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[médecine] Nouvelles menaces sur la Liberté d'installation

Aller en bas • 19 réponses
B_K
Ministre de la Santé

Messages : 884
Enregistré : 18/09/2004
Posté le 22/10/2012 à 12:17 notnew
En ces temps troublés par les forces du mal et à l'approche de la fin du monde, le gouvernement décide de nous la mettre profond en décidant de faire passer en douce un amendement limitant notre liberté d'installation en attirant l'attention sur la potentielle supression du secteur II, puis en nous pondant ça :


ART. 40 N° 553
ASSEMBLÉE NATIONALE
19 octobre 2012

FINANCEMENT SÉCURITÉ SOCIALE POUR 2013 - (N° 287)

AMENDEMENT N° 553

présenté par

M. Bui, M. Ferrand, Mme Appéré, M. Bleunven, Mme Chapdelaine, M. Dussopt, Mme Guittet, Mme Le Houerou, M. Le Roch, Mme Linkenheld, M. Noguès et M. Pellois

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ARTICLE 40

Substituer aux alinéas 2 à 6 les trois alinéas suivants :

« Art. L. 1435‑4‑2. – 1° Les médecins titulaires des titres de formation mentionnés à l’article L. 4131‑1, dont la première inscription au tableau de l’ordre des médecins date de moins d’un an, désireux d’exercer leur profession à titre libéral, en font la déclaration auprès de l’agence régionale de santé de la région dans laquelle ils souhaitent exercer. Ils sont tenus de s’installer, pour une durée d’au moins deux ans, dans une zone définie par l’agence régionale de santé qui est caractérisée par une offre médicale insuffisante ou des difficultés dans l’accès aux soins.

« 2° Un décret en Conseil d’État précise les critères d’insuffisance d’offre médicale et de difficultés d’accès aux soins.

« 3° Le non-respect du présent article diffère d’autant la possibilité d’installation du médecin concerné. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Pour faire face aux défis des soins de proximité et lutter contre les « déserts médicaux », il convient de mettre en place une obligation d’exercice dans les zones déficitaires pour les jeunes médecins.

En effet, les diverses mesures incitatives mises en œuvre depuis de nombreuses années ont largement démontré leur inefficacité. Le dispositif proposé par le Gouvernement n’est qu’une nouvelle mesure incitative.

Pourtant l’urgence est réelle et les inégalités d’accès aux soins vont s’aggraver à court et moyen terme, notamment en raison du vieillissement de la population et de la densité médicale qui diminue mécaniquement. Ainsi, une étude de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DRESS) de 2009 prévoit une diminution d’ici 2030 de 25,1% du nombre de médecins exerçant en zone rurale et de 10,5 % dans les zones périurbaines.

Dans une région comme celle du Centre-Ouest-Bretagne, aujourd’hui, plus d’un médecin généraliste sur deux a plus de 55 ans, un sur trois plus de 60 ans, et le remplacement n’y est pas suffisamment assuré.

Cet amendement vise donc à obliger tout médecin, à l’issue de sa formation, et pour une durée minimum de deux ans, à s’installer dans une zone souffrant d’une offre médicale insuffisante et ainsi assurer l’accès aux soins pour tous.

Source :http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/0287/553.asp

Soyons vigilants amis Carabins! J'espère que la révolte va gronder ! La lutte sera dure ( surtout avec le matraquage des médias sur l'affaire de l'enfant mort après sa naissance sur l'autoroute en dordogne à 1h de la maternité la plus proche ...)

smiliessmiliessmiliessmiliessmilies
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Désagrégée de médecine

Messages : 263
Enregistré : 03/03/2007
Posté le 22/10/2012 à 18:57 notnew
Ça me choque pas particulièrement...
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B_K
Ministre de la Santé

Messages : 884
Enregistré : 18/09/2004
Posté le 22/10/2012 à 19:25 notnew
Perdre la possibilité de t'installer où bon te semble après avoir trimé durant les études ne te choque pas ? Ok, c'est ton droit ! Les médecins ne peuvent plus vraiment fixer leurs tarifs de consult et une des seule chose qui restait de libérale dans notre profession ( la liberté d'installation) on veut nous la retirer. Moi je trouve que ça craint. J'espère qu'on sera nombreux à se mobiliser contre ça .
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Baka
Doyen

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Enregistré : 26/10/2006
Posté le 22/10/2012 à 19:45 notnew
Une seule solution : déconventionnement massif
Libéral jusqu'au bout...
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"A modest man, but then he has so much to be modest about"
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Désagrégée de médecine

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Posté le 22/10/2012 à 20:48 notnew
Peut-être que ma vision est biaisée parce que je suis fille de fonctionnaires, qui ont été obligés de changer de poste - et bien souvent de ville - tous les 3-4 ans pendant toute leur carrière. Leurs études étaient moins longues (bac+4 et 6), mais cette mobilité est permanente, alors que ce qui "menace" les médecins aujourd'hui est une installation de seulement 2 ans en début de carrière dans une zone (de ton choix) où l'offre médicale est insuffisante. Après, tu vas t'installer à peu près où tu veux pendant les 30 ans qui te restent.
Je sais aussi que mes parents n'ont jamais été malheureux de ces mobilités. Ni mes deux oncles et leurs familles, également fonctionnaires engagés à la mobilité. À chaque déménagement, de nouveaux défis, le challenge d'une adaptation, dont on ressort grandi et plus indépendant, plus sûr de soi. Et pourtant, les affectations dans le Nord ont été inévitables pendant plusieurs années!

