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[pharma] Pharmacien, les smicards des professionnels de santé?

Aller en bas • 78 réponses • 4 pages • 1 2 3 4
Germinatueur
Doyen

Messages : 555
Enregistré : 23/07/2006
Posté le 15/07/2009 à 22:16 notnew
Oulalala j'ai sorti le gros mot : vocation !

C'est ce qui fait la différence entre les bons pharmaciens et les ""épiciers"" qui vendent leurs boîboîtes ! Je sais pas ce qui tue le plus la pharmacie, la fuite des diplômés ou la perte de crédibilité de toute la profession...
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 15/07/2009 à 22:34 notnew
Sauf que cette baisse du taux d'inscription à l'Ordre peut également s'expliquer par d'autres facteurs...
J'ai lu par exemple que les femmes s'inscrivaient moins quand elles avaient leur diplôme car certaines préféraient d'abord s'occuper de leur famille, et surtout que cette baisse s'expliquait également par le fait que les pharmaciens en industrie sont beaucoup moins à engager leur diplôme (s'ils ne sont pas pharmaciens responsables) et n'avaient donc pas besoin de s'inscrire à l'Ordre (je connais pas les prix mais ça doit pas être donné non plus).

En tout cas, ce n'est pas avec ces chiffres-là qu'on peut prouver une fuite vers les GMS. Il faudrait l'évolution du nombre des pharmaciens en GMS pour ça...

Sauf que tu as du mal comprendre l'article puisqu'il ne s'agit aucunement de l'ensemble de la pharmacie et donc pas de l'industrie mais juste des jeunes diplômés en OFFICINE qui ne s'inscrivent plus à l'ordre. Si maintenant je dois faire dans l'explication de texte... Et pourquoi ils ne s'inscrivent pas à l'ordre ? Parce qu'on n'est pas inscrit à l'ordre quand on bosse en GMS ou en para.
Encore une fois l'ordre parle de FUITE et pas de manipulation statistique !
Ton explication sur les femmes qui s'inscrivent plus tard pour raison de vie de famille est à mourir de rire. Résumons : en 2005/2006 les femmes ne s'occupaient pas de leurs enfants et poof en 2008 elles ont toutes mis leur travail en parenthèse. C'est à crever de rire, non ?
T'as d'autres explications aussi fumantes ?
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 15/07/2009 à 22:39 notnew
Oulalala j'ai sorti le gros mot : vocation !

C'est ce qui fait la différence entre les bons pharmaciens et les ""épiciers"" qui vendent leurs boîboîtes ! Je sais pas ce qui tue le plus la pharmacie, la fuite des diplômés ou la perte de crédibilité de toute la profession...

Le manque de crédibilité, c'est quand tu rentres dans une pharma et qu'on ne te demande pas si tu as un problème cardiovasculaire (type angor) quand tu achètes du sudafed ou d'adenome de la prostate quand tu achètes du vogalib, du donormyl, du toplexil ou autre anticholinergique mais là c'est un autre débat
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 15/07/2009 à 23:02 notnew
Premièrement, l'explication pour les femmes, je ne l'ai pas inventée, je l'ai lue dans Pharma me semble-t-il (dans un article qui commentait justement cette diminution des inscriptions à l'Ordre). Mais bon, c'est connu, ils inventent des chiffres pour former de faux articles dans la revue ? ...
Ensuite, excuse-moi mais j'ai beau relire ta citation de l'article, nulle part on ne dit qu'il ne s'agit que des inscrits officinaux... Si tu avais l'article en entier, j'aurai peut-être évité cette erreur...

Je reposte, le copier coller n'a pas marché (si on peut effacer le précedent message)

Pour l'article, tu as raison, je n'ai pas fais tout le copier coller: voilà une partie qui nous intéresse (le début de l'article)

Où sont passés les jeunes diplômés ?

Le nombre de nouveaux inscrits à l’Ordre des pharmaciens compense de plus en plus difficilement le nombre des sorties, selon le dernier recensement de la population pharmaceutique rendu public hier. Professionnels vieillissants, départs à la retraite anticipés et jeunes diplômés se détournant de la profession, sont autant de phénomènes qui aggravent la situation.

Au 1er janvier 2009, le nombre de titulaires (section A) s’élève ainsi à 28148, contre 28168 l’année précédente, tandis que celui des adjoints en officine atteint 25312 (dont 2993 adjoints intermittents), contre 25358 en 2007.


