Posté le 07/03/2006 à 01:26

Oui, c'est bien ce que j'avais compris.
Le problème en psychiatrie, c'est tout de même le peu d'explications vérifiées que l'on peut donner pour expliquer les pathologies...
2 grands courants de la pensée psychiatriques (mais pas les seuls) sont représentés par la "psychiatrie biologique" d'une part, et l'approche psychanalytique d'autre part. Il existe d'autres courants, notamment les courants comportementalistes et cognitivistes.
La "psychiatrie biologique" tente de donner des explications rationnelles, physiopathologique aux pathologies psychiatriques. Au départ, ce courant est né de l'observation de l'effet bénéfique de certains phénomènes (fièvre et convulsions+++) sur certaines pathologies psychiatriques, puis de la découverte + ou - fortuite des effets potentiellement bénéfiques sur les pathologies psychiatriques de médicaments dits psychotropes.
Mais aujourd'hui encore, la "psychiatrie biologique" explique selon moi + la possible physiopathologie des affections psychiatriques à postériori, en étudiant en fait le mode d'action de médicaments psychotropes qui présentent des effets bénéfiques.
Tout au contraire, la théorie psychanalytique élabore tout un schéma représentatif du fonctionnement de l'esprit humain, pour élaborer, à partir de ces représentations, des concepts thérapeutiques avec + ou - de succès.
Il faut noter tout de même que la France reste un pays culturellement très attaché à la théorie psychanalytique, laquelle je pense marque plus le pas dans d'autres pays.
Alors, pour donner mon avis personnel, j'aurais tendance à comparer la théorie psychanalytique à ce que pouvait être le système des humeurs il y a quelques siècles dans le domaine des pathologies non psychiatriques; c'est-à-dire un schéma représentatif dont je ne peux me convaincre qu'il ne soit fallacieux, sans pour autant en nier l'intérêt (ce n'est pas parce qu'une théorie scientifique est fausse qu'elle n'a pas d'intérêt, la science d'ailleurs progresse d'erreurs en erreurs pour adapter de mieux en mieux ses concepts, schémas représentatifs, aux observations de ce qui constitue des faits scientifiques).
J'aurais donc plus facilement tendance à accepter la théorie princeps de la "psychiatrie biologique", qui cherche dans le fait biologique le primum movens des manifestations psychiatriques. Mais force est de constater que la "psychiatrie biologique" ignore encore presque tout...
Alors voilà, tu voulais que l'on prenne position, je l'ai fait mais je tiens à préciser que je ne connais en fait pas très bien la psychiatrie, et que l'avis donné plus haut résulte plus d'une intuition que d'un raisonnement rigoureux posé sur les bases de connaissances précises.
[Edité le 07/03/06 par coucourde]