Enfin, je mesure ma chance d'avoir devant moi l'assurance d'un métier et d'un salaire pour toute ma carrière, d'autant plus un métier gratifiant, intéressant et en constante évolution, et qui paye suffisamment pour me fournir une bonne qualité de vie. Certes, on ne gagnera pas autant qu'un chef d'entreprise à succès, mais les chefs d'entreprise peuvent dégringoler du jour au lendemain et se retrouver sans rien. En plus de ça, beaucoup galèrent pour peu qui arrivent à jouir paisiblement d'un beau tas d'or.

Alors, s'il faut donner deux ans à la population, avant de profiter d'une vie entière de sécurité de l'emploi et de vie professionnelle gratifiante et bien payée, ça ne m'embête pas. Surtout pas dans le contexte économique et social actuel.
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B_K
Ministre de la Santé

Messages : 884
Enregistré : 18/09/2004
Posté le 22/10/2012 à 21:18 notnew
Pour commencer, on ne parle pas de zone de ton choix, c'est une zone imposée par l'ARS . Ensuite le texte de loi est clair : 2 ans minimum à tirer donc potentiellement renouvelable .
Pour le cas de tes parents ( et accessoirement des miens smilies ) tu l'as dit: ils sont FONCTIONNAIRES et donc pas libéraux . Si on nous considère comme des fonctionnaires alors à nous les 35h hebdo et les vacances et autres avantages de la fonction publique !
Qu'ils remettent les services de poste , les écoles , les commerces dans ces zones désertes et les médecins reviendront s'y installer naturellement .
Enfin après avoir passé tout ton internat à te faire exploiter je pense que tu auras envie de profiter un peu et pas de donner ( encore) a la population !

@ baka : déconventionnement massif = non remboursement des patients . Moi j'approuve pas des masses cette solution !
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Bertrand B.


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Posté le 22/10/2012 à 21:19 notnew
Fonctionnaire, tu as dit le mot, tu as tout dit.
C'est ce que nous ne sommes pas.
C'est ce qu'il faudrait que nous soyons pour être des pions. Et ça attirerait beaucoup de monde .... Il suffit de voir les expérience de salariat des médecins dans certaines communes !

Mais voilà, l'état veut le beurre, l'argent du beurre, le cul de ta femme et le 4/4 fait avec le beurre.

Ca n'est pas acceptable.

B.
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Désagrégée de médecine

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Posté le 22/10/2012 à 22:57 notnew
J'ai parlé de mes parents fonctionnaires pour expliquer que je ne redoute pas d'être envoyée dans une région inconnue pour quelques années. Je n'ai pas dit que leurs statuts et les nôtres étaient comparables. Même si, pour info, mes parents n'ont jamais fait que 35h, loin de là, et ils ont 5 semaines de congés payés comme tout le monde (fonctionnaire n'est pas synonyme d'enseignant ni de planque).

Ensuite, je n'arrive pas à considérer la santé comme un commerce parmi d'autres. Notre système français illustre d'ailleurs la particularité du secteur : la sécurité sociale est universelle, et les mutuelles sont à but non lucratif (contrairement aux grands délires genre théorie du complot pour la suprématie des mutuelles que j'ai pu lire depuis le début de cette polémique). Les médicaments sont vendus dans des pharmacies (d'ailleurs soumises elles aussi à des restrictions de liberté d'installation), pas dans des supermarchés.

À partir du moment où l'État finance et régule la santé et ses depenses, il me parait naturel qu'il se mêle du fonctionnement de toute médecine, libérale comme hospitalière. C'est le principe du conventionnement, et si vous n'acceptez pas de dépendre à ce point des décisions de l'État (ce grand méchant loup sans visage dont l'unique but est de se remplir la panse de tous les deniers amassés par les pauvres citoyens sans défense), alors comme le dit si bien Baka, déconventionnez-vous.

Personnellement, je ne crois pas plus à cette théorie du complot qu'à celle du FN. Je ne crois pas que l'État, ou les mutuelles, essaient à tout prix de charger les médecins de tous les maux du monde pour s'en mettre plein les poches / se faire réélire ou autre. C'est peut-être naïf, mais je crois qu'ils essaient, comme nous, de trouver les solutions les plus réalistes pour éviter qu'une frange de la population continue à pâtir de son éloignement de tout système de soins. Parce que, aux dernières nouvelles, on ne meurt pas d'être à 1h de route du bureau de poste le plus proche.
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Baka
Doyen

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Posté le 22/10/2012 à 23:15 notnew
Ah mais le problème, c'est que les gens considèrent que l'accès aux soins est un droit fondamental et universel...avec tous les abus que cela comporte.
Non pas que je sois foncièrement vénal au point de dépouiller la veuve et l'orphelin, ça m'ennuie aussi de voir à quel point les gens essayent de profiter des failles du système actuel aux dépens de ceux qui en ont vraiment besoin.
Enfin cela dit, les bonnes poires vont aussi craquer, et ça sera la fin du système. La fin du secteur 1, la fin du secteur 2... une médecine à l'américaine , les frais étant pris en charge par les mutuelles.
On aurait voulu se débarrasser de la sécurité sociale , on ne se serait pas pris autrement.
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B_K
Ministre de la Santé

Messages : 884
Enregistré : 18/09/2004
Posté le 23/10/2012 à 15:52 notnew

Enfin cela dit, les bonnes poires vont aussi craquer, et ça sera la fin du système. La fin du secteur 1, la fin du secteur 2... une médecine à l'américaine , les frais étant pris en charge par les mutuelles.