Tu remarqueras qu'on y parle de jeunes diplômés qui se détournent de la profession et pas de jeunes mères qui s'occupent d'enfant
En ce qui concerne ce dernier argument, ce que je trouve marrant, c'est le changement de mentalité un peu brutal en 2 ans pour être crédible.

Et encore une fois, cette fuite ou ce détournement est constaté par l'ordre et les syndicats
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Germinatueur
Doyen

Messages : 555
Enregistré : 23/07/2006
Posté le 15/07/2009 à 23:03 notnew
Tu as pas les effectifs pour indus et internat ? Parce que vu les coups que se prend l'officine dans la tronche ces derniers temps, je ne serai pas du tout étonné de voir les effectifs des autres filières gonfler ! ça rentre dans ce que je disais : tu gagnes de moins en moins en off, résultat, seuls les motivés restent, et les autres un peu plus intéressés par de gros salaires se tournent par exemple vers l'indus ! Enfin c'est ce que je ressens dans ma promo perso !
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 15/07/2009 à 23:19 notnew
Tu as pas les effectifs pour indus et internat ? Parce que vu les coups que se prend l'officine dans la tronche ces derniers temps, je ne serai pas du tout étonné de voir les effectifs des autres filières gonfler ! ça rentre dans ce que je disais : tu gagnes de moins en moins en off, résultat, seuls les motivés restent, et les autres un peu plus intéressés par de gros salaires se tournent par exemple vers l'indus ! Enfin c'est ce que je ressens dans ma promo perso !

Non, je n'ai pas les stats
En ce qui concerne la vocation, je suis en réalité assez proche de ton argumentaire.
Si je suis toujours en officine, c'est tout simplement parce que j'aime mon métier et j'essaye de l'exercer du mieux possible. Je ne balance jamais la boite de médicament à la figure du patient et bien au contraire , c'est un questionnaire sur l'utilisation qu'il veut en faire et sur son état de santé (asthme, cardiovaculaire) qui l'attend. Ce qui m'inquiète par contre c'est que souvent, ils sont surpris des questions que posent. Pourtant il n'y a rien d'extraordinaire de demander si la personne est astmatique qd on lui vend un sirop à base de pholcodine...
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Pharmagrognon
Externoïde

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Enregistré : 10/07/2009
Posté le 15/07/2009 à 23:25 notnew
Voilà, c'est déjà mieux quand on sait que ça ne concerne que l'officine...
Pour la suite, l'article de la revue parlait de la baisse des diminutions en général sur le long terme et pas forcément de cette chute-là.

Et je confirme ce que dit Germinatueur, cette diminution peut s'expliquer aussi par un changement de la proportion des filières.

Ce n'est pas un changement de filière puisque l'article insiste bien sur le fait que seulement 80% des diplômés s'inscrivent à l'ordre, les autres prennent la fuite comme le dit l'ordre.
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 15/07/2009 à 23:40 notnew
Un autre article du quotidien :


Le compte n’y est pas

LES COURBES de la démographie officinales sont inquiétantes. D’un côté, des jeunes diplômés qui entrent de moins en moins dans la profession, et, de l’autre, des anciens qui raccrochent de plus en plus tôt (« le Quotidien » du 14 mai). Selon le président de la CAVP*, Bernard Lagneau, 5000 titulaires vont prendre leur retraite dans les quatre prochaines années, sur les 28000 recensés au 1er janvier 2009 par l’Ordre. « Y aura t-il assez d’adjoints pour compenser ces départs ? », s’interroge Bernard Lagneau. En tout cas, pour l’Ordre, l’augmentation du numerus clausus à 3090 reste insuffisante pour répondre aux besoins futurs. Son président, Jean Parrot, indique ainsi que pour maintenir une stabilité globale de la profession entre 75 000 et 8 000 personnes, il faut former de 3500 à 3600 nouveaux diplômés par an. Et pour répondre aux évolutions de l’exercice de la profession, il faudrait plutôt tabler sur 4200 à 4300 nouveaux pharmaciens chaque année.

