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Pharmacien prescripteur ?

Résultats : Pharmacien prescripteur ? (258 votes)

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Maximus
Nain-terne

Messages : 108
Enregistré : 27/11/2003
Posté le 25/02/2006 à 14:27 notnew
le seul specialiste du medicament est le pharmacien, et le medicament est la raison d'etre du pharmacien .Alors je ne vois pas pourquoi tout se soulevement contre la prescription des medicaments par le pharmacien

C'est inquiétant de lire ca. Comment prescrire quoi que ce soit sans avoir fait un examen clinique, sans connaitre le dossier du patient en détails, sans faire d'examents complémentaires? smilies
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Youé
Désagrégé de médecine

Messages : 255
Enregistré : 01/10/2004
Posté le 25/02/2006 à 22:04 notnew
"Vous avez cette maladie ? Pas de problème, je sais que ce médicament vous soulagera très bien. Merci, au revoir, madame X".

Une semaine plus tard... Au téléphone...

"Au fait, vous avez des nouvelles de madame X ? Nous lui avions donné ce médicament pour la soigner de... Ah, elle y était allergique ? Oh, heu... Et sinon, vous avez fait répéré votre voiture ?"

Edit : Bon c'est très caricatural je vous l'accorde smilies

[Edité le 25/02/06 par Youé]
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tonio
Chef de pique-nique

Messages : 162
Enregistré : 30/07/2001
Posté le 26/02/2006 à 17:36 notnew
le problème Choupidoo c'est que vos connaissances sont partielles et théoriques et non pas complètes (du moins autant que possible) et pratiques !

c'est justement ce manque de pratique qui te fait dire sans aucune arrière pensée que pour des pathologies (simples ?) comme le diabète pas de problème pour le pharmacien !
mais au contraire, le suivi du diabète ce n'est sûrement pas simple et ne se limite pas aux chiffres de glycémie, il faut examiner le patient, rechercher d'éventuelles complications, vérifier qu'il a bien compris les règles hygiéno-diététiques...bref c'est tout sauf simple et ça nécessite du temps ! je vois mal le pharmacien examiner le patient au milieu de la file d'attente et je suis persuadé qu'au contraire ça sera:" bon, montrez moi le carnet de glycémie, ça à l'air pas mal, je vous redonne la même chose, la caisse c'est par là, merci "

je pourrais refaire le même laius pour les dysthyroidies, c'est vraiment de la sous médecine pour pays sous développé qui est proposée dans le plan anglais !

travail en partenariat pour les pathologies difficiles oui, substitution des médecins par les pharmaciens ,non !
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 26/02/2006 à 22:41 notnew
Mais qui a parlé de faire un diagnostic ?
Les médecins posent le diagnostic, les pharmaciens s'occupent de la thérapeutique.
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sabinou6
Jolie Chef de pique-nique

Messages : 184
Enregistré : 15/07/2004
Posté le 27/02/2006 à 00:44 notnew
mais comment veux-tu, sans examen clinique, adapter la thérapeutique?
si la médecin était aussi simple que "pour tel pathologie, je donne ça", il y a longtemps qu'on aurait été remplacés par un ordinateur

restons pragmatiques: si Mme X. diabétique insulino-dépendante depuis 30 ans (pour rester dans l'exemple du diabète) a le choix entre aller voir son pharmacien pour renouveller son matériel/médiacaments etc; et aller voir son médecin qui va lui réexpliquer pour la n-ième fois qu'il ne faut pas manger ci et ça, qu'il est temps de refaire un fond d'oeil chez l'ophtalmo, qui va encore l'ennuyer à lui chatouiller les pieds et j'en passe...
le patient ira forcément au plus simple, au plus rapide et au moins contraignant... et ce au détriment de sa santé

une attitude comme celle-là va totalement à l'encontre de la fameuse "prise en charge globale du patient" qui veut qu'on ne réduise pas un patient à sa pathologie

autant la co-prescription en milieu hospitalier pour des pathologies multiples et complexes peut trouver une justification, autant en officine je n'ai pas encore lu d'argument qui tienne la route
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Manas
Jeune Carabin

Messages : 12
Enregistré : 02/09/2005
Posté le 04/03/2006 à 14:16 notnew
désolé j'ai eu la motivation pour lire les 5 pages de post.
Perso je trouve que c'est une très bonne idée de faire participer le pharmacien hospitalier clinicien (chaque mot à son importance) à la prescription mais son rôle de conseiller ne nécessite pas l'autorisation de prescrire, cela est déjà possible, non??
Sinon pour les pharmacien en officine je suis contre, c'est pas leur job, ils n'ont pas la formation et puis si ils se gourent les conséquences peuvent être désastreuses...Et puis je voit pas trop l'intérêt en terme de santé publique car difficile de faire la différence en benin et grave à priori sans un examen clinique et donc on ne fait que rajouter un maillon dans la chaine (et à la clé perte de temps et d'argent pour le patient).