Que tes voeux soient exaucéssmilies :

N° 296

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 16 octobre 2012.

PROPOSITION DE LOI

visant à permettre aux mutuelles
de mettre en place des réseaux de soins,

(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Bruno LE ROUX, Fanélie CARREY-CONTE, Laurence DUMONT, Hervé FÉRON, Richard FERRAND, Chantal GUITTET, Denys ROBILIARD, Christian PAUL et les membres du groupe socialiste, républicain et citoyen (1) et apparentés (2),

députés.

____________________________

(1) Ce groupe est composé de Mesdames et Messieurs : Ibrahim Aboubacar, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Jean-Pierre Allossery, Pouria Amirshahi, François André, Nathalie Appéré, Christian Assaf, Avi Assouly, Pierre Aylagas, Alexis Bachelay, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Géard Bapt, Frédéric Barbier, Ericka Bareigts, Claude Bartolone, Christian Bataille, Marie-Noëlle Battistel, Laurent Baumel, Philippe Baumel, Nicolas Bays, Catherine Beaubatie, Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Karine Berger, Gisèle Biémouret, Philippe Bies, Erwann Binet, Jean-Pierre Blazy, Yves Blein, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Pascale Boistard, Christophe Borgel, Florent Boudié, Marie-Odile Bouillé, Christophe Bouillon, Brigitte Bourguignon, Malek Boutih, Kheira Bouziane, Emeric Bréhier, Jean-Louis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Isabelle Bruneau, Gwenegan Bui, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Sylviane Bulteau, Vincent Burroni, Alain Calmette, Jean-Christophe Cambadélis, Colette Capdevielle, Yann Capet, Christophe Caresche, Fanélie Carrey-Conte, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Castaner, Laurent Cathala, Jean-Yves Caullet, Nathalie Chabanne, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Marie-Anne Chapdelaine, Dominique Chauvel, Pascal Cherki, Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Valérie Corre, Jean-Jacques Cottel, Catherine Coutelle, Jacques Cresta, Pascale Crozon, Seybah Dagoma, Yves Daniel, Carlos Da Silva, Pascal Deguilhem, Florence Delaunay, Guy Delcourt, Carole Delga, Sébastien Denaja, Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, Jean-Louis Destans, Michel Destot, Fanny Dombre Coste, René Dosière, Philippe Doucet, Sandrine Doucet, Jean-Luc Drapeau, Françoise Dubois, Jean-Pierre Dufau, Anne-Lise Dufour-Tonini, Françoise Dumas, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Laurence Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Alain Fauré, Martine Faure, Olivier Faure, Matthias Fekl, Vincent Feltesse, Hervé Féron, Richard Ferrand, Jean-Pierre Fougerat, Hugues Fourage, Michèle Fournier-Armand, Christian Franqueville, Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Geneviève Gaillard, Yann Galut, Hélène Geoffroy, Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Geneviève Gosselin, Pascale Got, Marc Goua, Linda Gourjade, Laurent Grandguillaume, Estelle Grelier, Jean Grellier, Jérôme Guedj, Élisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, Chantal Guittet, David Habid, Razzy Hammadi, Mathieu Hanotin, Danièle Hoffman-Rispal, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, Michel Issindou, Éric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Régis Juanico, Armand Jung, Laurent Kalinowski, Marietta Karamanli, Philippe Kemel, Chaynesse Khirouni, Bernadette Laclais, Conchita Lacuey, Jérôme Lambert, Colette Langlade, Jean Launay, Pierre Léautey, Pierre-Yves Le Borgn’, Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Anne-Yvonne Le Dain, Jean-Yves Le Déaut, Viviane Le Dissez, Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Jean-Marie Le Guen, Annick Le Loch, Axelle Lemaire, Patrick Lemasle, Catherine Lemorton, Christophe Léonard, Annick Lepetit, Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Arnaud Leroy, Michel Lesage, Bernard Lesterlin, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, Audrey Linkenheld, François Loncle, Lucette Lousteau, Jean-Pierre Maggi, Jean-Philippe Mallé, Thierry Mandon, Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, Jean-René Marsac, Philippe Martin, Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Patrick Mennucci, Kléber Mesquida, Pierre-Alain Muet, Corinne Narassiguin, Philippe Nauche, Ségolène Neuville, Nathalie Nieson, Philippe Noguès, Maud Olivier, Monique Orphé, Michel Pajon, Luce Pane, Christian Paul, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Jean-Claude Perez, Sylvie Pichot, Sébastien Pietrasanta, Martine Pinville, Christine Pires Beaune, Philippe Plisson, Élisabeth Pochon, Pascal Popelin, Dominique Potier, Émilienne Poumirol, Michel Pouzol, Daphna Poznanski-Benhamou, Patrice Prat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Catherine Quéré, Valérie Rabault, Monique Rabin, Dominique Raimbourg, Marie Récalde, Marie-Line Reynaud, Eduardo Rihan Cypel, Denys Robiliard, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Barbara Romagnan, Bernard Roman, Dolores Roqué, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Béatrice Santais, Odile Saugues, Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Gérard Sebaoun, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Suzanne Tallard, Pascal Terrasse, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Sylvie Tolmont, Jean-Louis Touraine, Stéphane Travert, Catherine Troallic, Cécile Untermaier, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Hélène Vainqueur-Christophe, Jacques Valax, Clotilde Valter, Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, Michel Vergnier, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaumé, Jean Jacques Vlody, Paola Zanetti.