Bref la phrase intéressante : "D’un côté, des jeunes diplômés qui entrent de moins en moins dans la profession". Ce qui veut donc dire qu'il y a bel et bien des jeunes diplômés (et oui ils existent) mais ceux ci ne s'engagent plus dans cette profession.
Ce qui est intéressant, c'est la réponse de l'ordre.... Vont ils rendre la filière plus intéressantes pour attirer les jeunes ? Et non, ils veulent augmenter le numérus clausus...
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balder
Désagrégé de médecine

Messages : 283
Enregistré : 25/11/2006
Posté le 16/07/2009 à 09:46 notnew
Pour ce qui est salaire entre un assistant Docteur en pharmacie et un pauvre gérant de salon de coiffure sans le bac, je te rappel juste que l'assistant fait juste ses 35h par semaines et basta, alors que le gérant lui se tape plutot 50h, donc la oui, les salaires sont équilibrés. De plus, l'assistant n'a, à part ses responsabilités en tant que pharmaciens, aucunes responsabilités sur les employés, ne risque pas de perdre 500000 euros et de mettre au chômage plusieurs personnes.
Quant au fait de ne pas pouvoir acheter d'officine, c'est de la connerie!!! Ca fait déja 15 ans que c'est dur et les ^harmaciens qui pouvaient s'acheter la totalité des part d'une officine en une seule fois étaient rares.. La plupart du temps, on est assistant, on plait au titulaire qui nous propose des parts et après c'est l'escalade. J'en connais même qui pre^tent au futur associé l'apport nécessaire s'il est manquant.
Quand à notre métier, je suis d'accord, il n'est pas valorisé, mais c'est à nous de nous bouger pour faire en sorte que ça bouge, (et je ne parle pas de salaire) car personne ne veut toucher aux médecins mais nous on nous tape toujours sur les doigts sans broncher.
On a perdu le statut de "notable" comme tu dis quand on nous a sucré les prép magistrales, avant on avait la connaissance, maintenant on est pour les autres, juste des vendaurs de boites, c'est a nous de prouver que non...
_____
"Stranger in the night, Syphilis in the morning!"
Gaspard Proust
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 16/07/2009 à 10:51 notnew
Pour ce qui est salaire entre un assistant Docteur en pharmacie et un pauvre gérant de salon de coiffure sans le bac, je te rappel juste que l'assistant fait juste ses 35h par semaines et basta, alors que le gérant lui se tape plutot 50h, donc la oui, les salaires sont équilibrés. De plus, l'assistant n'a, à part ses responsabilités en tant que pharmaciens, aucunes responsabilités sur les employés, ne risque pas de perdre 500000 euros et de mettre au chômage plusieurs personnes.
Quant au fait de ne pas pouvoir acheter d'officine, c'est de la connerie!!! Ca fait déja 15 ans que c'est dur et les ^harmaciens qui pouvaient s'acheter la totalité des part d'une officine en une seule fois étaient rares.. La plupart du temps, on est assistant, on plait au titulaire qui nous propose des parts et après c'est l'escalade. J'en connais même qui pre^tent au futur associé l'apport nécessaire s'il est manquant.
Quand à notre métier, je suis d'accord, il n'est pas valorisé, mais c'est à nous de nous bouger pour faire en sorte que ça bouge, (et je ne parle pas de salaire) car personne ne veut toucher aux médecins mais nous on nous tape toujours sur les doigts sans broncher.
On a perdu le statut de "notable" comme tu dis quand on nous a sucré les prép magistrales, avant on avait la connaissance, maintenant on est pour les autres, juste des vendaurs de boites, c'est a nous de prouver que non...


Ce que j'adore, dans ta réponse, c'est que tu ne veux pas regarder la situation telle qu'elle est. Je dis bien tout le monde mais vraiment tout le monde fait le même constat : la fuite des diplômes. Quand je dis tout le monde c'est ordre, syndicats (uspo, unpf, fspf) et de plus en plus de pharmaciens. Si tu vas sur le site de pratispharma, tu verras qu'il y a 2-3 semaines, ils ont proposé un sondage "Etes-vous d'accord pour faciliter l'entrée dans le capital des adjoints ? ". Ce sondage prouve bien contrairement à ce que tu dis qu'il y a un problème !

J'adore
"La plupart du temps, on est assistant, on plait au titulaire qui nous propose des parts et après c'est l'escalade "
Tu vis dans le meilleur des mondes ! La plupart du temps c'est papa pharmacien qui donne sa pharmacie à fiston pharmacien. C'est bien simple dans ma promo, 1 seul s'est fait installé, la grosse majorité des autres étaient fils de pharmaciens... Et encore, il s'est fait installé via une SEL. Ces SEL que l'unpf veut voir encadrer car elles consistent à se faire de l'argent en cascade sur le dos des jeunes diplômés.

On peut épiloguer pendant des heures mais encore une fois, il y a un constat (je n'y peux rien, c'est comme ça), la filière officine est de moins en moins attractive (c'est comme ça, on ne peut pas le nier dès le moment où ordre et syndicats sont unanimes). Quand tu interroges ceux qui quittent l'officine, ils te donneront toujours la même réponse : pas valorisant et pas d'évolution de carrière. Je n'y peux rien si ce sont TOUJOURS ces réponses là qu'on me donne comme je n'y peux rien s'ils sont de plus en plus nombreux à quitter le navire.

