Posté le 20/06/2005 à 19:29

Non je ne pense pas que les etio et les medecins ne peuvent pas se comprendre, juste un peu de comprehension, par exemple pendant ce stage l'etio m'a expliqué qu'un medecin assez septique au premier abord ...
C'est exactement le pb de beaucoup de pratiques médicales parallèles. Aucun moyen de différencier au premier abord les gens sérieux des charlatans. Difficile quand on est médecin traitant d'envoyer un patient souffrant de douleurs chroniques (qui sont très souvent exigeants et désabusés du fait des difficultés de ttt) chez quelqu'un qui va leur prendre 600 balles pour passer les mains au-dessus de la zone douloureuse en psalmodiant une prière africaine (je caricature bien sur mais n'empêche) après lui avoir assuré que c'est exactement ce qu'il faut... Du coup, il faut que le MT connaisse non pas les différentes médecines parallèles mais plutot les intervenants (vu qu'à mon avis, il peut y avoir de grands écarts dans les pratiques en fonction des gens, même se basant sur les mêmes théories). Toutes ces pratiques sont relativement récentes et les MT n'ont pas pris l'habitude de bosser avec eux mais avec la filière de soins traditionnelle (kiné, etc)
Après, ce sont les tenants des médecines parallèles qui demandent une reconnaissance auprès des médecins. On leur demande de justifier (si possible scientifiquement) leurs compétences et leur spécificité par rapport aux filières classiques; et là on entend du "ça marche, untel est guéri" ou bien "selon la théorie du Dr Schmilblick, c'est vraiment vrai mais bon les articles ou les études on en a pas à cause de la méchante science qui veut pas nous les publier, parce qu'ils sont pas assez scientifiques" ou encore "de toutes façon, les médecins sont des tacherons à moitié charlatans qui sont incapables d'offrir de bons soins", et là on se sert des limites (nombreuses c'est clair) des possibilités thérapeutiques traditionnelles en disant que de toute façon la science n'a rien pour ce type de pathologie alors autant essayer la médecine parallèle. L'autre argument classique est que la médecine a peur des médecines parallèles qui vont la supplanter et que les médecins veulent à tout prix garder leur précieuse clientèle, alors que c'est une évidence qu'il y a une sous-population médicale en France et que les médecins seraient bien contents de ne pas avoir une file active en constante augmentation...
Donc au final, c'est clair qu'il y a sans doute des très bons médecins parallèles individuellement et que les médecins se doivent de se faire un réseau de relations avec des gens de ce type là de qualité. Après, l'"étio", comme l'"osteo", et autres je ne demande que des preuves scientifiques de leur intérêt et de leur spécificité par rapport à ce qui existe et à ce moment là, pas de pb, je vous envoie les patients (enfin moi pas trop vu ma spé mais bon

). Faut pas inverser le pb, ce ne sont pas les médecins qui sont obtus; c'est justement un exercice de transparence que de se soumettre à une évaluation scientifique, et ce sont ceux qui ne le font pas qui sont obtus.
Désolé, je me suis un peu emballé mais vu que le sujet revient avec tous les types de médecines parallèles possibles et imaginables et toujours les mêmes arguments...
EDIT : Oups, je vois que j'ai dit la même chose que ce que tu as eu le temps de poster le temps que je tape mon blabla, Bertrand. désolé pour la redite !
[Edité le 20/06/05 par gnome]