(2) Sylvie Andrieux, Dominique Baert, Serge Bardy, Marie-Françoise Bechtel, Chantal Berthelot, Jean-Luc Bleunven, Guy-Michel Chauveau, Yves Goasdoue, Jean-Claude Gouget, Édith Gueugneau, Christian Hutin, Jean-Luc Laurent, Annie Le Houerou, Serge Letchimy, Gabrielle Louis-Carabin, Hervé Pellois, Boinali Said, David Vergé.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Les difficultés d’accès aux soins constituent l’une des inégalités les plus insupportables. Les situations de renoncement aux soins pour raisons financières ne sont pas acceptables : elles génèrent des situations dramatiques pour les personnes, mais également, à terme, des coûts pour la collectivité. La lutte contre les inégalités d’accès aux soins doit être l’un des objectifs majeurs des politiques de santé et de lutte contre les exclusions.

Le système de santé français, à vocation universaliste et solidaire, vise à garantir l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population mais aussi l’accès aux soins de chacun, quels que soient ses revenus et son origine sociale. Or, si l’on peut se féliciter de l’amélioration de l’espérance de vie et de l’état de santé de l’ensemble de la population, force est de constater que les inégalités de santé perdurent. En 2008, 15,4 % de la population adulte déclarait avoir renoncé à des soins médicaux pour des raisons financières au cours des douze derniers mois. Ces renoncements concernent en premier lieu les soins dentaires et optiques pour lesquels la part des dépenses remboursées par l’assurance maladie obligatoire est plus faible (4 % pour les dépenses d’optique, les complémentaires santé en prenant en charge 66 % et les ménages 29 % en moyenne).

Car si le système de santé français repose sur l’assurance maladie obligatoire garante de la solidarité nationale, les organismes complémentaires y jouent un rôle majeur et croissant, particulièrement en matière d’accès aux soins. Parmi ces organismes complémentaires, les mutuelles, sociétés de personnes à but non-lucratif protégeant 38 millions de personnes, apparaissent comme des partenaires indispensables pour l’État et l’assurance maladie obligatoire.

La présente proposition de loi a pour objet de permettre aux mutuelles de jouer pleinement leur rôle de régulateur du secteur en leur donnant la possibilité d’être des acteurs de la négociation entre l’offre et la demande de soins.

En ce sens, cette proposition de loi vise donc à acter la possibilité pour les mutuelles d’instaurer des différences dans le niveau des prestations lorsque l’assuré choisit de recourir à un professionnel de santé, un établissement de santé ou un service de santé membre d’un réseau de soins ou avec lequel les mutuelles ont conclu un contrat comportant des obligations en matière d’offre de soins.

Il s’agit pour cela de modifier l’article L. 112-1 du code de la mutualité qui, aujourd’hui, ne permet pas aux mutuelles de pratiquer des remboursements différenciés dans les cas évoqués ci-dessus, alors que les institutions de prévoyance et les sociétés d’assurance le peuvent.

L’objectif visé est double. D’une part, il s’agit de favoriser une régulation des coûts de santé en vue de maîtriser les restes à charge pour les ménages et le montant des cotisations des complémentaires santé, évitant ainsi des démutualisations. D’autre part, ce dispositif a pour objectif d’améliorer la qualité de l’offre à travers les engagements pris par les professionnels de santé au sein des réseaux ainsi constitués.

L’enjeu de cette proposition de loi est donc de faciliter l’accès à des soins de qualité pour le plus grand nombre.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

L’article L. 112-1 du code de la mutualité est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les mutuelles ou unions peuvent toutefois instaurer des différences dans le niveau des prestations lorsque l’assuré choisit de recourir à un professionnel de santé, un établissement de santé ou un service de santé membre d’un réseau de soins ou avec lequel les mutuelles, unions ou fédérations ont conclu un contrat comportant des obligations en matière d’offre de soins. »
© Assemblée nationale

source: http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0296.asp

@Marcas:

Les médicaments sont vendus dans des pharmacies (d'ailleurs soumises elles aussi à des restrictions de liberté d'installation), pas dans des supermarchés.

j'ai entendu justement il y a peu qu'ils songeaient à permettre aux super marchés d'ouvrir des rayons pharmacie ( cf carrefour il y a quelque années qui a tenté d'obtenir ce droit). En ce qui concerne leur liberté d'installation aux pharmacies, en fait on ne les oblige pas à aller où ils ne veulent pas aller, mais on leur empêche de s'installer là ou il y a trop de praticiens. Ce qui ne nous est pas applicable car comment déterminer le nombre de médecins nécessaires à une population de X personnes ce que l'ordre des pharmas arrive a faire et ça a l'air de plaire aux officinaux ...