Bref épiloguer sur une réalité (partagée par nos représentants), c'est une perte de temps. Ce serait quand même plus judicieux de cerner le problème et d'y apporter un remède.
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balder
Désagrégé de médecine

Messages : 283
Enregistré : 25/11/2006
Posté le 16/07/2009 à 11:37 notnew
je suis d'accord de dire que ce métier n'est plus valorisé et que nous ne sommes reconnus par personne,médecins ou patients, mais c'est plus une histoire de statut qu'une histoire de salaire...
Pour ma part, je préfère faire un taff moins bien payé mais qui me plait, plutot que l'inverse. Après je préfère aussi etre bien payé.
En ce qui concerne la fuite comme tu dis, ce n'est pas à cause du salaire, car ouais en indus tu es mieux payé mais tu peux pas trop avoir de vie de famille, tu dois bouger beaucoup et tu fais 60h par semaine.
Les postes en para, uniquement pour ceux qui ne veulent prendre aucune responsabilité... Car pour ma part, c'est faire 6ans d'étude pour etre simple vendeur et ça ne redore pas le blason des pharmaciens, au contraire.
J'ai essayé plusieurs fois de discuter de ce statut un peu batard ou on n'avance pas, a la fac, beaucoup disaient oui-oui, mais personne ne veut bouger.
C'est notre faute à nous pharmaciens si notre statut est dévalorisé, si M.E Leclerc veux notre gagne pain etc... Car on est incapable de s'unir, tout le monde cherche son petit interet, surtout les anciens, et jamais on ne se bat pour voirnotre condition évoluer. A mon avis, on pourrai obtenir énormément si tous nous nous battions.
Si nous sommes bac+6, et docteurs comme tu dis, c'est parce que les dentistes se sont battus pour leur cause, sans eux nous n'aurions pas évolué.
Aux USA, la médecine nucléaire est aussi une spécialité pharmaceutique, il y a 1 pharmacien clinicien pour 15 malades à l'hosto, dans certains pays, on a le droit de prescription, et notre métier est valorisé et estimé à sa juste valeure. En France on est incapable de se mobiliser pour obtenir ce qui nous reviens de droit, et ça, le conseil de l'ordre qui constate gentillement qu'il y a une "fuite" des officinaux ne fait rien, pas plus que notre chère ministre de la santé qui est pharmacienne qui nous plombe sans qu'on bouge.
En résumé, Le problème, c'est que pendant que TOUTES les professions médicales et paramed évoluent et gagnent des droits, nous on involue sans broncher à cause de notre immobilisme et notre égoîsme.
_____
"Stranger in the night, Syphilis in the morning!"
Gaspard Proust
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 16/07/2009 à 12:07 notnew
je suis d'accord de dire que ce métier n'est plus valorisé et que nous ne sommes reconnus par personne,médecins ou patients, mais c'est plus une histoire de statut qu'une histoire de salaire...
Pour ma part, je préfère faire un taff moins bien payé mais qui me plait, plutot que l'inverse. Après je préfère aussi etre bien payé.
En ce qui concerne la fuite comme tu dis, ce n'est pas à cause du salaire, car ouais en indus tu es mieux payé mais tu peux pas trop avoir de vie de famille, tu dois bouger beaucoup et tu fais 60h par semaine.
Les postes en para, uniquement pour ceux qui ne veulent prendre aucune responsabilité... Car pour ma part, c'est faire 6ans d'étude pour etre simple vendeur et ça ne redore pas le blason des pharmaciens, au contraire.
J'ai essayé plusieurs fois de discuter de ce statut un peu batard ou on n'avance pas, a la fac, beaucoup disaient oui-oui, mais personne ne veut bouger.
C'est notre faute à nous pharmaciens si notre statut est dévalorisé, si M.E Leclerc veux notre gagne pain etc... Car on est incapable de s'unir, tout le monde cherche son petit interet, surtout les anciens, et jamais on ne se bat pour voirnotre condition évoluer. A mon avis, on pourrai obtenir énormément si tous nous nous battions.
Si nous sommes bac+6, et docteurs comme tu dis, c'est parce que les dentistes se sont battus pour leur cause, sans eux nous n'aurions pas évolué.
Aux USA, la médecine nucléaire est aussi une spécialité pharmaceutique, il y a 1 pharmacien clinicien pour 15 malades à l'hosto, dans certains pays, on a le droit de prescription, et notre métier est valorisé et estimé à sa juste valeure. En France on est incapable de se mobiliser pour obtenir ce qui nous reviens de droit, et ça, le conseil de l'ordre qui constate gentillement qu'il y a une "fuite" des officinaux ne fait rien, pas plus que notre chère ministre de la santé qui est pharmacienne qui nous plombe sans qu'on bouge.
En résumé, Le problème, c'est que pendant que TOUTES les professions médicales et paramed évoluent et gagnent des droits, nous on involue sans broncher à cause de notre immobilisme et notre égoîsme.

