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Abandon des études médicales

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loraleee
Sexternus-minus

Messages : 38
Enregistré : 07/03/2005
Posté le 16/03/2005 à 21:05 notnew
tu veux faire médecine juste pour être sûre d'avoir du travail????smiliessmiliessmilies

je veux faire un truc médical ou paramédicale car ca me plait et que je serais aussi sure d'avoir du travail

quand t'es au chomage depuis 3 ans désolée mais tu penses à la sécurité de l'emploi, surtout quand t'as fait un bac +5 et que tu ne trouves rien

et tous ce qui touche le milieu médicale me plait car au moins tu gagnes ta vie (et t'es sur d'avoir un salaire chaque mois (pharmac ,infi, sage femme, médecin,etc etc) tout en aidant les gens


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ptite_mam
Patronne (une femme qui en a)

Messages : 316
Enregistré : 23/03/2004
Posté le 17/03/2005 à 16:12 notnew
oui ca c'est clair faire un travail qui plait
mais le hic, quand on est au chomage on raisonne un peu différamment après
on espère reprendre des études
1/ dont le travail nous plaira
2/ mais surtout ou ce coup ci on est SURE de pouvoir travailler

ca ne repond tjs pas a ma question

si le travail ne te plait pas? Pourrais-tu l'exercer tte ta vie? (50 ans a te lever tous les matins pour voir des patients que tu n'as pas envie de voir, faire un boulot qui te degoute....)
Serais-tu prete a sacrifier ta vie, ton bonheur pour un travail que tu n'aimes pas?
Tien par exemple : Demain on t'offre un CDI d'agent d'entretien. Qu'est-ce que tu fais? Tu acceptes et tu laisses tomber tes projets d'etudes médicales?


Si la reponse est oui, je suis desolee pour toi (ou plutot je suis heureuse pour toi parce que je t'assure que c'est une branche sans chomage, c'est le boulot de ma mère et j'y ai moi-même travaillé, donc tu peux commencer a envoyer tes CV tu es sure d'avoir du boulot).
Entre travail et bonheur moi je choisis le bonheur et le milieu médical, même s'il fait ton bonheur ou le mien, ne fait pas forcement celui de tout le monde. Il y a des gens qui n'aiment pas ce milieu, c'est leur droit et mieux vaut qu'ils se rendent compte et se reoriente plutot qu'ils deviennent de mauvais médecins, agris par leur travail et malheureux.


L'avantage d'arreter medecine pendant ses etudes c'est que de toute facon on n'a pas finit ses etudes donc faire encore qq annees a la fac de médecine ou dans une autre branche ca ne change rien a la date d'entrée sur le marché de travail. Ca permet juste de choisir une voie dans laquelle on sera heureux.


Contrairement a toi (apparement mais je me trompe peut etre) j'ai fais de nombreux boulots que je n'aimais pas et je sais ce que c'est que de se lever le matin, se regarder dans la glace et de se dire "quelle vie de merde, je deteste ce boulot". Moi aussi je me suis dis que de nos jours fallait s'estimer heureux d'avoir un boulot, mais finalement tu vois c'est pas une vie.



[Edité le 17/03/05 par ptite_mam]
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loraleee
Sexternus-minus

Messages : 38
Enregistré : 07/03/2005
Posté le 17/03/2005 à 17:04 notnew
Faire un travail qui ne me plairait pas : je pense que OUI pour travailler plusieurs années , économiser, et entreprendre à coté un truc qui me plaise mais qui a cette fois ci sure des débouchés
ps : j'ai fait une mulititude de boulots pour payer mes études : de tracts à serveuse à télémarketing etc

d'ailleurs la ce genre de boulot me refusent maintenant : surdiplomée
j'ai postulé meme pour faire le ménage dans les hotels en attendant et rien du tout
(je veux bien l'adresse en mp de la société d'entretien nettoyage de ta mère, ca me dérange pas du tout de faire du nettoyage tant que je suis payée, mais on parie que'ils me refusent....)
en fait de lire à chaque fois : "postule la ils prennent " comme ci c'était une certitude ca "m'enerve un peu beaucoup", vu que j'essaie vraiment partout (meme ou ils écrivent qu'ils cherchent comme le starbuck café),et je n'ais que des refus,
c'est facile " de parler", mais faut voir le "concret"

toute facon ceux qui veulent arreter médecine, ils arretent, mais personnellement je leur dirais d'essayer jusqu'au bout et de voir après, dans le pire des cas arreter une année mais tout plaquer d'un coup....risque de regret après, surtout dans la société ou on vit
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ptite_mam
Patronne (une femme qui en a)