À partir du moment où l'État finance et régule la santé et ses depenses, il me parait naturel qu'il se mêle du fonctionnement de toute médecine, libérale comme hospitalière. C'est le principe du conventionnement, et si vous n'acceptez pas de dépendre à ce point des décisions de l'État (ce grand méchant loup sans visage dont l'unique but est de se remplir la panse de tous les deniers amassés par les pauvres citoyens sans défense), alors comme le dit si bien Baka, déconventionnez-vous.

Personnellement, je ne crois pas plus à cette théorie du complot qu'à celle du FN. Je ne crois pas que l'État, ou les mutuelles, essaient à tout prix de charger les médecins de tous les maux du monde pour s'en mettre plein les poches / se faire réélire ou autre. C'est peut-être naïf, mais je crois qu'ils essaient, comme nous, de trouver les solutions les plus réalistes pour éviter qu'une frange de la population continue à pâtir de son éloignement de tout système de soins. Parce que, aux dernières nouvelles, on ne meurt pas d'être à 1h de route du bureau de poste le plus proche.

Bien sur que tu es naive sur le coup! Si tu souhaites exercer en libéral, tu te retrouves sous le coup de pression de la Sécurité Sociale ( via la convention), au gré de ses envies et de ceux des politiciens du moment, via le remboursement de tes patients.
Et bientot ce pouvoir de pression sera élargi aux mutuelles cf l'article plus haut ...

Ceci dit, je te rejoins sur le fait que dans notre systeme actuel de santé, seul l'exercice déconventionné correspond au vrai exercice libéral
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sandrine7811
Sainte Administratrice

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Posté le 23/10/2012 à 18:42 notnew


Les médicaments sont vendus dans des pharmacies (d'ailleurs soumises elles aussi à des restrictions de liberté d'installation), pas dans des supermarchés.

j'ai entendu justement il y a peu qu'ils songeaient à permettre aux super marchés d'ouvrir des rayons pharmacie ( cf carrefour il y a quelque années qui a tenté d'obtenir ce droit). En ce qui concerne leur liberté d'installation aux pharmacies, en fait on ne les oblige pas à aller où ils ne veulent pas aller, mais on leur empêche de s'installer là ou il y a trop de praticiens. Ce qui ne nous est pas applicable car comment déterminer le nombre de médecins nécessaires à une population de X personnes ce que l'ordre des pharmas arrive a faire et ça a l'air de plaire aux officinaux ...



c'est simple pour l'ordre des pharmas, ils ont calculé quelle quantité de gens pouvaient s'approvisionner dans uen pharmacie, et ensuite répartissent géographiquement


le même calcul pourrait se faire de la même facon pour des médecins, dentistes, sage femme ou podologue...

je ne suis pas du tout pour les mesures coercitives, mais s'ils veulent se baser sur le système pharma, certes ca ne sera pas facile




"ca plait aux officinaux"... euh ben là encore ca dépend, quand la région ou tu vis depuis toujours est saturée, et qu'il y a peu d'embauche, ben soit tu es salarié plus loin, soit titulaire plus loin mais au prix d'une bataille pour obtenir une ouverture (pas très à la mode en ce moment)...
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Lampion
Jeune Carabin

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Posté le 23/10/2012 à 20:51 notnew

c'est simple pour l'ordre des pharmas, ils ont calculé quelle quantité de gens pouvaient s'approvisionner dans uen pharmacie, et ensuite répartissent géographiquement


... Peut-être un peu trop simple justement. Comme tout le monde ne consomme pas les mêmes quantités de médicaments (par exemple les plus de 8O ans et leur 6 à 9 médocs par ordonnance), que les densités de population ne sont pas les mêmes (révélation!) et surtout que l'on se déplace moins facilement dans les zones moins densément peuplées (surtout les plus de ... j'aime les patients de gériatrie! smilies), je me demande si c'est pas un peu baclé comme calcul. Qu'en pensent les pharmaciens (à part que ça doit permettre d'être plus nombreux en zones urbaines)?
Même problématique pour les médecins, pour qui il est en plus souvent nécessaire de se déplacer...

Sinon je trouve complètement paradoxal (et hypocrite) de se vouloir les grands partisans du dialogue social mais de faire passer discrètement des amendement de ce genre, sans consultation avec les personnes concernées. Et de faire des réunions concernant l'avenir de la profession mais qui n'incluent pas les associations d'internes.

A quand une participation des médecins diplômes à l'effort contre les déserts médicaux? Oui ils ont déjà construit une vie, et les internes pas peut-être?

Même si je ne suis pas complètement opposé à des aménagements dans la liberté d'installation et surtout à ceux relatifs aux dépassements d'honoraires abusif. Enfin faut pas exagérer, les poses de prothèses de hanche ou de genoux à perte pour le chir c'est quand même débile.

Quand les politiques arrêteront-ils de prendre leurs idées (qui sont presque toujours les mêmes, et qui ont très souvent déjà montré leurs énormes limites) et accepteront-ils que des professionnels concernés ont des idées pertinentes? Et là je vous renvoie à un projet qui m'a semblé très bien ficelé: Médecine Générale 2.0 des généralistes rodés aux techniques d'internet (fessebouc, le gazouilleur...) dont Jaddo, Dr Sachs Jr et beaucoup d'autres.
Si vous voulez je peux vous l'envoyer par MP.