Pour le suivi des patients malades chroniques , là aussi non car il ne faut pas oublier que ces consultations de suivi ne se résument pas un rénouvellement d'ordonnance (si elles sont bien faîtes) mais servent à s'assurer de l'observance thérapeutique, à dépister d'éventuel complications voire des pathologies annexes qui seraient sinon passer à la trappe. Le risque ici c'est que les patient négligent leur suivi.
Autre petite question d'ordre pratique celle là: comment aller vous faire le diagnostic car il faut un cabinet isolé avec un minimum de matos et surtout du temps>>> vu la file d'attente qu'il y a la pharmacie de mon quartier j'ai du mal à imaginer le bordel si ne serait ce que 6 patients se pointaient pour avoir un diagnostic....


[Edité le 05/03/06 par Manas]
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coucourde
Doyen

Messages : 511
Enregistré : 06/07/2003
Posté le 04/03/2006 à 23:32 notnew
Juste une petite question : il apprend quoi l'étudiant en pharmacie pendant minimum 6 ans ? Faut se renseigner un peu il ne fait pas qu'apprendre de la physique de la chimie ou de la biologie il a des cours de sémiologie, de pathologie, de pharmacologie, d'infectiologie, de secourisme, etc... bref c'est un professionnel de santé.

Alors oui il n'en sait pas autant qu'un médecin mais pour certaines pathologies ( diabète , troubles du métabolisme thyroïdien, carence martiale, et j'en passe)
on est tout à fait capable de se débrouiller.

Maintenant si les étudiants en pharmacie et les pharmaciens dévalorisent eux-même leur profession...pas étonnant qu'on ait du mal à percer...(faut pas toujours rejeter la faute sur les médecins smilies)



[Edité le 26/02/06 par Choupidoo]

Là, je pense que vraiment tu te méprends Choupidoo. Si tu savais le nombre de médecins qui suivent mal les patients diabétiques... qui connaissent mal cette pathologie.
Non, un pharmacien n'est pas capable d'assurer le suivi d'un patient diabétique!
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 12/08/2006 à 18:50 notnew
Allez on relance le débat :

Voici un article du quotidien du pharmacien:

Selon une enquête du Crédoc

Pharmacien-prescripteur : les Français sont pour

Une grande majorité de Français est favorable à la prescription par les pharmaciens de médicaments pour la prise en charge de certaines maladies et, en cas de renouvellement de traitements chroniques, révèle une enquête du Crédoc réalisée à la demande du Collectif des groupements. Les personnes interrogées émettent en revanche des réserves face aux déremboursements des spécialités.

L’idée du pharmacien-prescripteur continue de faire son chemin. Tandis que ce principe fait aujourd’hui quasiment l’unanimité au sein de la profession, une grande majorité de Français y est également favorable. En effet, 75 % d’entre eux accepteraient que les officinaux prescrivent des traitements pour des maladies telles que la diarrhée ou le rhume, révèle une enquête du Crédoc* réalisée pour le compte du Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (Cngpo). En outre, près de 7 sur 10 seraient d’accord pour que les pharmaciens prolongent les ordonnances des malades chroniques. Il faut dire que les officinaux bénéficient d’une cote de confiance particulièrement importante au sein de la population : 96 % des personnes interrogées déclarent avoir «tout à fait» ou «plutôt» confiance dans leur pharmacien. Il ne reste donc pratiquement plus que le corps médical pour émettre encore des réticences à la prescription pharmaceutique.