Là dessus je suis à 200 % d'accord avec toi.
Je rajouterai juste que le problème ne vient pas de nos seuls représentants mais vient également de nous. Il y a un test tout simple pour s'en rendre compte, il suffit de faire 4-5 pharmacies et de demander une boite de rhinadvil (ce que j'ai fait). Personne ne m'a parlé de problèmes cardiovasculaires ou même (le minimum) de la présence d'ibuprofène...
En région parisienne tu trouves des pharmacies avec des comptoirs pour retirer des ordos et d'autres pour la para et certains produits conseils. Sur ces derniers pas de pharmaciens, ni de préparateurs, juste de simples vendeurs qui délivraient du Alli bien mis en évidence...
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 16/07/2009 à 12:34 notnew
Balder,
En ce qui concerne la rémunération
Je vais te prendre cette fois ci le cas d'une préparatrice.
Un jour, elle s'est pointée dégoûtée avec une feuille de salaire entre les mains. C'était le salaire d'une de ses amies qui tient le rayon fromage chez Leclerc (je te rassure, je ne le porte pas dans mon coeur) et qui gagnait plus qu'elle.
Cette préparatrice, en plus de délivrer les médicaments (meilleure que certains pharmaciens...) s'occupait d'une grande partie des labos et avait donc de grosses responsabilités.
Sur le moment, je n'ai tout simplement pas su quoi lui répondre.
Aimer son métier, c'est important mais arrive un moment où les personnes qui font bien leur job et qui ont des responsabilités doivent être récompensées sinon l'amour seul de leur métier ne suffira plus à les faire avancer.
Ce que je condamne, ce n'est pas le salaire de base mais plutôt l'absence d'évolution de carrière.
Je n'ai rien contre la personne qui tient le rayon fromage. C'est juste que pour moi, le médicament n'est pas un "produit" comme un autre et demande de grandes compétences et certainement de plus grandes connaissances que pour tenir un rayon fromage chez Leclerc.
Il y a une absence totale d'émulation dans notre métier et hélas, ce qui compte de plus en plus, ce n'est plus tes compétences, tes connaissances en pharmaco mais ta faculté à refourguer de la para ou d'augmenter le panier moyen.
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 17/07/2009 à 11:12 notnew
Voici une lettre que je viens de trouver sur internet adressée à l'ordre par des adjoints qui en dit long sur le désarroi de ces derniers. Cette lettre est accessible à l'adresse suivante :
http://apab.asso-web.com/uploaded/Courrier_Ordre.pdf

Voici le copier coller de cette lettre :