Beaucoup de frustration d'un P2 indigné par l'étroitesse d'esprit de trop nombreux politiques.
Mais pas que.
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P2 à Paris 5!
Pardon, DFGSM2 à Paris Descartes =)
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sandrine7811
Sainte Administratrice

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Posté le 23/10/2012 à 22:21 notnew
pour les pharmas, il me semble que le calcul est bien plus complexe que juste X habitants = 1 pharmacie, il est très probable que le NC à l'installation tienne compte de données démographiques plus complexes ^^
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Goulu
Schtroumpf SM

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Posté le 25/10/2012 à 09:11 notnew
J'ai parlé de mes parents fonctionnaires pour expliquer que je ne redoute pas d'être envoyée dans une région inconnue pour quelques années. Je n'ai pas dit que leurs statuts et les nôtres étaient comparables. Même si, pour info, mes parents n'ont jamais fait que 35h, loin de là, et ils ont 5 semaines de congés payés comme tout le monde (fonctionnaire n'est pas synonyme d'enseignant ni de planque).

C'est là que tu te trompes, quand on compare fonctionnaires et libéraux, ce n'est pas que sur les vacances et éventuelles 35h car même les profs font rarement 35h s'ils sont consciencieux (18h légales pour les certifiés et 15 pour les agrégés mais bien plus en préparation de cours et corrections et j'ai de nombreux exemples autour de moi. Les profs non consciencieux c'est un autre débat) :
- Fonctionnaire veut aussi dire sécurité de l'emploi, libéral après tout si aucun patient de veut venir te voir, tu peux dévisser ta plaque. Et j'avais lu un article là dessus à l'époque où on parlait des médecins étrangers pour palier aux déserts médicaux (campagne ++). Un médecin roumain qui était parti aussi vite qu'arrivé car personne dans le trou où il avait fini ne venait le voir "ah bah non hein il est pas aussi bien que notre ancien toubib, on préfère aller à 20 bornes dans l'autre village". Personne n'est à l'abri de ça.
- Fonctionnaire veut dire arrêt maladie avec 1 jour de carence et c'est fixé, libéral ça dépend des assurances que tu paies de ta poche.
- Fonctionnaire ça veut aussi dire 5 semaines de congés payés. Oui 5 SEMAINES, grosso modo 1/10 de ton salaire annuel. En bref tu prends le salaire d'un médecin libéral, tu vires 10% et tu as son salaire réel s'il souhaite partir 5 semaines en vacances sans retrocession.
- Fonctionnaire ça veut dire formations sur ton temps de travail. Libéral quand tu es en FMC c'est autant de patients que tu vois pas.
- Bref la liste est longue..

Au final tu te rendras vite compte que la médecine libérale n'a de libéral que le nom et la liberté d'installation.
Car les médecins sont libéraux quand ça arrange la CPAM et l'état, et ne le sont pas quand ça les arrange pas. Un peu comme les externes et internes étudiants ET salariés. Etudiants quand ça arrange le CHU, la CAF, la CPAM etc. et salarié quand ça les arrange.

De toutes façons il suffit de voir le nombre de médecins qui dévissent leur plaque après souvent quelques dizaines d'années d'exercice pour se rendre compte de la réalité des choses.

L'amendement n'est pas passé à ma connaissance, mais si un jour ça passe et ça passera, ça sera la fin de la médecine libérale car les gens préfèreront (et c'est déjà le cas) trouver des postes de salarié (PMI, CH, soins de suite, MdR, etc.) plutôt que de faire du libéral. Et les statistiques parlent d'elles même : 10% des médecins généralistes formés chaque années s'installent en libéral, les autres trouve du salariat et franchement, ils ont bien raison !

Comme je le dis toujours, il n'ont qu'à faire de TOUS les médecins des FONCTIONNAIRES, et là je m'installe OU ils veulent ! Comme les profs en somme à qui on nous compare si souvent.
Comme ça je pourrais même faire des heures sup payées double ou presque.

Mais malheureusement le rendement d'un médecin salarié est loin d'être celui d'un libéral donc forcément ça n'intéresse pas l'état.
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Plopy
Sexternus-minus

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Posté le 25/10/2012 à 09:58 notnew
Oui, des fonctionnaires : comme ça ils se chargeront de payer nos retraites ? Ce serait pas mal ^^'

Pour ma part, je suis signataire CESP. Et je suis d'accord avec le fait que la méthode coercitive n'a pas sa place avec la médecine libérale.

Maintenant je suis désolée de voir que le CESP n'a pas eu le succès qu'il méritait. Dans ma fac l'année dernière, 7 contrats proposé, 2 signés. Pourtant j'entends tout autour de moi des étudiant(e)s me dire que s'ils avaient su en quoi ça consistait ils l'auraient signé. Et si tous les CESP avaient été signé en 2010, 2011 et maintenant 2012, peut-être (je dis bien peut-être) que le gouvernement n'en viendrait pas à ça ?
Alors c'est vrai que le contrat beaucoup le trouvent trop "flou", mais ça l'est beaucoup moins que ce que le gouvernement veut faire passer en force.

Après il faut trouver des solutions. Il y a trop de personnes qui décèdent de l'absence de médecins et de structures d'urgence autour d'eux! Je ne reviendrai pas sur cette mère qui a vu son bébé mourir après l'avoir mis au monde. Je pense qu'on doit tous se sentir concernés. J'entends des étudiants dire qu'ils font médecine pour le statut, l'argent, mais certainement pas pour allez s'emmerder avec ceux qui ont besoin d'eux...

