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[pharma] Rapport Attali : la déclaration de guerre

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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 21/01/2008 à 21:51 notnew
Je suis totalement d'accord sur le fait que le métier de pharmacien d'officine est très mal enseigné, comme celui de MG en médecine dans une moindre mesure.
On nous bassine avec une somme de truc incroyablement inutile mais les enseignements évoluent depuis quelques années avec des stages d'applications, la réduction de la chimie et de la botanique.
Mais est-il normal qu'on attende la 5e ou 6e année par exemple pour avoir des cours sur l'interprétation des ordonnances ?

Je suis assez pessimiste sur l'évolution de la pharmacie d'officine mais pas résigné, l'ordre si y est pris peut-être trop tard avec le dossier pharmaceutique...
Le lobbying des médecins a aussi largement contribué à limiter les possibilités de prise en charge des patients par le pharmacien.

Voilà le point final de toutes ces mesures, je me répète, c'est un risque accru pour la santé publique.
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snico
Désagrégé de médecine

Messages : 299
Enregistré : 21/02/2006
Posté le 22/01/2008 à 07:14 notnew
C'est vrai que, sans vouloir faire quitter le bateau qui prend l'eau, la lecture de ces posts inquiète la plupart de ceux qui n'en sont qu'au début de leurs études et qui voient changer les perspectives en cours de route.
Au point de se demander si ça vaut le coût de continuer.

Moi, je pense que les pharmas devraient mettre en avant une diversité plus grande en multipliant les formations complémentaires : il existe d'ores et déjà des possibilités avec les écoles d'ingé ou de commerce, de M1 ...

En tout cas, la suppression du nc revient à tuer ces études et si ça devait arriver, pour moi ce sera fini (y a qu'à voir les autres facs sans vouloir médire : la sélection - bonne ou mauvaise - garantie le boulot à la sortie).
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 22/01/2008 à 08:22 notnew
Après coup je pense que quand il parle du NC il parle des quotas de pharmacies par habitants et pas du nombre d'étudiants passant en 2e année de pharmacie.
D'un côté c'est bien si on ne peut pas entrer dans le capital des officines, on pourra en créer une juste à côté.
Bref encore une mesure inutile...
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snico
Désagrégé de médecine

Messages : 299
Enregistré : 21/02/2006
Posté le 22/01/2008 à 10:38 notnew
Et vous pensez vraiment que les propos rassurants de Mme Bachelot (qui ne sont valables que le temps de son passage au Ministère) ne sont pas un gage pour l'avenir ? Je veux dire que ce rapport est peut-être destiné à préparer les esprits ... pour une mise en application prochaine.
Je trouve ça flippant qu'un bonhomme puisse conseiller de vendre des médicaments en grandes surfaces sans que ça lui vienne 2 secondes à l'esprit que la vente sans ordonnance ne signifie pas sans risques.
Pour info, en cours de Santé Publique, on nous a indiqué que 5 à 20 % des consultations en service d'Urgences sont liées à la toxicité médicamenteuse (iatrogénie pour l'essentiel) : ils ont pas peur d'engorger les urgences ...
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Lodge
Ministre de la Santé

Messages : 1029
Enregistré : 31/08/2005
Posté le 22/01/2008 à 11:59 notnew
Comme l'a déjà écrit qqn mais je ne sais plus où, allez savoir pourquoi aux Etats-unis il est question de remettre les médicaments en vente-libre de nouveau sous la responsabilité d'un pharmacien et derrière le comptoir alors que nous on s'aprete à faire l'inverse.

Apparemment la toxicité et les risques de suicide ne sont pas d'actualité dans ce "rapport" pour ne pas dire torchon!

[Edité le 22/01/08 par Lodge]
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Cri
Mme la Ministre de la Santé
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Messages : 1144
Enregistré : 12/08/2004
Posté le 22/01/2008 à 18:05 notnew
Après coup je pense que quand il parle du NC il parle des quotas de pharmacies par habitants et pas du nombre d'étudiants passant en 2e année de pharmacie.

oui, c'est bien ça!
Nous avons eu une réunion avec un membre du bureau de l'Ordre qui l'a précisé, suite à l'étonnement général dans l'amphi. Il y aura toujours un concours
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Dami
Doyen

Messages : 483
Enregistré : 25/09/2004
Posté le 22/01/2008 à 20:18 notnew

On lui a appris à apprendre, mais pas à élaborer des stratégies pour changer les choses, prendre de grandes décisions...
...