ASSOCIATION DES PHARMACIENS ADJOINTS DE BRETAGNE (APAB)
LE GRAND COSQUET
56360 LOCMARIA
apa.bretagne@yahoo.fr
Locmaria, le 4 mars 2009
Chères consoeurs, chers confrères,
Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de milliers de pharmaciens adjoints qui
désirent s’installer.
Comme leurs aînés aujourd’hui titulaires, c’est avec la volonté d’exercer une profession libérale qu’ils
ont embrassé la carrière officinale. Mais chaque année qui passe rend leur rêve un peu plus inaccessible.
Ce qui leur manque, ce n’est pas le courage, le talent ni les compétences professionnelles.
Ce qui leur manque, c’est l’apport financier considérable, souvent équivalent au prix d’un logement,
désormais indispensable à une installation dans des conditions dignes. Cette dérive financière et
spéculative du système assombrit l’avenir professionnel de la plupart des adjoints qui souhaitent
s’installer.
Nous croyons pour notre part que cette situation n’est pas une fatalité, mais le fruit des choix que nos
confrères ont opérés depuis des années et parfois des décennies. Ces choix ont longtemps assuré la
prospérité et les bons rapports confraternels des officinaux. Mais la spéculation sur la valeur des
officines, alors même que leur rentabilité s’effrite, exclut aujourd’hui une large part de la jeunesse de
l’exercice libéral de notre profession. De plus, elle expose les candidats acquéreurs à une « crise des
subprimes » officinale.
Un système qui étouffe les jeunes pharmaciens :
- la loi de répartition géographique, en entretenant un déséquilibre entre l’offre et la demande
d’officines, est évidemment la première responsable des difficultés financières rencontrées par les
candidats à une première installation. Elle est certes utile, mais devrait être reformulée, comme nous
le verrons plus loin.
- La possibilité de constituer des SEL avec des titulaires d’autres officines est parfois présentée
comme une opportunité pour les candidats à une première installation. Mais en réalité, à cause
d’elle, les officines libérées par les départs en retraite de titulaires peuvent être rachetées pour
moitié par d’autres titulaires, beaucoup plus solvables que les adjoints. Ce système entretient des
prix sans rapport avec la rentabilité réelle des officines et les nouvelles générations voient ainsi leur
échapper toute une partie du patrimoine professionnel qui leur serait mécaniquement revenue
auparavant.
De plus, la possibilité d’acquérir des parts d’une officine sans y travailler est curieusement
réservée aux titulaires et interdite aux adjoints. N’avons-nous pas le même diplôme, les mêmes
compétences et la même moralité professionnelle ?
- Les limitations drastiques aux créations d’officines du 1er janvier 2008 ont porté le coup de grâce
aux quelques confrères courageux qui avaient investi du temps, de l’énergie et parfois leur épargne
en quête de leur seul espoir d’installation.
- L’ouverture possible du capital soustrairait à nouveau aux jeunes générations une part importante de
l’outil de travail de la profession que sont les officines.
Conséquence : une Pharmacie à deux vitesses
Du temps pas si lointain où le plan de carrière du pharmacien était de devenir titulaire après quelques
années d’assistanat, les intérêts des titulaires et ceux des assistants convergeaient. Malheureusement,
cette époque est révolue. Les passerelles sont rompues, la machine à transmettre l’outil de travail est
tombée en panne et, tandis que quelques anciens capitalisent toujours plus par le biais de SEL, les plus
jeunes ne peuvent plus assurer la relève. Au-delà du préjudice financier évident supporté par ces
derniers, c’est l’exercice libéral et indépendant de leur profession qui s’en trouve hypothéqué. La
logique patrimoniale actuelle, incapable de franchir la barrière des générations, porte donc en elle le
germe de sa propre fin.
Une profession qui néglige sa jeunesse est une profession appelée à perdre son éclat puis à disparaître.
Nous nous permettons donc d’interpeller le Conseil de l’Ordre, garant des bonnes relations
confraternelles et donc de la solidarité intergénérationnelle. Nous souhaitons en effet qu’une réflexion
profonde soit menée autour du concept de « pharmacie durable ». Nous pensons que des réformes
structurelles sont nécessaires pour aboutir à un système pérenne et équitable. Ce système devrait
valoriser davantage les compétences professionnelles et les qualités individuelles que les gros héritages.
Il en va de l’honneur et de l’intégrité de notre profession.
Nous attendons à court terme des réponses fortes et efficaces de votre part.
Remettre l’officine en mouvement
Des trésors de dynamisme et de créativité sommeillent au fond de milliers d’adjoints en mal
d’installation. Or, ce sont eux qui seront le plus durablement affectés par les grandes réformes à venir. Il
nous semble donc légitime et indispensable de les associer aux réflexions en cours. C’est l’une des
raisons pour lesquelles notre association, l’APAB, s’est constituée.
Nous vous soumettons quatre propositions de réformes de nature à libérer les énergies et l’esprit
