Posté le 10/07/2003 à 20:30

Après des mois de silence, je me permets d'intervenir.
1) les sportifs de haut niveau sont tous soumis à des tests médicaux stricts
2) les footballeurs, lorsqu'ils signent un contrat, sont soumis (pour le coeur) à différents examens : auscultation, tension artérielle, examen clinique, ECG, épreuve d'effort, calcul de la VO2max (capacité d'extraction d'oxygène, témoin de la capacité physique), échographie cardiaque - et cela par un cardiologue agréé.
3) tous les sportifs de haut niveau ont une hypertrophie ventriculaire gauche à l'ECG, du fait de leur entraînement physique intense
4) la frontière entre un coeur de sportif, hypertrophié (ECG et écho) et un coeur pathologiquement hypertrophié peut être très difficile à délimiter. Le sul moyen de faire la part des choses, lorsqu'on trouve une HVG chez un sportif, c'est de lui faire stopper toute activité sportive pendant au moins 3 mois, et voir si ça diminue... Vous connaissez beaucoup de sportifs (et directeurs sportifs) qui se mettent au repos complet pendant 3-4 mois ???
5) sur un coeur hypertrophié, les troubles du rythme surviennent plus facilement. Il suffit d'un facteur aggravant (trouble métabolique, par exemple) pour déclencher la tempête.
6) Kanu avait peut-être une CMH mais pas du sportif. Je crois qu'elle était secondaire à une valvulopathie aortique - et c'est celle-ci qu'on a opérée, et non la CMH qui ne s'opère pas
7) enfin, ne confondez pas la CMH globale (celle du sportif, de l'hypertendu, du valvulaire, ou idiopathique) et la cardiomyopathie par hypertrophie septale asymétrique que cite Saranat, et qui nécessite un traitement spécifique.
J'espère avoir été claire pour tout le monde
"Rien que la tendresse pour toute richesse, et la donner, la donner, avec ivresse" - Barbara, la chanteuse de minuit