La ministre actuelle de la santé en France n'est-elle pas une pharmacienne? n'est ce pas à elle que reviennent l'elaboration des strategies et les grandes decisions qui touchent directement le domain de la santé y compris celui de la pharmacie?


Chez nous , la ministre des affaires sociale et de la famille est aussi une pharmacienne Par contre celle de la santé est une juriste.


Tu sais pourquoi? pas parcequ'elles sont pharmaciennes ou juristes..mais parcequ'elles ont osés acceder le domain de la politique, ce dernier n'etant pas selectif coté etudes!


Je pense ,le probleme est que les pharmaciens ne s'impliquent pas à la politique et c'est justement pour cette raison qu'on decide à leur place!



[Edité le 22/01/08 par Dami]
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"L'échec est une des clefs de la réussite.Il est, parfois, la réussite elle-même. " Dami LEREMEDIEN
"On ne demande jamais à un menteur de dire la verité" enfin c'est vrai.
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Sofia
Interne

Messages : 96
Enregistré : 18/09/2004
Posté le 22/01/2008 à 20:46 notnew
Je suis assez d'accord avec souricette (et pourtant je suis en 6eA officine). Mais bon, l'Etat n'a pas les moyens de construire un système de santé parfait n'est ce pas? Mais en tout cas, les pharmaciens en sont en grande partie responsable de la dérive commerciale du métier, j'ai vu et entendu des choses assez hallucinantes.
Et puis en ce qui concerne la ministre, je ne pense pas qu'elle prenne les grandes décisions, elle se contente de faire ce que Sarkozy (et ses conseillers) veut mettre en place.
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Tchibe
Jeune Bizut

Messages : 3
Enregistré : 21/01/2008
Posté le 22/01/2008 à 23:13 notnew
Le pharmacien ne décide de rien, et ce qu'il se passe en ce moment en est la preuve.
Au niveau de l'officine déjà, il subit les réformes depuis quelques années sans que JAMAIS on ne lui demande son avis (les génériques, les franchises, les OTC qui passent de l'autre côté et c'est pas fini). On lui a appris à apprendre, mais pas à élaborer des stratégies pour changer les choses, prendre de grandes décisions, autrement la pharmacie d'officine ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Le problème du pharmacien, c'est qu'il connaît trop de choses qui ne lui servent à rien. Il faudrait déjà scinder les études par filière dès la 2ème année, intégrer des sciences po, éco (pour l'industrie) et laisser les détails (cycle de Krebs avec formules développées des réactifs et produits) à ceux qui se destinent à l'internat.
Les études telles qu'elles sont aujourd'hui ne les arment pas pour peser vraiment dans les décisions en matière de dépenses de santé. Résultat: on décide à leur place.
Si tu choisis de faire des études de pharmacie, tu choisis de devenir pharmacien, de devenir un spécialiste du médicament avant tout. Apres que tu te serves en pretique seulement des dernières années d'études dans ta vie professionelle c'est possible.
Un psychiatre, un généraliste, un anésthésiste... Ils se servent de quoi dans leurs 10années d'étude? Ils vont apprendre leur métier dans les 2 dernières années. Qu'est ce qu'il en a à faire le psy de tout savoir sur l'anatomie du pied?
Tu fais Medecine tu choisis d'être medecin,
Tu fais Pharma tu choisis d'être pharmacien, tu obtiens une formation polyvalente.
Après, à toi de te construire ton cursus, de faire les UE et les ES que tu vx. Je ne suis qu'en 3 et j'ai pu faire du market, du manag et de la compta sans problèmes.

Si ça te saoule d'apprendre des choses qui ne te servent pas forcément et directement dans la vie active, tu n'es pas faite pour faire des études longues.
Tu dis que le pharmacien ne prends pas de "grandes" décisions, c'est comme ça partout. Ce seront toujours les politiciens et les économistes qui auront le dernier mot.

Et puis en ce qui concerne la ministre, je ne pense pas qu'elle prenne les grandes décisions, elle se contente de faire ce que Sarkozy (et ses conseillers) veut mettre en place.

Ce sera toujours le président qui tranchera biensur, mais le ministre de la santé tente de satisfaire les exigeances économiques en préservant le plus possible la santé publique.

Je ne pense pas qu'on puisse dire que les pharmaciens ne savent pas et et ne cherchent pas à se défendre.
Le problème (pour comparer ce qui est comparable) c'est déja qu'ils sont beaucoup moins nombreux que les médecins et exercent en plus dans des mondes différents: CHU, industrie,administration,répartition... Quant aux officinaux je pense qu'on peut dissocier les intérêts des adjoints des intérêts des titulaires.