Selon un sondage Harris Médical, effectué aussi à la demande du Cngpo (« le Quotidien » du 14 mars 2005), 59 % des généralistes seraient hostiles à la prescription par les pharmaciens de médicaments pour le petit risque. La proportion monte à 64 % en ce qui concerne le renouvellement des traitements pour les maladies chroniques. Quoi qu’il en soit, les mentalités devront certainement être amenées à évoluer face à la pénurie de médecins rencontrée dans certaines zones géographiques.

Non au déremboursement. Au-delà du pharmacien-prescripteur, l’enquête du Crédoc s’est également intéressée au ressenti des Français face aux déremboursements de spécialités. Résultat : ceux-ci «ne sont pas favorables aux mesures visant à dérembourser les médicaments», commente le Collectif. En effet, pour remettre à flot les comptes de la Sécu, les personnes interrogées jugent préférable de commercialiser les spécialités sous forme de plus petits conditionnements (80 %), mais aussi de limiter les prescriptions médicales (56 %). Elles estiment aussi que cette disposition est susceptible de rendre difficile l’accès aux soins des plus pauvres et s’interrogent sur le bien-fondé de l’emploi du terme de service médical rendu « insuffisant ». «Les Français se demandent en effet pourquoi, si ces médicaments sont inefficaces, les avoir mis sur le marché et les conserver à la vente aujourd’hui?», rapporte le Cngpo.

Toutefois, près de 6 individus sur 10 admettent qu’il puisse être nécessaire de dérembourser certains produits afin de maintenir la prise en charge des médicaments dédiés à des maladies plus graves.

Pas de médicaments en libre-service. Une fois déremboursés, les produits continuent cependant d’être achetés par les patients. Tandis que 47 % des Français ont consulté un médecin qui leur a prescrit des médicaments non remboursés, 83 % d’entre eux déclarent les avoir tous achetés, à en croire les résultats de l’enquête du Crédoc. «En cas de déremboursement de tous les médicaments dédiés au soin d’un rhume ou d’une diarrhée, 90% des Français ne changeraient pas leurs comportements actuels déjà largement tournés vers l’achat et la prise spontanée de médicaments non remboursables ou sans ordonnance», relève le Cngpo. Près des deux tiers des personnes ayant répondu à l’enquête ont acheté des médicaments non remboursés depuis un an, ajoute par ailleurs ce dernier, qui précise que cette pratique décroît avec l’âge. «Si 73% des 25-34 ans ont acheté des médicaments sans ordonnance et non remboursables depuis un an, ce n’est plus le cas que de 60% des plus de 65ans», indique-t-il. Et de conclure : «L’achat de médicaments non remboursés est donc une pratique largement répandue et acceptée dans la population.»

Autre révélation de l’enquête : les patients ne souhaitent pas voir les produits déremboursés passer de l’autre côté du comptoir des pharmacies. La création de rayons « libre-service » séduit moins de 1 Français sur 2 (45 %), indique le Cngpo. Près de 80 % des personnes interrogées estiment en effet qu’il est trop risqué de mettre en vente des médicaments en libre-service. Un paramètre à ne pas oublier à l’heure où la réflexion sur l’avenir de la médication officinale vient d’être officiellement lancée.

> CHRISTOPHE MICAS

* Enquête réalisée entre le 31 mai et le 7 juin auprès d’un échantillon représentatif de 1 022 personnes.

Une revendication du Collectif

Dans le Livre blanc qu’il vient d’éditer (voir « le Quotidien » du 3 juillet), le Cngpo milite en faveur de l’autorisation de la «prescription pharmaceutique pour des maladies bien déterminées, dans un cadre précisément défini, en vue de pallier les dysfonctionnements actuels et de réaliser des économies substantielles». Pour lui, cette prescription pharmaceutique doit être assortie d’une rémunération pour le pharmacien et d’un remboursement au patient.

[Edité le 14/08/06 par Choupidoo]
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CéréaleDriller
Désagrégé de médecine

Messages : 295
Enregistré : 26/07/2005
Posté le 16/08/2006 à 14:27 notnew
Mais là il ne s'agit même plus d'un pharmacien clinicien, mais de la prescription par le pharmacien d'officine...

Moi j'aimerais savoir, dans ce cas, ce que les pharmaciens ici présent, seraient prêts à prescrire si on leur en donne le droit ?
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Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes.(Proverbe Shadock)
Du rituel à la mystique, la frontière est floue. L'hygiène dentaire est une religion, une religion de salut dont la brosse à dents est le Messie.