d’entreprise des jeunes pharmaciens :
- 1ère proposition : représenter spécifiquement les jeunes pharmaciens au Conseil de l’Ordre
- 2ème et 3ème propositions : réformer la loi de répartition géographique des officines
- 4ème proposition : décourager efficacement, voire interdire la constitution de SEL faisant intervenir
des pharmaciens « investisseurs ».
Quatre propositions que nous détaillons ci-après pour donner un nouvel élan à notre profession et la
réconcilier avec sa jeunesse.
- La première est institutionnelle et symboliserait la volonté de l’Ordre d’intégrer les nouvelles
générations de pharmaciens d’officine.
Elle consiste à créer, au sein de l’Ordre, une instance représentative des jeunes confrères.
Celle-ci veillerait en particulier à faciliter leur installation. Elle devrait en outre avoir un pouvoir
de proposition et de décision sur les questions engageant l’avenir à moyen et à long terme de la
profession. Elle serait en charge de développer le concept de pharmacie durable.
- La deuxième ambitionne d’inciter les titulaires à s’associer avec leurs adjoints à un prix en rapport
avec leurs moyens.
Il s’agit d’une modification de la loi de répartition géographique. Nous reconnaissons son
utilité pour préserver une couverture pharmaceutique homogène du territoire. Cependant, sous sa
forme actuelle, elle est la première responsable des difficultés des adjoints qui souhaitent
s’installer.
Nous suggérons donc de remplacer les « quotas d’officines par habitants» par des « quotas de
pharmaciens par habitants», indépendamment du nombre d’officines.
Une telle mesure n’affecterait pas l’homogénéité du maillage officinal. Elle n’entraverait pas non
plus la politique actuelle de regroupement souhaitée par le gouvernement. Dans certains secteurs,
comme les gros bourgs ou les centres-villes, elle serait même de nature à la favoriser. En effet, le
bon sens économique ferait le plus souvent préférer l’association à la concurrence. L’émiettement
serait ainsi évité. La diminution du nombre d’officines souhaitées par le gouvernement pourrait
ainsi être obtenue sans recourir à l’étouffement économique qui semble aujourd’hui envisagé.
Enfin, ces quotas devraient être suffisamment larges pour préserver du chômage et garantir la fluidité
du système.
- La troisième proposition, couplée à la précédente, permettrait d’améliorer un peu plus la
couverture officinale nationale.
Il s’agit d’un découpage du territoire en « zones de service ».
Ces zones seraient constituées d’un quartier, d’une commune ou de plusieurs selon leur situation
géographique. L’intégralité de leurs habitants serait prise en compte pour le calcul des quotas. Ceci
permettrait de réintégrer les populations de cantons entiers totalement ignorées depuis le 1er
janvier 2008. L’installation serait libre sur toute commune à l’intérieur de ces zones, dans le
respect des quotas définis au paragraphe précédent.
- Quatrième proposition : décourager efficacement ou interdire la constitution de SEL faisant
intervenir des pharmaciens « investisseurs ».
L’investissement professionnel d’un pharmacien dans des officines dans lesquelles il n’exerce pas
ne pourra jamais être le même que celui qu’il réserve à une officine dont il est titulaire. Pire, le
temps qu’il consacre malgré tout aux premières vient en déduction de celui qu’il pourrait consacrer
à la seconde. Ce phénomène ne peut être que plus marqué encore dans le cas des SEL « en
cascade ». La participation de confrères investisseurs est donc une aberration en termes
d’indépendance et de probité d’une profession libérale de santé. Elle doit être considérée pour ce
qu’elles est : un placement financier à composante spéculative doublé d’une opportunité de
croissance externe pour des titulaires se sentant à l’étroit dans les limites du capital de leur
officine. En ce sens, elle ne peut que justifier à terme l’ouverture du capital aux non pharmaciens.
Etant données par ailleurs les conséquences délétères que nous avons vues sur l’accès des adjoints
et des nouvelles générations de confrères à leur outil de travail, nous pensons qu’un frein efficace à
l’entrée d’investisseurs au sein des SEL est souhaitable si nous souhaitons pérenniser l’exercice
libéral et indépendant de notre profession.
Nous sommes évidemment conscients que de telles réformes feraient chuter la valeur des fonds.
Une période de transition devrait donc être aménagée, en particulier dans les zones où des
confrères titulaires n’auraient pas fini de rembourser leurs fonds acquis avant l’adoption de cette
mesure. C’est à ce prix que nous redonnerons aux officinaux les marges de manoeuvre dont ils ont
besoin pour exercer sereinement leur profession. C’est à ce prix que nous pérenniserons l’exercice
personnel et libéral de notre profession.
Nous vous remercions pour le temps accordé à la lecture de cette lettre.
Confiants dans l’intérêt et la compréhension que vous porterez aux préoccupations de vos confrères,
nous attendons réponse de votre part et sollicitons une rencontre avec vos représentants.
Confraternellement.
Le Conseil d’administration de l’APAB