Dans cet état là comment pourrions nous voir ressortir une unité chez les pharmaciens? Comment faire pression quand les avis et les intérêts sont si divergeants?

Mais en tout cas, les pharmaciens en sont en grande partie responsable de la dérive commerciale du métier, j'ai vu et entendu des choses assez hallucinantes.

Je suis d'accord avec toi; Mais si rien ne change, il y aura bientôt 1 pharmacien pour 15 préparateurs dans une big pharmacie.
Pour empêcher ça d'arriver, je pense que l'on doit réformer l'officine, adapter la structure officinale ainsi que le mode de rémunération au conseil, et à l'optimisation thérapeutique, pour que le pharmatien soit vraiment disposé à exercer correctement son métier... La sécu, les patients et les pharmaciens ont tous a y gagner. (pourquoi pas selon le modèle australien?)

[Edité le 22/01/08 par Tchibe]

[Edité le 23/01/08 par Tchibe]
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Jean-Baptiste MARTIN
Etudiant en 3ème année de pharmacie
VP Com de l'AEPG
Elu UFR
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 23/01/2008 à 22:44 notnew
TITRE : Rapport Attali: Nicolas Sarkozy se prononce en faveur du maintien du monopole pharmaceutique aux officines

PARIS, 23 janvier 2008 (APM) - Le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est prononcé mercredi en faveur du maintien du monopole pharmaceutique aux officines lors d'une conférence de presse.

Le rapport de la commission pour la libération de la croissance française, présidée par Jacques Attali, a été remis mercredi à Nicolas Sarkozy qui en a commenté en fin de matinée les points les plus importants.

Dans une version du rapport, mise en ligne vendredi par le quotidien les Echos, la commission proposait de "limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance", rappelle-t-on (cf dépêche APM SOLAI003).

Tout en rappelant la nécessité de réformer des professions réglementées, certaines réglementations étant "obsolètes", Nicolas Sarkozy a souligné que le maillage du territoire par les officines était une mission de service public.

"La vente d'une partie de la parapharmacie en grande surface provoquerait une baisse des prix, ce qui est bon pour les consommateurs", a-t-il souligné, appelant par erreur "parapharmacie" la vente hors de l'officine des produits non soumis à prescription.

"Mais je dois aussi penser à l'aménagement du territoire et à la véritable mission de service public des pharmacies. Nous ne pouvons pas tout réduire à la seule question des tarifs dans ce débat", a expliqué Nicolas Sarkozy.

Il a affirmé que dans certaines petites communes, les officines répondent aussi "à la solitude de certaines personnes et pas uniquement à celle des personnes âgées".

Or les pharmacies vivent en partie sur la vente de produits non soumis à prescription, a souligné le président.

"Le consommateur est content d'acheter moins cher mais il n'a pas envie de vivre dans un désert", a-t-il affirmé.

Un sursis ?
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Lodge
Ministre de la Santé

Messages : 1029
Enregistré : 31/08/2005
Posté le 23/01/2008 à 23:36 notnew
j'attends de voir...smilies
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Tchibe
Jeune Bizut

Messages : 3
Enregistré : 21/01/2008
Posté le 24/01/2008 à 23:45 notnew
Est-ce que les pharmaciens vont profiter de la frayeur qu'ils ont eu pour changer ce qui ne va pas dans l'officine, réapporter la vraie valeur ajoutée de la dispensation officinale et mettre ainsi la profession un peu plus à l'abris?
_____
Jean-Baptiste MARTIN
Etudiant en 3ème année de pharmacie
VP Com de l'AEPG
Elu UFR
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souricette
Jeune Carabine

Messages : 13
Enregistré : 21/01/2008
Posté le 07/02/2008 à 14:10 notnew
Si tu choisis de faire des études de pharmacie, tu choisis de devenir pharmacien, de devenir un spécialiste du médicament avant tout. Apres que tu te serves en pretique seulement des dernières années d'études dans ta vie professionelle c'est possible.
Un psychiatre, un généraliste, un anésthésiste... Ils se servent de quoi dans leurs 10années d'étude? Ils vont apprendre leur métier dans les 2 dernières années. Qu'est ce qu'il en a à faire le psy de tout savoir sur l'anatomie du pied?
Tu fais Medecine tu choisis d'être medecin,
Tu fais Pharma tu choisis d'être pharmacien, tu obtiens une formation polyvalente.
Après, à toi de te construire ton cursus, de faire les UE et les ES que tu vx. Je ne suis qu'en 3 et j'ai pu faire du market, du manag et de la compta sans problèmes.