Alors pour la carotte, mais contre le bâton ^^
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corto maltese
Ministre de la Santé

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Posté le 25/10/2012 à 10:31 notnew


Après il faut trouver des solutions. Il y a trop de personnes qui décèdent de l'absence de médecins et de structures d'urgence autour d'eux! Je ne reviendrai pas sur cette mère qui a vu son bébé mourir après l'avoir mis au monde. Je pense qu'on doit tous se sentir concernés. J'entends des étudiants dire qu'ils font médecine pour le statut, l'argent, mais certainement pas pour allez s'emmerder avec ceux qui ont besoin d'eux...

Alors pour la carotte, mais contre le bâton ^^

faut pas non plus exagérer. quand au cas de ce bébé, meme la mere a dit que ce n'était pas la faute des secours. en plus il avait un poids très faible a la naissance. je n'en ferait pas un cas d'école.
le CESP c'est bien quand on a un projet a long terme. quand on est au debut des études on l'a pas forcement
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Amat Victoria curam
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Plopy
Sexternus-minus

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Posté le 25/10/2012 à 13:01 notnew
Je ne vois pas en quoi ce serait la responsabilité des secours ? Mais va demander aux femmes qui vivent loin des maternités comment faire suivre leur grossesse. Parce que peu de spécialistes, peu de médecins habilités à faire les suivis, idem pour les SF et pour les cours de préparation. L'accès aux soins et à la prévention est déterminant.

Je suis d'accord pour le Cesp et la question du projet au long terme. Mais le gouvernement n'a pas cherché à faire beaucoup de médiatisation.
Sans doute parce qu'ils ne voulaient pas que ça marche. Le gouvernement t'encourage un jour, te donne quelque chose en échange, puis il finit par rendre ça obligatoire, et sans contre-partie pour les médecins. C'est comme pour tout, on fait passer ça en "douceur" avant de te le mettre profond :/ Les médecins libéraux ne sont même plus surpris.
Je penses aux internes en fin de cursus qui ont des projets, une famille souvent... et qui là voit tout se remettre en question par un amendement. A voir la décision de l'Assemblée.
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marcas
Désagrégée de médecine

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Posté le 25/10/2012 à 21:53 notnew
J'ai parlé de mes parents fonctionnaires pour expliquer que je ne redoute pas d'être envoyée dans une région inconnue pour quelques années. Je n'ai pas dit que leurs statuts et les nôtres étaient comparables. Même si, pour info, mes parents n'ont jamais fait que 35h, loin de là, et ils ont 5 semaines de congés payés comme tout le monde (fonctionnaire n'est pas synonyme d'enseignant ni de planque).

C'est là que tu te trompes, quand on compare fonctionnaires et libéraux, ce n'est pas que sur les vacances et éventuelles 35h car même les profs font rarement 35h s'ils sont consciencieux (18h légales pour les certifiés et 15 pour les agrégés mais bien plus en préparation de cours et corrections et j'ai de nombreux exemples autour de moi. Les profs non consciencieux c'est un autre débat)

Si tu avais lu les posts précédents, et le mien plus attentivement, tu aurais compris que je ne compare pas les deux statuts. Je répondais simplement à B_K qui parlait des 35h et des 3 mois de vacances comme si c'était le lot de tous les fonctionnaires.

Quant à la remarque sur la sécurité de l'emploi, je te défie de dire ça en regardant droit dans les yeux n'importe quel salarié (même hautement qualifié) de n'importe quelle entreprise. Ne vas pas me raconter qu'un médecin qui arrive dans une zone nécessiteuse (comme les 3/4 du territoire d'ici quelques années), avec un diplôme français, et des compétences au moins moyennes, peut se retrouver le bec dans l'eau. Les médecins roumains c'est une autre histoire, à cause de la langue, de la différence culturelle et surtout de la méfiance vis-à-vis du diplôme étranger.

Enfin, dernière intervention, je vous laisse refaire le monde. Personnellement j'aime bien ma vie et mon futur métier, et je n'ai pas vocation à me révolter contre tout ce qui ne va pas dans mon sens. Vous savez quoi, l'existence est bien plus douce quand on arrête de penser que le monde entier veut nous entuber.
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corto maltese
Ministre de la Santé

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Posté le 26/10/2012 à 03:34 notnew
J'ai parlé de mes parents fonctionnaires pour expliquer que je ne redoute pas d'être envoyée dans une région inconnue pour quelques années. Je n'ai pas dit que leurs statuts et les nôtres étaient comparables. Même si, pour info, mes parents n'ont jamais fait que 35h, loin de là, et ils ont 5 semaines de congés payés comme tout le monde (fonctionnaire n'est pas synonyme d'enseignant ni de planque).