Bref qu'on ne vienne pas me dire que le problème de l'évolution de carrière ne se pose pas...
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 17/07/2009 à 11:29 notnew
Un dernier lien qui revoie au site internet de cette association.
http://apab.asso-web.com/
Je ne dis pas que je suis à 100% d'accord avec leurs propositions mais la simple existence de cette association montre qu'il y a bel et bien un problème.
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Silvine
Altesse Sérénissime

Messages : 4783
Enregistré : 27/04/2008
Posté le 19/07/2009 à 10:22 notnew
Pharmagrognon, nous comprenons que tu sois en colère, néanmoins, le forum n'est pas un endroit pour te défouler. Si le but de ton post était de tirer la sonnette d'alarme, c'est fait.
Tu dois accepter que nous ne soyons pas tous du même avis.
Merci également de prendre en compte mes remarques et d'éditer tes posts, car 4 posts à la suite de la même personne, ça alourdit le forum.
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Administratrice forum. Responsable communication SAIPR 2016
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amadis
Bizut (futur carré)

Messages : 9
Enregistré : 18/07/2008
Posté le 20/07/2009 à 11:18 notnew
c'est vrai que t'es un peu dans un monologue pharmagrognon smilies...mais c'est quand mème intéressant tout ce que tu as écrit ,j'avais quelques notions de ces problèmes mais tes exemples et tes pamphlets(smilieslol) ont enrichit mes idées à ce sujet ...donc merci;-)
Maintenant après les critiques il faut avoir des actions concrètes (par ex t'en as discuté avec des gens de l'apab ou d'une autre association ,ou alors tu peux monter la tienne mais faudra être plus rassembleur... ) pour corriger les problèmes que tu as mentionnés qui sont certes graves smiliesmais pas irrémédiables donc bon courage ...

ps : les hyperboles ("smicard" ,...) et le fait de devenir soit mème une caricature ("pharmaGROGNON",posts multiples...) n'ont jamais permis de convaincre les gens ,ça détourne juste du contenu du message ,dommage...
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 20/07/2009 à 13:15 notnew
c'est vrai que t'es un peu dans un monologue pharmagrognon smilies...mais c'est quand mème intéressant tout ce que tu as écrit ,j'avais quelques notions de ces problèmes mais tes exemples et tes pamphlets(smilieslol) ont enrichit mes idées à ce sujet ...donc merci;-)
Maintenant après les critiques il faut avoir des actions concrètes (par ex t'en as discuté avec des gens de l'apab ou d'une autre association ,ou alors tu peux monter la tienne mais faudra être plus rassembleur... ) pour corriger les problèmes que tu as mentionnés qui sont certes graves smiliesmais pas irrémédiables donc bon courage ...

ps : les hyperboles ("smicard" ,...) et le fait de devenir soit mème une caricature ("pharmaGROGNON",posts multiples...) n'ont jamais permis de convaincre les gens ,ça détourne juste du contenu du message ,dommage...

Au contraire, je pense que l'intitulé de mon post a fait que celui ci a été bien fréquenté (en période de vacances). C'était plus pour attirer les gens.
En ce qui concerne mes monologues, c'est juste que certaines personnes contestaient des faits qui à la limite ne sont pas sujets à discussion et qu'il faut parfois répéter plusieurs fois la même chose sous un angle différent pour leur faire rentrer dans le crâne. Je veux dire par là qu'à partir du moment où ordre, syndicats et quasi l'ensemble des assistants parlent d'hémorragie, on prend acte et on réfléchit sur comment empêcher cette hémorragie. A partir du moment ou l'ensemble de nos représentants disent que c'est un fait alors c'est un fait. C'est un peut genre : la communauté internationnale ne contestent pas que les américains ont marché sur la lune mais tu auras toujours 1 ou 2 pélerin qui le contesteront...

Ces qui serait intéressant, c’est que vous, étudiants réfléchissiez aussi à l'orientation que vous souhaitez faire prendre à votre future profession. Orientation qui pour vous, vous pousserait à embrasser la carrière de l'officine.

En ce qui concerne l'apab, je n'ai pas encore fait connaissance, je les ai découvert le jour où je vous ai adressé l'adresse web. Par contre je vais prendre contact et voir s'il n'est pas possible de créer avec eux une antenne en Champagne Ardennes. Je vous en direz plus bientôt j'espère.
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 21/07/2009 à 22:51 notnew
Voici un lien qui donne le pouls sur la situation de plus en plus tendue entre assistants et titulaires :
http://www.pharmechange.com/viewtopic.php?topic=7996&forum=21
Pour résumer, 1 des 3 syndicats représentatifs propose de réviser le principe liant le nombre d'adjoints au chiffre d'affaires de l'officine. Le but étant de recruter des préparateurs à la place des pharmaciens assistants…
Bref, vous pouvez y lire la réaction fort légitime de pharmaciens adjoints"
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Pharmagrognon
Externoïde

Messages : 40
Enregistré : 10/07/2009
Posté le 23/07/2009 à 01:11 notnew
Toujours pour information, un autre lien reflétant le désarroi de la jeune génération :
http://www.pharmechange.com/viewtopic.php?topic=6665&forum=12...
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