin que je vais voir.

Et pourquoi une psychanalyse prendrait-elle jusqu'à 8 ans ?????????

En lisant la revue "Psychologies" (je sais plus quel mois), on y fait remarquer que le "client" paye ENCORE en espèces à l'heure actuelle ...

Qui a une solution a cela ?

Je serais bien curieux de le savoir ...

Voili voilou ... il m'arrive de pousser une gueulante mais là je cherche encore a comprendre ces états de fait.

Charly
xxxxxx

[Edité le 11/02/05 par Charly303]
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Laisse-moi te prêter mes yeux ...
Ainsi tu sauras quel bonheur
je vois ...
devant moi ...
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kamacess
Sexternus-minus

Messages : 33
Enregistré : 12/08/2001
Posté le 11/02/2005 à 22:49
Au risque d'éclater un peu le débat:

- Je me place en tant que "patient"

1. N'importe qui peut foutre une plaque avec inscrit dessus "Psychanalyste"

FAUX. Pour avoir droit à l'appellation "psychanalyste", tu dois faire partie d'une société de psychanalyse, qui ne t'accordera de mettre ça sur ta plaque que si tu as fait (les critères peuvent légèrement changer de ci de là) au moins 3 ans d'analyse à 3 séances par semaine, puis suivi tout un tas de séminaires, pris quelque chose comme 2 personnes en analyse pendant lesquelles tu es sursupervisé, subi un genre de grand oral et tout le tintouin. Je pense qu'on arrive facilement à une huitaine d'années avant que n'importe qui n'ait sa plaque. (en plus les gens qui vont voir un analyste le pèchent rarement dans les pages jaunes , donc la plaque est peu utile, et plutôt à mon sens rédibhitoire).
2. Le métier de psychologue intéresse un paquet de monde (voir les amphis qui en sont pleins) et mis à part le cursus universitaire, la reconnaissance est proche de 0 (parlons peu mais parlons bien).

ah bon?
3. Les psychiatres font très bien leur boulot, et il faut avouer que la voie médicamenteuse a ENORMEMENT apporté à la société (voir sujets exposés au VALIUM, LEXOMIL, y compris toutes formes de benzodiazépines etc...)

Certes. Et on pigne à tout va parce les Français prennent trop de psychotropes. Il me semble tout à fait intéressant dans des moments précis de la maladie, du mal-être et autres crises de nerfs d'utiliser les médicaments. Et une fois que ça va bien, que fait-on?
On arrête tout? qui à revoir le gars revenir 3 ans plus tard avec le même malêtre? On laisse les gens devenir obèses avec leur zyprexa et croupir dans un service de "chroniques"?
Certains traitements très sédatifs sont peu compatibles avec un travail psychotérapeutique, les analystes n'aiment que leur patients soient sous médocs, m'enfin ça n'invalide pas la possibilité d'un traitement psychique AUSSI. zut.

4. Psycho clinique en Médecine ? Pourquoi pas ... Mais où passera la confiance des patients envers leurs psychologues ?
pas compris =)

Ah autre chose aussi ... si j'ai mal au coeur c'est un médecin que je vais voir.
Si j'ai mal à la tête c'est un médecin que je vais voir.
et donc? Si tu n'arrives pas à conduire ta voiture tu vas voir ton garagiste? (je n'ai aucune animosité contre la médecine, m'enfin là Charly...)

Et pourquoi une psychanalyse prendrait-elle jusqu'à 8 ans ?????????

parce que faire bouger une structure psychique, ça ne se fiat pas en trois coup inhibiteurs sélectifs de la sérotonine. Et à mon tour de t'apprendre quelque chose, la psychanalyse ne représente pas la totalité des disciplines de la psychologie. On peut même faire des thérapies d'inspirations analytique sans y passer 15 ans. Les différences branches de la psycho répondent à mon avis à des types de patients différents.
En lisant la revue "Psychologies" (je sais plus quel mois), on y fait remarquer que le "client" paye ENCORE en espèces à l'heure actuelle ...
FAUX (eh beh!) Tout dépend de ton analyste. Perso, je paye en chèques.



[Edité le 11/02/05 par kamacess]
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Epiphane
Bizut (futur carré)

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Enregistré : 08/02/2005
Posté le 12/02/2005 à 00:17
Chapeau Kama.

Perso, je me sens pas le courage de répondre à des trucs pareils.

[Edité le 12/02/05 par Epiphane]
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Dr.Dre
Ministre de la Santé

Messages : 1061
Enregistré : 04/09/2003
Posté le 12/02/2005 à 11:45
Pour le commun des mortels, la psychologie c'est pour "les petits problèmes sans importances" et la psychiatrie pour les fous. Je vous raconte pas ce que pense certains parents en pédopsy...limite qu'ils t'engueulent si tu tamponnes pas CHU Hôpital Enfants parce que Centre Psychothérapique c'est pour les gens qui sont fous vous comprenez ?

En général, un patient consulte plus souvent son généraliste que le psychologue. Les confidences sur des années reposent en premier chez les généraliste, seulement lui pourra orienter sur une thérapie, consulter un confrère psychiatre etc...
En pédopsy, le travail de psychologie était très abstrait et relativement flou dans ses interprétation, seul la réflexion clinique du psychiatre décidait de la conduite thérapeutique...le psychologue donnait un résultat d'activité d'expression souvent du dessin, quelques entretiens plus décontractés aussi, mais je pense que l'un ne va pas s'en l'autre, c'est une complémentarité pour le patient qui est nécessaire.
Quant à l'introduire dans nos études, la sémio psy suffit pour le moment pour nous, et je dois dire que les toubibs s'interessent bcp plus à la psychiatrie qu'on ne le pense, thèses, mémoires de la part de nombreux IMG sur Nancy, aussi en pharmaco clinique on en parle un peu...et rien que la relation patients-soignants...c'est déjà au quotidien quelque chose.

La psychologie est un outil, un bien supplémentaire pour le patient, on ne guérit pas de cancer avec, ni d'anorexie, mais pour l'accompagnement, le soin palliatif, et l'encadrement plus "proche" pour le patient, je trouve que c'est un plus.
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