Enfin, dernière intervention, je vous laisse refaire le monde. Personnellement j'aime bien ma vie et mon futur métier, et je n'ai pas vocation à me révolter contre tout ce qui ne va pas dans mon sens. Vous savez quoi, l'existence est bien plus douce quand on arrête de penser que le monde entier veut nous entuber.

la politique de l'autruche quoi !
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Amat Victoria curam
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Goulu
Schtroumpf SM

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Posté le 26/10/2012 à 11:14 notnew
Quant à la remarque sur la sécurité de l'emploi, je te défie de dire ça en regardant droit dans les yeux n'importe quel salarié (même hautement qualifié) de n'importe quelle entreprise. Ne vas pas me raconter qu'un médecin qui arrive dans une zone nécessiteuse (comme les 3/4 du territoire d'ici quelques années), avec un diplôme français, et des compétences au moins moyennes, peut se retrouver le bec dans l'eau. Les médecins roumains c'est une autre histoire, à cause de la langue, de la différence culturelle et surtout de la méfiance vis-à-vis du diplôme étranger.

Enfin, dernière intervention, je vous laisse refaire le monde. Personnellement j'aime bien ma vie et mon futur métier, et je n'ai pas vocation à me révolter contre tout ce qui ne va pas dans mon sens. Vous savez quoi, l'existence est bien plus douce quand on arrête de penser que le monde entier veut nous entuber.

Oui et c'est pour ça qu'on parle des fonctionnaires et non des salariés en général. Je connais bien le problème du chômage pour avoir du traverser la France étant plus jeune à de nombreuses reprises pour cette raison et je souhaite à personne de connaitre ça.
On parle donc bien des fonctionnaires puisque la population générale semble nous associer à ces fonctionnaires dont les études sont payées et à qui on impose un lieu d'exercice. La comparaison s'arrête là et tout les arguments que tu peux lire sont en réponse à cette comparaison qui se fait de plus en plus fréquente (surtout depuis que quelques politiques ont lâché ça depuis quelques années). On pourrait aussi s'amuser à comparer fonctionnaires avec salariés du privé, comment sont calculés les retraites des uns et des autres etc. mais c'est pas le sujet.

Par ailleurs, ce n'est pas la politique de l'autruche, il faut respecter l'avis des autres.
Et ce n'est pas pour te mettre dans une catégorie marcas, mais juste pour exemple, il y a des médecins qui souhaitent s'installer en campagne, donner leur vie pour leurs patients, être corvéables à merci. C'est très noble, mais également très dangereux pour les autres médecins qui passeront pour des feignasses vénales. Et dangereux pour eux même car je leur souhaite s'ils sont seuls de pas rencontrer l'âme soeur à 200 bornes de là une semaine avant leur installation.
Moi avant je voulais faire de la médecine gé, en campagne pourquoi pas, ça c'était en P2 D1...et puis ensuite j'ai rencontré ma copine, qui va être conservateur du patrimoine, et des services d'archives à la 'campagne' ça n'existe pas, d'autant plus qu'ils en ferment et qu'ils suppriment des postes au ministère de la culture. Problème donc. Comment on fait ?
Le pire dans tout ça c'est que l'argument que je lis souvent, comme quoi on veut mettre des médecins là où y'a plus de poste, plus d'école etc. c'est n'importe quoi, beaucoup de futurs médecins sont des citadins et voient la campagne comme les villages présentés par Pernaud sur TF1 tous les jours. J'en viens d'une petite ville qu'on pourrait dire de campagne selon certains critères, c'est pas non plus le trou du cul du monde, y'a une poste un super marché, 2 collèges etc. ! Mais c'est pas pour autant que ma copine y trouvera du travail

Et concernant les médecins roumains, lis les bouquins de martin winckler, il me semble que dans l'un d'entre eux au tout début il s'installe dans son cabinet en 'campagne', a un secrétaire et personne vient le voir, il se demande comment il va tenir.

Bref moi je respecte les gens qui n'en ont que faire de toutes ces questions d'installation parce qu'ils considèrent ça comme secondaire mais qu'ils respectent ceux qui sont contre.
On m'offrirait le package fonctionnaire complet, je vais où ils veulent ! C'est pas le cas et c'est une quenelle de plus qu'ils veulent nous mettre et bien non. Tu n'as peut-être pas l'impression d'être exploité par l'hôpital, moi si et ça commence à bien faire. On veut m'imposer mon lieu d'exercice on me donne une contrepartie, je veux des congés payés, je veux une retraire de fonctionnaire calculée sur mes 6 derniers mois de travail, des RTT, des heures sup payées, une secrétaire gracieusement offerte par l'état et j'en passe. Sans ça j'appelle ça se faire avoir.
Ou alors on me paie mes études, fini les 500€ d'inscription annuels à la fac, je veux 1200€ par mois comme les élèves de l'ENS, de l'école des chartes, de l'école d'ingé météo, des futurs controleurs aériens, de polytechnique (à noter que tous ces gens là sont payés par l'état et il n'y a que depuis quelques mois qu'on commence à dire qu'ils devraient rembourser si ils partent travailler dans le privé au lieu du public à l'issue de leurs études).
Commençont par régler le cas de ces grandes écoles avant de vouloir faire chier les médecins.
Ah et puis si y'a des déserts médicaux, on peut aussi demander à TOUS les médecins d'y aller, pq seulement aux jeunes qui héritent d'une situation jamais réfléchis par leurs ainés ?
Car l'amendement précisait bien les médecins nouvellement diplômés ou depuis 1 an je crois.
Ca te semble normal ? Oui ?

Par ailleurs, l'installation des jeunes profs (qui est le meilleur exemple à nous opposer) dans des zones pourries fait débat depuis plusieurs années alors qu'avant jamais et on voudrait faire la même chose pour les médecins ? Un peu absurde.
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