Posté le 04/09/2005 à 14:20

autant je suis d'accord avec vous sur ce magazine, sur le fait que les classements sont loin d'être parfait... autant je pense qu'il ne faut pas rejeter en bloc tout et n'importe quoi !
"L'activité ambulatoire dépend surtout de l'intervention chirurgicale et de l'état physiologique/pathologique du patient, et pas de l'organisation du service !!!!!"
pour ce qui est de l'ophtalmo je peux t'assurer que c'est bien un problème d'organisation avant tout et je pense que c'est pareil pour les spécialités concernées par l'ambulatoire en règle général (il faut svt un service dédié pour que ça tourne bien)
"La technicité ? Une nouvelle technique peut être mal maîtrisée... et au contraire une "ancienne" peut l'être parfaitement... Un petit hôpital très compétent qui ne fait pas d'interventions pointues sera donc mal classé..."
le petit hôpital ne va pas rester longtemps compétent s'il ne se met pas aux nouvelles techniques: exemple de la coelio pour la gynéco, qui voudrait se faire enlever un kyste ovarien par laparo même réalisée par un chirurgien ultra compétent ?
un autre exemple ? en ophtalmo, certains services opèrent encore les cataractes en extraction manuelle car ils n'ont pas le matériel pour faire des phakoémusifications, les oph qui opèrent en manuel maitrisent surement cette technique (qui était la référence il y a 15 ans)mais je n'enverrais jamais mon grand père là bas !
"Spécialisation ? En quoi le fait d'être orienté vers un domaine particulier garantit-il une meilleure qualité des soins ?"
ben c'est très simple: matériel adapté et le plus svt de pointe, organisation plus proche des besoins (par exemple existence d'une unité d'ambulatoire)plus rationnelle, personnel habitué à des pathologies ciblées et donc qui connait bien ces pathologies (permet de mieux informer les patients, de bien mieux en charge d'éventuelles complications en réagissant plus vite...), et enfin medecins et/ou chirurgiens spécialisés: si tu devais faire opérer ton gamin, tu préfererais sûrement qu'il soit endormi par un anesthesiste pédiatrique, opéré de son appendicite par un chir pédiatrique, et entouré par du personnel habitué à s'occuper des enfants (puéricultrice, aide-puér...) non ? (moi si !)
"Ici, les critères retenus correspondent à ce que les lecteurs veulent savoir, rien à voir avec une évaluation objective de la qualité des soins... Cette année, "comme de par hasard", ils prennent en compte la lutte contre les infections nosocomiales! Pourquoi seulement maintenant?"
mieux vaut tard que jamais non ? peut être que certain service, grâce aux emmerdeurs que sont les journalistes (avec leur qualités et leur défauts)vont enfin s'occuper de ce problème !
"le but d'un hôpital n'est pas de guérir el plus de gens dans untemps record (sinon les services de soins palliatifs n'ont plus de raison d'être puisqu'ils guerissent personnes) mais de prendre en charge de manière la plus adapté un maximum de patients"
là encore il ne faut pas se tromper: on parle pour la majorité de service de chirurgie ou de médecine réalisant des actes techniques pas de service de soins palliatifs et donc le critère de durée de séjour est pertinent: plus il est bas meilleure est l'organisation du service, moins il y a de complications, meileures sont les techniques opératoires (par exemple opérer en coelio au lieu de laparo réduit la plupart du temps le séjour) on le vérifie tous les jours en ophtalmo !
ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain !
[Edité le 09/09/05 par tonio]