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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 31/08/2006 à 12:53 notnew
A partir du moment où l'on a la pathologie à partir d'un diagnostic clinique ou biologique on est capable de tout prescrire.
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Galien
Doyen

Messages : 497
Enregistré : 13/01/2002
Posté le 02/09/2006 à 00:14 notnew
Je ne suis pas tout a fait d'accord avec toi Choupidoo. En théorie, c'est pas complètement faux. Tel pathologie --> tel traitement. ok dans les bouquins. Pour la pratique, c'est plus compliqué.
Les pharmaciens d'officines ne sont pas assez formés. Il faudrait réformer en profondeur les études pharmaceutiques pour que tous les pharmaciens soient capables de prescrire efficacement et sans danger.

Les internes en pharmacie sont mieux formés et je pense qu'ils devraient participer à la décision thérapeutique. C'est déjà le cas dans le cadre des maladies infectieuses et le labo de microbio.

Je pense qu'il faut laisser la prescription (et donc la responsabilité) au clinicien qui est celui qui possède le plus d'élément pour décider, mais il ne possède pas forcément TOUS les éléments, utilisez votre pharmacien ou votre biologiste, il aide souvent et il ne demande que ça!!!
smilies

[Edité le 02/09/06 par Galien]
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"J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé" Voltaire


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gnome
Désagrégé de médecine

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Posté le 02/09/2006 à 09:58 notnew
D'après l'article que tu nous as mis, je comprends surtout que les français seraient d'accord pour aller voir uniquement leur pharmacien en cas de "petite" pathologie (genre rhume ou diarrhée). Le problème est quand même qu'il faut quelqu'un qui affirme que c'est bien une diarrhée et non pas un syndrome dysentérique (ou la manifestation d'une autre pathologie grave) par exemple...

En plus, la prescription d'un médicament sur une liste déjà existante de médicaments peut amener à des interactions ou déséquilibres d'autres traitements. De ce point de vue, ça nécessite de savoir diagnostiquer et traiter toutes les maladies (et pas juste les indications du vidal, car parfois les gens ne perçoivent pas qu'ils sont à risque de telle ou telle pathologie ou bien ne se rappellent pas exactement de leurs antécédents et il faut reconstituer, etc) Du coup, ça devient un boulot médical. Personne ne dit que les pharmaciens n'en sont pas capables ou qu'ils seraient plus mauvais que les médecins (c'est clair que c'est pas juste le diplome qui donne une compétence et que tous les médecins ne se valent pas). Simplement, ils perdent leur spécificité pour devenir une spécialité médicale de 2ème rang sans compter que le fameux conflit d'intérêt prescription/délivrance qui peut faire craindre les pires déviances...

Parallèlement, c'est clair que les pharmaciens d'officine sont clairement sur-diplomés pour le rôle qu'ils effectuent. C'est très intéressant de se demander ce qu'ils pourraient réaliser qui permettrait d'utiliser leurs compétences.
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iznogoud2
Ministre de la Santé

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Vie réelle
Jérôme Duisit
Pays : Belgique
Domaine : Médecine
Niveau : Médecin
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Posté le 05/09/2006 à 20:18 notnew
Tu devrais peut être faire médecine choupidoo, ça permettrait de clore le débat smilies
_____
Médecin-Assistant en Chirurgie
Words of a surgeon : for everything u do, think twice, cut once.
Ancien conseiller facultaire médecine à l'AGL
Chirurgien-dentiste à la retraite
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

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Posté le 05/09/2006 à 21:56 notnew
En effet, Galien je pense qu'il faudrait plus axé la formation actuelle des pharmaciens en France sur les schémas thérapeutiques.

Sinon pour répondre à Iznogoud2, je ne cherche pas à transformer le pharmacien en une sorte de "médecin de 2nd rang" (jamais de la vie smilies) juste que ses compétences sur les médicaments soient mieux utilisées et la prise en charge thérapeutique des patients par un pharmacien en partenariat avec le médecin est certainement le meilleur moyen de montrer l'intéret humain et financier de l'avoir comme prescripteur.
Les québecois l'ont bien compris. Voilà pour l'hôpital.

Dans le cadre de l'officine, il y a un conflit d'intéret je ne le nie pas (même si cela peut être évité avec des contrôles).

