Posté le 26/01/2004 à 11:24

Bonjour à tous !
J'ai malheureusement l'impression que ce forum qui posait pourtant des questions très intelligentes a été abandonné depuis quelques mois. Néanmoins, en tant qu'étudiante en psychologie, je donnerai des réponses à ceux qui passeront par là au hasard...
Petits rappels sur le statut du psychologue (et autres) :
Le diplôme de psychologie et un diplôme d'état délivré
- à la fin de la cinquième année d'études en psychologie à l'université, par un DESS
- après un DEA de psychologie (5ans ou plus)à l'université, complété par un stage répondant à des critères bien précis
- à la fin de la cinquième année de l'école de psychologie catholique de paris (eh oui...
Le psychologue n'est pas habilité à prescrire des médicaments, et il n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Cependant, il est le seul à pouvoir faire passer des tests projectifs à ses patients. Le test de Rorschach, par exemple (celui avec les tâches). Toute personne qui n'est pas diplômée en psychologie peut avoir des problèmes avec la justice s'il fait passer ces tests, hormis les étudiants bien sûr (et encore...)
Autres informations qu'il est bon d'avoir, surtout pour ceux qui veulent s'orienter vers la psychiatrie:
- le psychanalyste n'est pas diplômé. Souvent, il appartient à des associations dans lesquelles il est répertorié et reconnu comme tel. Pour être psychanalyste, il faut "simplement" avoir soi-même entrepris une psychanalyse pendant au moins 5 ans (ce qui n'est pas long, et pas forcément une partie de plaisir)
- le psychothérapeute n'est pas diplômé non plus. On pourrait dire que n'importe qui peut poser sa plaque. Heureusement ce statut est en train de changer, on parle de reconnaître les psychothérapeutes (voir le projet de réforme Accoyer). Au grand damne des psychologues, car ils perdraient encore plus de leur spécificité.
Aujourd'hui, les psychologues risquent d'être complètement noyés dans la masse de réformes. C'est donc un grand débat que vous avez entammé.
Il y auait cependant certaines choses à faire : par exemple prévoir un remboursement des consultations, car les psychiatres et les psychologues ont des façons très différentes d'apporter des soins aux malades. Et les personnes qui ont peu d'argent, et qui ne connaissent pas forcément la différence entre tous ces statuts (comme beaucoup de monde), s'adressent à des psychiatres et recoivent des traitements "chimiques", alors qu'ils n'auraient souvent besoin que de pouvoir s'exprimer...
Pour finir, je donnerai juste un petit conseil à ceux qui ont pour but de devenir psychiatres : essayez toujours de vous tenir informés de ce genre de problème, et, par expérience, renseignez-vous aussi sur les formations (souvent très peu contraignantes) de psychothérapeute. Je pense que les soins que vous pourrez apporter à vos patients seront d'autant plus complets et efficaces qu'ils viendront d'horizons multiples...
Sur ce, à bientôt

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