Si ça te saoule d'apprendre des choses qui ne te servent pas forcément et directement dans la vie active, tu n'es pas faite pour faire des études longues.
Tu dis que le pharmacien ne prends pas de "grandes" décisions, c'est comme ça partout. Ce seront toujours les politiciens et les économistes qui auront le dernier mot.
En gros, tu me dis que c'est comme ça et qu'il faut l'accepter. "Dans les études longues, on apprend des tas de choses inutiles, c'est comme ça, il faut l'accepter", "les pharmaciens n'ont jamais été des décideurs, ça a toujours été comme ça, il faut l'accepter". T'as bien un profil d'étudiant en pharma: tu ne réfléchis pas, t'es programmé pour enregister. Faut pas vous étonner de vous faire entub... après... Vous acceptez tout. C'est ce manque de réflexion là qui m'a saoulée en fac de pharma.
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souricette
Jeune Carabine

Messages : 13
Enregistré : 21/01/2008
Posté le 07/02/2008 à 14:14 notnew

La ministre actuelle de la santé en France n'est-elle pas une pharmacienne? n'est ce pas à elle que reviennent l'elaboration des strategies et les grandes decisions qui touchent directement le domain de la santé y compris celui de la pharmacie?


Chez nous , la ministre des affaires sociale et de la famille est aussi une pharmacienne Par contre celle de la santé est une juriste.


Tu sais pourquoi? pas parcequ'elles sont pharmaciennes ou juristes..mais parcequ'elles ont osés acceder le domain de la politique, ce dernier n'etant pas selectif coté etudes!


Je pense ,le probleme est que les pharmaciens ne s'impliquent pas à la politique et c'est justement pour cette raison qu'on decide à leur place!
Suffit de lire le post de tchibe pour comprendre pourquoi les pharmaciens ne s'impliquent pas plus en politique... On entre en fac de pharma en laissant son cerveau à l'entrée, au bout de 6 ans, on ne sait plus s'en servir.
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Lodge
Ministre de la Santé

Messages : 1029
Enregistré : 31/08/2005
Posté le 07/02/2008 à 15:38 notnew
La critique est tellement facile...
Comme pour toutes les professions, on apprend des choses pour en comprendre d'autres.
On va apprendre toute l'histologie, l'anatomie etc pour savoir comment agit le médicament, où il agit, son élimination etc.
Pour autant, ai-je besoin de retenir parfaitement la structure du pancréas ou bien comment fonctionne les mitochondreis? Je ne pense pas .
Donc oui on apprend de nombreuses choses donc certaines n'ont plus d'utilité en fonction dont choix que l'ont fait par la suite.
Mainteant, tout n'est pas aprfait, attendre la 4eme année pour se spécialiser (et encore) il faut changer ca.
Enfin le rapport avec la politique, on est fait pour s'impliquer ou pas.
Il n'y a que 5 députés aujourd'hui à l'assemblée, peut-être y'en aura-t-il 40 demains.
Et le coup du cerveau, on l'a peut-être laissé à l'entrée mais au moins, nous, on l'a encore à la sortie!
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Minidou
Mme la Ministre de la Santé

Messages : 1254
Enregistré : 20/09/2005
Posté le 07/02/2008 à 17:15 notnew
Je rajouterai que oui en effet on apprend des choses inutiles, même pas mal... Mais sérieusement, tu nous vois faire une manifestation ou une distribution de tract avec pour slogan "Non au bourrage de crâne!!"? Faut réfléchir 5minutes...

Pis quant à dire qu'en entrant en pharma on laisse son cerveau à l'entrée, c'est ton avis...mais ça m'étonnerait que ça soit celui de la majorité!
_____
Minidou pour vous servir... Membre de la team mini... Fournisseur officiel de polys, et fiches en tout genre... Binôme de choc de Mobidick... Chauffeur de luxe (et non pas chauffeuse hein!) à ses heures perdues...