Dans l'article du quotidien du pharmacien il y a une étape de plus qui est franchie c'est celle du pharmacien d'officine qui fait son diagnostic et là je suis plus reservé même si, le pharmacien normalement connait les signes de gravité qui permettent de différencier une simple diarrhée d'une dysenterie.. pour citer l'exemple de gnome...mais les pharmaciens devront être formés sur les diagnostics différentiels c'est évident.

[Edité le 05/09/06 par Choupidoo]
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iznogoud2
Ministre de la Santé

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Vie réelle
Jérôme Duisit
Pays : Belgique
Domaine : Médecine
Niveau : Médecin
Fac : BRUXELLES UCL
Posté le 06/09/2006 à 20:59 notnew
Qu'est-ce qui t'as amené dans ta pratique de biologiste médical à un tel constat de nécessité, et à une telle véhémence sur le sujet ?
Je veux bien imaginer une situation idéale où tout le monde connait tout sur tout, mais l'époque des génies universelles s'est arrêtée au 16°siècle. C'est une question d'organisation pratique de formation, où les sujets d'apprentissages sont répartis entre 2 filières, pour que chacun puisse faire au mieux (car le volume à apprendre est énorme), en toute complémentarité bien entendu.
Les médecins font aussi beaucoup de pharmaco pendant leur temps d'étude, en tout cas ce qui est suffisant pour la thérapeutique. Dans ta formation de pharmacien, quel est la proportion réelle des connaissances apprises qui sert pour un tel rôle du pharmacien prescripteur ? Ne crois tu pas que quelques pharmaciens calés;) ne pourraient pas apprendre cette partie là, utile au niveau clinique, de la pharmacopée au médecins en formation ?


[Edité le 06/09/06 par iznogoud2]
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Médecin-Assistant en Chirurgie
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Chirurgien-dentiste à la retraite
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Davidou
Externe (diplomé secrétariat médical)

Messages : 50
Enregistré : 29/06/2006
Posté le 18/09/2006 à 20:56 notnew
bon j'ai pas tout lu hein mais quel débat roggnnoonn di djiouuuuuuuuuuu !!!! smilies
y'a pleins de trucs écrits qui sont jolis sur la médecine, la clinique, lââââââââ prescription , c'est S-U-P-E-R !!! c'est beau ce sacrifice pour le patient que je vois chez nos gentils médecins de France (pas touts hein, certains...) , ce sérieux qui les caractérise : "quoi ??? hors de question !! la vie de mon patient est en jeu... monsieur le pharmacien, vous n'avez pas le droit de prescrire de mercurochrome pour le genou de cet enfant !! inconscient, il pourrait présenter un traumatisme bcp plus grave !! vous n'êtes en rien CLINICIEN, alors que MôôôôôôAAAAAAAA, je suis Médecin...."
bon je caricature évidemment mais on en est pas loin dans certains posts....smiliessmiliessmilies

évidemment que les pharmaciens devraient avoir un droit de prescrire dans certains domaines, qui seraient à définir peut être !!!
quand je lis les posts, c'est l'éternel débat, l'éternel querelle de paroisses entre les médecins et les non-médecins qui sont quand même un peu médecins mais pas tout à fait médecins mais un petit peu (!)tout en étant une profession médicale : alors les médecins ne veulent surtout pas qu'on touche à leur petit droit souverain de prescrire, et puis les autres veulent absolument un droit de prescription (qu'ils demandent puisqu'ils ne l'ont pas).
Soyons honnêtes : le noeud du pb c'esst évidemment, qd même, la bonne santé des patients, mais c'est surtout une question de reconnaissance et de statut...

Enfin bref, moi je suis POUR, dans une certaine mesure.

PS : ah oui, un truc très drôle, j'aurais dû citer le post, c'est vrai que nos médecins connaissent bien la sémiologie ?????????????????????????????????
ah bon ???
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tonio
Chef de pique-nique

Messages : 162
Enregistré : 30/07/2001
Posté le 03/10/2006 à 14:59 notnew
bon j'ai pas tout lu hein mais quel débat roggnnoonn di djiouuuuuuuuuuu !!!! smilies
y'a pleins de trucs écrits qui sont jolis sur la médecine, la clinique, lââââââââ prescription , c'est S-U-P-E-R !!! c'est beau ce sacrifice pour le patient que je vois chez nos gentils médecins de France (pas touts hein, certains...) , ce sérieux qui les caractérise : "quoi ??? hors de question !! la vie de mon patient est en jeu... monsieur le pharmacien, vous n'avez pas le droit de prescrire de mercurochrome pour le genou de cet enfant !! inconscient, il pourrait présenter un traumatisme bcp plus grave !! vous n'êtes en rien CLINICIEN, alors que MôôôôôôAAAAAAAA, je suis Médecin...."
bon je caricature évidemment mais on en est pas loin dans certains posts....smiliessmiliessmilies

