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Psychanalyse contre psychiatrie biologique

Aller en bas • 6 réponses
laze
Jeune Carabin

Messages : 28
Enregistré : 24/08/2005
Posté le 05/03/2006 à 18:21
Je me permets de lancer un débat pour tenter de prendre la mesure de l'opposition, chez les étudiants en médecine, entre psychanalyse et psychiatrie biologique. Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à prendre position, vos avis m'intéressent ...
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eureka,tu as trouve?
Membre banni


Messages : 668
Enregistré : 26/07/2005
Posté le 05/03/2006 à 22:34
bonjour
Pourquoi parler de psychiatrie biologique?Psychiatrie ne suffit pas a elle meme?
As tu utilisé la fonction rechercher?:
http://forums.remede.org/questions_generales/sujet_8135.html...

Enfin la psychanalyse dans les premiers ecrits de freud etaient lié a une fonction biologique , rappelons que celui ci etait medecin precisemment neurologue.

Pour finir, il n existe pas qu une seule psychanalyse mais plusieurs courant de psychanalyse.
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Cordura
Super modérateur

Messages : 4294
Enregistré : 08/01/2003

Vie réelle
Matthieu Marchetti - 23 ans
Pays : France
Domaine : Médecine
Niveau : DCEM4
Fac : TOULOUSE RANGUEIL
Posté le 06/03/2006 à 08:17
Oui moi aussi j'ai du mal à saisir l'intérêt du "biologique" après psychiatrie.. Si c'est pour laisser entendre que la psychiatrie est une discipline qui s'occupe uniquement de l'aspect biologique des maladies, c'est mal connaître cette spécialité..

Ensuite pourquoi faudrait-il qu'il y ait une opposition chez les étudiants en médecine, entre la psychanalyse et la psychiatrie ? Ce sont deux choses totalement différentes.
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CéréaleDriller
Désagrégé de médecine

En ligne
Messages : 295
Enregistré : 26/07/2005
Posté le 06/03/2006 à 11:18
Peut être voulait il parler de l'intérêt de la psychanalyse dans le traitement des maladies psychiatriques, face à d'autres méthodes comme un traitement médicamenteux.

D’un autre côté je n’y connais pas grand-chose.
Je me souviens seulement qu’en p1, c’était un psychiatre qui nous faisait sur les cours sur la psychanalyse, en nous disant " c’est une théorie parmi d’autres " mais il n’avait pas l’aire de la dénigrer pour autant.


[Edité le 06/03/06 par CéréaleDriller]
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laze
Jeune Carabin

En ligne
Messages : 28
Enregistré : 24/08/2005
Posté le 06/03/2006 à 12:11
Je me suis peut-être mal exprimé ... Je voulais parler en fait des deux courants (ou modèles) différents au sein de la psychiatrie que constituent l'approche (neuro)biologique et l'approche psychanalytique, le premier ayant pour objectif de rendre compte du psychisme dans sa totalité par l'étude de l'anatomie et du fonctionnement du système nerveux.
J'espère que vous situerez ainsi mieux le débat ...
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coucourde
Doyen

En ligne
Messages : 452
Enregistré : 06/07/2003
Posté le 07/03/2006 à 01:26
Oui, c'est bien ce que j'avais compris.

Le problème en psychiatrie, c'est tout de même le peu d'explications vérifiées que l'on peut donner pour expliquer les pathologies...

2 grands courants de la pensée psychiatriques (mais pas les seuls) sont représentés par la "psychiatrie biologique" d'une part, et l'approche psychanalytique d'autre part. Il existe d'autres courants, notamment les courants comportementalistes et cognitivistes.

La "psychiatrie biologique" tente de donner des explications rationnelles, physiopathologique aux pathologies psychiatriques. Au départ, ce courant est né de l'observation de l'effet bénéfique de certains phénomènes (fièvre et convulsions+++) sur certaines pathologies psychiatriques, puis de la découverte + ou - fortuite des effets potentiellement bénéfiques sur les pathologies psychiatriques de médicaments dits psychotropes.
Mais aujourd'hui encore, la "psychiatrie biologique" explique selon moi + la possible physiopathologie des affections psychiatriques à postériori, en étudiant en fait le mode d'action de médicaments psychotropes qui présentent des effets bénéfiques.

Tout au contraire, la théorie psychanalytique élabore tout un schéma représentatif du fonctionnement de l'esprit humain, pour élaborer, à partir de ces représentations, des concepts thérapeutiques avec + ou - de succès.
Il faut noter tout de même que la France reste un pays culturellement très attaché à la théorie psychanalytique, laquelle je pense marque plus le pas dans d'autres pays.

Alors, pour donner mon avis personnel, j'aurais tendance à comparer la théorie psychanalytique à ce que pouvait être le système des humeurs il y a quelques siècles dans le domaine des pathologies non psychiatriques; c'est-à-dire un schéma représentatif dont je ne peux me convaincre qu'il ne soit fallacieux, sans pour autant en nier l'intérêt (ce n'est pas parce qu'une théorie scientifique est fausse qu'elle n'a pas d'intérêt, la science d'ailleurs progresse d'erreurs en erreurs pour adapter de mieux en mieux ses concepts, schémas représentatifs, aux observations de ce qui constitue des faits scientifiques).
J'aurais donc plus facilement tendance à accepter la théorie princeps de la "psychiatrie biologique", qui cherche dans le fait biologique le primum movens des manifestations psychiatriques. Mais force est de constater que la "psychiatrie biologique" ignore encore presque tout...


Alors voilà, tu voulais que l'on prenne position, je l'ai fait mais je tiens à préciser que je ne connais en fait pas très bien la psychiatrie, et que l'avis donné plus haut résulte plus d'une intuition que d'un raisonnement rigoureux posé sur les bases de connaissances précises.

[Edité le 07/03/06 par coucourde]
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Kubrick
Doyen

Messages : 625
Enregistré : 04/08/2002

Vie réelle
Nicolas Martinelli - 26 ans
Pays : France
Domaine : Hors monde médical
Niveau : Hors monde médical
Fac : GRENOBLE
Posté le 07/03/2006 à 14:43
Des thèses ont mis en évidence des mutations de certains gènes sur des patients schizophrènes. Le KO de certains gènes chez des souris conduit à l'apparition d'un caractère "Schizophrène".

DONC 2 possibilités:
- soit il existe plusieurs types de schizophrénie différentes... et alors il y a un net problème de vocabulaire ici

- soit les mutations et le KO ne sont pas liés à la maladie, et sont plus le fait d'une coincidence ou d'une conséquence de la Schizophrénie, si on peut bien parler de ca chez une Souris.

Dans TOUS les cas, cela montre bien qu'une définition FORMELLE de cette maladie manque cruellement. C'est tout le problème de comparer une démarche Scientifique (qui établit des critères pour quantifier et sur lesquels appuyer une observation), d'une démarche psychanalytique qui part du postulat que nous avons plusieurs niveaux de conscience bien distincts, sans proposer d'autre explication que "c'est intuitif".

C'est donc exactement ce qui se passe avec les "humeurs".

[Edité le 07/03/06 par Kubrick]
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"Avant j'étais Schizophrène, mais à présent nous allons beaucoup mieux." Inconnu
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