Posté le 26/09/2002 à 16:18

l'industrie du medicament et du cosmetique (souvent sous la meme holding) sont les indstries qui aujourd'hui degagent la plus grosse marge.
Smith, Kline & Beecham, par exemple, a vu ses benefices emputes par le generique en Angleterre, ca ne l'empeche pas de continuer a degager des marges subtancielles.
Les labos ont une bonne dizaine - si ce n'est plus - d'annees avant que le brevet d'exclusivite ne tombe dans le domaine public.
Si les labos ont de bons produits, t'inquiete que ces annees peuvent etre largement mises a profits pour faire d'enormes marges, les investir, et compenser l'arrivee du generique par un nouveau produit issu de la R&D.
Je suis capitaliste dans l'ame. Mais je ne vais pas pleurer sur les labos. Le patient prime, et je ne prescrits plus que des generiques lorsqu'ils sont disponibles.
L'Etat francais est quand meme tres hypocrite. A l'AP-HP, pas de generique, on prescrit du Clamoxyl de chez Beecham. Le labo fourni l'AP-HP a un tarif defiant toute concurrence, largement en dessous du prix "de ville".
Et que pensez-vous que l'Interne fasse lorsqu'il prescrit les ordonnances de sortie de ses malades? Il reconduit la prescription hospitaliere, logique, non?
Et donc les malades ressortent avec leur prescription de Clamoxyl, alors qu'il existe un generique!
Joli coup, non?
Si le medicament est inutile, qu'on arrete de le rembourser. Si le malade veut se la payer, libre a lui.
Si il existe un generique, pourquoi prescrire plus cher?
Je crois que cela va surtout faire le menage dans les labos, en particulier francais, dont la structure et l'organisation reste tres archaique et patriarcale. Il n'y a pas vraiment de "fleuron" francais, a part Merieux et Pasteur qui sont en fait des boites internationales. N'en deplaise aux rethoriciens, la globalisation dans le domaine pharmaceutique est une realite. Si la France doit s'adapter, c'est le moment.