évidemment que les pharmaciens devraient avoir un droit de prescrire dans certains domaines, qui seraient à définir peut être !!!
quand je lis les posts, c'est l'éternel débat, l'éternel querelle de paroisses entre les médecins et les non-médecins qui sont quand même un peu médecins mais pas tout à fait médecins mais un petit peu (!)tout en étant une profession médicale : alors les médecins ne veulent surtout pas qu'on touche à leur petit droit souverain de prescrire, et puis les autres veulent absolument un droit de prescription (qu'ils demandent puisqu'ils ne l'ont pas).
Soyons honnêtes : le noeud du pb c'esst évidemment, qd même, la bonne santé des patients, mais c'est surtout une question de reconnaissance et de statut...

Enfin bref, moi je suis POUR, dans une certaine mesure.

PS : ah oui, un truc très drôle, j'aurais dû citer le post, c'est vrai que nos médecins connaissent bien la sémiologie ?????????????????????????????????
ah bon ???

je m'étais juré de ne plus répondre à ce topic mais bon ...

Si les médecins sont loin d'être parfait dans leur diagnostics et leur thérapeutique mon cher Davidou (ce qui me parait fort vraisemblable), tu admettras facilement que les pharmaciens dont ce n'est pas le boulot ni la formation, sont probablement encore plus défaillant !
Je remarque d'ailleurs dans ma pratique quotidienne que des retards diagnostics lié au passage préalable chez le pharmacien (qui a vendu un ou des médicaments inutiles au passage) sont habituels et le procés contre le pharmacien est parfois évité grâce à notre bienveillance !
Je n'ai vraiment pas envie que les choses empirent !
Les médecins font déjà assez de conneries pour ne pas rajouter celles des autres pour des raisons purement mercantiles ! (augmenter le CA des pharmaciens)
Chacun son job !
Sinon on peut raisonner dans l'autre sens : pourquoi le medecin ne pourrait il pas prescrire ET vendre dans la foulée les médicament qu'il vient de prescrire ?
ça permettrait au patient de ne pas perdre son temps chez le pharmacien !
c'est une idée à creuser !
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

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Enregistré : 02/01/2002
Posté le 03/10/2006 à 18:43 notnew
Il suffit de taper "pharmacist" et "therapeutic" dans Pubmed. Pour tomber sur un nombre impressionnant d'articles sur la place du pharmacien dans la mis en place d'une thérapeutique et du bénéfice au patient...

C'est hallucinant de voir le conservatisme de certaines médecins ou étudiants en médecine même quand il s'agit de l'intéret des patients. S'agirait-il d'un problème de pouvoir ?

Combien faudra-t-il de mort par iatrogénie médicamenteuse avant que l'on se rende compte qu'il faudrait des pharmaciens dans les services ?

Sinon pour l'officine, c'est tout a fait possible de codifier un système qui permettrait au pharmacien de prescire une thérapeutique à partir d'une pathologie diagnostiquée par le médecin (les biologistes médicaux rajoutent bien des analyses en fonction des signes cliniques) sans conflit d'intéret.

Qu'est-ce qui t'as amené dans ta pratique de biologiste médical à un tel constat de nécessité, et à une telle véhémence sur le sujet ?
Aucune véhémence, je défends simplement une évolution inéluctable du métier de pharmacien. Ma pratique de "biologiste médical" me prouve chaque jour que l'on peut travailler avec des médecins clinicens sans qu'il y ait le moindre problème. Eux s'occupent du diagnostic clinique nous du biologique sans aucun problème. Je ne vois pourquoi il n'en serait pas de même entre pharmacien et médecin dans les établissement de santé et en ville.

Je veux bien imaginer une situation idéale où tout le monde connait tout sur tout, mais l'époque des génies universelles s'est arrêtée au 16°siècle.
Euh...là malheureusement je crois que tu parles pour toi.
Il est fini le temps où le médecin pouvait gérer tout seul une thérapeutique médicamenteuse.