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souricette
Jeune Carabine

Messages : 13
Enregistré : 21/01/2008
Posté le 07/02/2008 à 18:19 notnew
Et le coup du cerveau, on l'a peut-être laissé à l'entrée mais au moins, nous, on l'a encore à la sortie!
Je me tue à vous expliquer le contraire... La tête est pleine (quoique... on oublie vite) mais on a perdu l'habitude de réfléchir. Lis ce que dit Tchibe, c'est creux, consensuel, comment voulez-vous changer les choses avec un discours pareil ?
Mais sérieusement, tu nous vois faire une manifestation ou une distribution de tract avec pour slogan "Non au bourrage de crâne!!"? Faut réfléchir 5minutes...

Pis quant à dire qu'en entrant en pharma on laisse son cerveau à l'entrée, c'est ton avis...mais ça m'étonnerait que ça soit celui de la majorité!
Ca ne vient pas de moi le coup du cerveau qu'on laisse à l'entrée, mais d'anciens collègues de fac.
Justement, en allant rouspéter auprès de certains profs pour leur dire que telle matière était lamentable à apprendre, j'ai fait bouger quelques petites choses dont les suivants ont bénéficié. Si tout le monde s'était un peu bougé le cul plutôt que d'apprendre n'importe quoi en rechignant dans son coin, on n'en serait plus au bourrage de crâne depuis longtemps.
Bref. Continuez puisque ça vous convient...

[Edité le 07/02/08 par souricette]
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Over the hills
Membre d'honneur (ex SM)

Messages : 1265
Enregistré : 02/01/2002
Posté le 07/02/2008 à 18:58 notnew
En fait c'est comme pour les médecins et les scientifiques ou les ingénieurs, les premières années sont très peu utiles d'un point de vue pratique pour la plupart d'entre eux, elles servent essentiellement à tester ta capacité d'apprentissage et a te selectionner.

Peu de médecins, pharmaciens ou ingénieurs se servent des enseignements de leur deux premières années d'études par exemple.

Pour en revenir au sujet initial :
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080207/tts-france-sarkozy-gestes-...

Autre risque pour l'exécutif: sembler céder aux lobbys qui fustigent les propositions de la commission Attali.

Nicolas Sarkozy a ainsi écarté plusieurs déréglementations prônées par cette commission comme celles des pharmaciens et des taxis dont les représentants ont été reçus jeudi à l'Elysée.

Jacques Delpla, membre de la commission Attali, critique "un Etat capturé par les lobbys" dans une chronique publiée jeudi dans Les Echos.

"La plupart des ministères en France se bornent à n'être que les porte-parole des secteurs qu'ils sont censés réguler", explique cet économiste, en citant notamment les pharmaciens et les taxis

Voic l'article de ce fameux delpla :
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4683663.htm

La capture du régulateur par les régulés : l'école d'économie de Chicago l'avait théorisée, la France l'applique. En 1971, Georges Stigler expliquait dans son fameux article « The Theory of Economic Regulation » que, « en règle générale, la régulation économique est capturée par le secteur et est élaborée et mise en oeuvre à son seul profit ». Avec l'Ecole de Chicago, ce professeur, qui obtint le prix Nobel d'économie, avait remis en cause l'idée d'un Etat impartial régulant impartialement l'économie au profit du bien commun. Or, au travers des cinq mois de travail au sein de la commission Attali (CLCF), nous avons pu entendre nombre de lobbys et de services ministériels qui les régulent. J'ai été frappé par la proximité et l'identification entre l'Etat régulateur de secteurs économiques, d'une part, et ces mêmes secteurs, d'autre part. Ne soyons pas naïfs, dans tous les pays développés, les associations professionnelles promeuvent leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. Tant que c'est fait de manière publique et contradictoire, tant que l'Etat se borne à écouter les points de vue et ne s'identifie à aucun intérêt particulier, c'est acceptable et positif. Mais, en France, nous dépassons les limites de l'acceptable.

Trop de régulateurs, en l'occurrence les ministères sectoriels, sont en empathie avec le discours et les intérêts des secteurs qu'ils régulent. Je ne parle pas seulement de proximité, mais d'identification totale des points de vue. L'exemple caricatural en fut fourni par un représentant du ministère de la Santé qui nous a indiqué, avec bonne conscience, que, pour le secteur des pharmaciens qu'il régule, les positions du gouvernement de la France à Bruxelles sont écrites par le lobby des pharmaciens (évidemment en faveur du maintien du numerus clausus actuel face aux volontés d'ouverture de la Commission). De même, nous apprîmes que les décrets concernant les pharmaciens sont écrits par le lobby et que le gouvernement ne fait que les entériner. Le point de vue des consommateurs et des nouveaux entrants potentiels est indûment confondu avec celui des professionnels déjà installés. Notre proposition de réforme (il suffirait d'avoir le diplôme de pharmacien pour être pharmacien ; plus aucun numerus clausus ; et prévoir une aide à l'installation de pharmaciens en milieu rural au moyen de subventions mises aux enchères pour l'aménagement du territoire) fut traitée d'« ultralibérale », alors qu'elle correspond aux prescriptions classiques de l'analyse économique. Hélas, la plupart des ministères en France se bornent à n'être que les porte-parole des secteurs qu'ils sont censés réguler.

Comment y remédier ? La réforme des ministères sectoriels en tant que régulateurs (Agriculture, Intérieur pour les taxis, Economie et Finances pour le secteur banques-assurances, pour le commerce-distribution et pour nombre de professions réglementées, Justice pour les notaires, Affaires sociales et Santé, Culture et Communication, Environnement, Energie, Recherche) devrait obéir à quelques principes. D'abord, pour réguler des activités privées avec un monopole historique ou avec des activités spécifiques (Santé), il vaut mieux avoir un régulateur indépendant et transparent. Ensuite, il faut y adjoindre une approche horizontale, avec le contrôle de l'Autorité de concurrence. Pour éviter la capture, il est également souhaitable que les agents régulateurs viennent d'horizons divers et ne restent pas trop longtemps dans le même secteur (ce qui, en France, nécessite la fin des corps de fonctionnaires spécialisés ainsi que des grands corps du type Mines, Ponts, inspection des Finances...). Il faut également développer une méthodologie commune, notamment avec une approche économique faite d'analyse coût/bénéfice et d'évaluation ex post. Enfin, il faut développer au maximum la transparence de la régulation pour le public, car « le meilleur désinfectant est le soleil » pour lutter contre les rentes et les conflits d'intérêts. A quand la mise en place d'un Etat régulateur plus impartial et plus attentif au bien commun ?

JACQUES DELPLA est membre du Conseil d'analyse économique et membre de la Commission pour la libération de la croissance en France, présidée par Jacques Attali.


Encore une fois on met les pharmaciens et les taxis dans le même sac.
Et surtout on parle de lobbying de notre part.
C'est incroyable de voir comment les économistes arrivent à retourner les choses, qui est ce qui fait du lobbying auprès de la comission européenne pour libéraliser tous les secteurs de santé alors qu'il existe un véritable risque pour les patients.
L'exemple de l'Estonie est frappant, après la libéralisation totale du secteur des officines , les campagnes se sont tellement désertifiées qu'ils sont revenus en arrière. Et les mesures incitatives , on voit très bien ce qu'il en est avec les médecins donc...
De plus M. Delpla, les "prescriptions classiques de l'analyse économique", dont vous vous faites le rapporteur, ne prennent pas en compte la dimension médicale du problème et notamment sur le risque iatrogénique médicamenteux (qui n'est d'ailleurs bizarrement évoqué que très rarement dans les journaux de manière générale) que pourrait engendrer l'incitation à consommer plus de médicaments non remboursés.

Venez étudiez avec nous M . Delpla, vous comprendrez peut-être mieux que les médicaments ne sont pas des produits comme les autres et qu'ils doivent être délivrés par des professionnels responsables de leurs actes et donc indépendants.

[Edité le 07/02/08 par Choupidoo]
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souricette
Jeune Carabine

Messages : 13
Enregistré : 21/01/2008
Posté le 07/02/2008 à 19:37 notnew

Encore une fois on met les pharmaciens et les taxis dans le même sac.
Et surtout on parle de lobbying de notre part.
C'est incroyable de voir comment les économistes arrivent à retourner les choses, qui est ce qui fait du lobbying auprès de la comission européenne pour libéraliser tous les secteurs de santé alors qu'il existe un véritable risque pour les patients.
On ne peut pas nier l'existence d'un lobby. La pharmacie, c'est avant tout un business. $$$$$$$$$$$$$$, c'est la motivation principale. ^^
Vous me faites rire.
Le plus ennuyeux pour l'industrie, ce sont les franchises. Je ne sais pas si la suppression du NC les préoccupe, au contraire, ce serait un plus pour la distribution en termes de volumes de vente.
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Lodge
Ministre de la Santé

Messages : 1029
Enregistré : 31/08/2005
Posté le 07/02/2008 à 20:22 notnew
Si pour toi, les étudiants en pharmacie vont ces études pour des raisons UNIQUEMENT pécunières, je pense que tu n'as rien compris au métier!
Le débat est clos...
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