C'est une question d'organisation pratique de formation, où les sujets d'apprentissages sont répartis entre 2 filières, pour que chacun puisse faire au mieux (car le volume à apprendre est énorme), en toute complémentarité bien entendu.
Les médecins font aussi beaucoup de pharmaco pendant leur temps d'étude, en tout cas ce qui est suffisant pour la thérapeutique. Dans ta formation de pharmacien, quel est la proportion réelle des connaissances apprises qui sert pour un tel rôle du pharmacien prescripteur ? Ne crois tu pas que quelques pharmaciens calés ne pourraient pas apprendre cette partie là, utile au niveau clinique, de la pharmacopée au médecins en formation ?

On apprend bien à utiliser la pharmacopée mais ça n'a vraiment d'intéret que pour le pharmacien industriel qui contrôle des médicaments dans les labos pharmaceutiques.

Moi je te parle du pharmacien professionnel de santé et lui la pharmacopée il s'en balance pas mal.

PS : A ce sujet lire ce rapport de l'ONDPS

[Edité le 05/10/06 par Choupidoo]
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iznogoud2
Ministre de la Santé

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Posté le 14/10/2006 à 17:07 notnew
Je veux bien imaginer une situation idéale où tout le monde connait tout sur tout, mais l'époque des génies universelles s'est arrêtée au 16°siècle.
Euh...là malheureusement je crois que tu parles pour toi.
Il est fini le temps où le médecin pouvait gérer tout seul une thérapeutique médicamenteuse.
Mais c'est exactement ce que je voulais dire. Coopération ne signifie pas nécessairement télescopage des compétences. Il faut juste que la décision finale appartienne à une seule personne et pas à deux sinon personne n'est responsable. Ton idée est très pertinente mais me semble peu viable à part en hôpital universitaire dans des cas complexes.

Bon je viens de lire le rapport que tu citais : c'est vrai qu'il y a des pistes inétressantes pour le pharmacien prescripteur, ça marche avec la pillule du lendemain alors pourquoi pas avec d'autres produits. Je crois de fait qu'il faut être précis et discuter concrètement des cas (pas ici en tout cas) dans lesquels le pharmacien pourrait prescrire. Sûrement aussi changer la formation universitaire, avec pour ceux qui choisissent officine une formation poussée en sémio et en clinique.

[Edité le 14/10/06 par iznogoud2]
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llagneau
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Posté le 03/11/2006 à 18:22 notnew
Je crois qu'il ne faut pas tout confondre. Quand on parle de pharmacien prescripteur, on ne parle pas d'un pharmacien qui se prend pour un medecin, le pharmacien a effectivement des connassances limitées en semio et en clinique.
Ces connaissances lui permettent de comprendre la therapeutique qui a été mise en place par le medecin et de verifier si le traitement est bienfondé. Elles lui permettent egalement de savoir quand un symptome cache quelque chose. Le pharmacien a une capacité de jugement et une ethique professionnelle (la majorité d'entre eux en tout cas, et pour les autres, noublions pas qu'ils ont des homologues medecins.)et ne pensent pas toujours a leur chiffre d'affaire comme on peut le lire dans certains posts (sans commentaire).

Pour en revenir au sujet, cette reforme se limiterait aux petites pathologies dans une limite de competence qui reste a definir ainsi qu'au renouvellement de traitement.
Dans ce cedre en particulier je pense que le dmp (dossier medical patient) permettra aux professionnels de santé de communiquer entre eux et pour chacun d'avoir acces a des informations fiables (le diagnostic du medecin, les resultats d'analyses bio, les traitements en cours, les allergies....)
Cela permettrait au pharmacien d'avoir toutes les informations necessaires a une prescription (limitée) dans le cadre d'un renouvellement.

Pour resumer, le droit de prescription du pharmacien n'est pas encore en place parce qu'il est tres difficile de mettre une limite aux competences du pharmacien. C'est le principe de precaution qui prevaut.
Et s'il vous plait arreter de penser que si on autorise le pharmacien a prescrire il va se mettre a faire n'importe quoi, celui qui ne maitrise pas ses competences fera appel soit au medecin, soit a un autre pharmacien plus competent..., c'est du bon sens.
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