Messages : 316
Enregistré : 23/03/2004
Posté le 17/03/2005 à 22:31 notnew
ben t'as pas du bq essayé parce que moi j'ai aucun probleme, avec bac + 4 je suis prise. C sur que si tu leur balance ton diplome sous le nez ca va les faire rire smilies smilies (si tu adaptes vraiment ton CV a tes demandes d'emploi comme tu l'as dit ils ne peuvent pas te dire que tu es surdiplomée puisque ton diplome ne figurera pas sur le CV)
un exemple a Paris, ds une clinique privée j'ai postulé une fois pour une place d'ASH, ben j'ai été prise et tu sais pourquoi? J'etais la seule candidate, la seule qui accepte de faire ce type de boulot. Alors maintenant tu sais ce qu'il te reste a faire. Ouvres les pages jaunes et ecris a tous les hopitaux et cliniques

je te donne l'adresse de la boite de ma mere si tu habites a Metz, sinon c pas la peine

Faire un travail qui ne me plairait pas : je pense que OUI pour travailler plusieurs années , économiser, et entreprendre à coté un truc qui me plaise mais qui a cette fois ci sure des débouchés
dc si par hasard medecine ne te plaisait pas tu finirais egalement par la quitter pour faire autre chose qui te plaise.....
donc pourquoi cracher sur ceux qui le font? la seule difference c'est que certains ne "perdent" (ou n'ont pas besoin) de temps a mettre de l'argent de coté, ils enchainent directement avec une autre formation

[Edité le 17/03/05 par ptite_mam]
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loraleee
Sexternus-minus

Messages : 38
Enregistré : 07/03/2005
Posté le 18/03/2005 à 09:56 notnew

la ton post m'enerve au plus haut point : "j'ai pas beaucoup essayé"......ca va faire trois ans que ma vie c'est envoyer CV sur CV.....un minumum de respect...merci
ah bon j'enlève mon diplome : "qu'avais vous fait pendant 5 ans + 3 ans" "euh rien"....
désolée mais sur ma lettre je bidonne une explication en disant que je veux changer de voie etc etc (je ne suis pas cruche et j'adapte en fonction des offres)

ton exemple de clinique privée...."no comment", l'annuaire ca fait déja longtemps que je me suis tapée toutes les cliniques hopotaux, paris, rp, pour demander poste agent hotelier ou autre, et rien, et à ma connaissance je les ais toute faite
et , ca m'étonnerait vraiment qu'ils t'aient prise car tu étais " la seule candidate, la seule qui accepte de faire ce type de boulot ", ama bps d'étudiants en médecine veulent faire ce boulot pendant les vacances et pas tant que ca trouvent une place.....

autre chose tu dis " j'ai craché sur ceux qui veulent arreter médecine" ; j'ai seulement donné emon avis en tout respect

autre truc, essaies de te procurer le magasine "elle" N° 3085 et lis l'article de "Melle Talneau", la vraie réalité de l'emploi, en pleine figure, à bac +5 de sup de co elle galère depuis plus longtemps que moi encore

maintenant je clos le débat la, je ne suis pas venue pour qu'on "se montre arroguant ou moqueur, qu'on ose me sortir que j'ai mal cherché ou autre (lol 3 ans que je fais que ca....), et qu'on me sorte que je crache sur ceux qui veulent arreter médecine alors que j'ai donnée mon avis tout betement sans les juger méchemment, chose que tu as l'air de faire la...."


CIAO!!



[Edité le 18/03/05 par loraleee]

[Edité le 18/03/05 par loraleee]
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AtomicM
Champignon nordique

Messages : 682
Enregistré : 14/08/2002
Posté le 18/03/2005 à 12:44 notnew
1. Cela ne me choque absolument pas que quelqu'un vienne en médecine ou dans une spé paramédicale (ASH, IDE...) pour la stabilité de l'emploi. C'est d'ailleurs une raison tout à fait honorable.

2. Moi même, je ne suis pas fils de médecin et je ne suis pas né avec la sacro sainte vocation depuis que je suis sorti du ventre de ma mère d'être médecin comme parfois on peut lire dans des postes et pourtant j'adore ce que je fais actuellement ET je sais que j'aurai du travail quoiqu'il arrive (c'était d'ailleurs une de mes motivations). Après tout, il y a également beaucoup d'étudiants qui font médecine pour le fric (y a qu'à voir les changements de filière pour la radiologie...).

3. Effectivement c'est très difficile d'obtenir un boulot l'été dans un hopital pour l'avoir expérimenté. Mêmes les cliniques privées refusent les étudiants en médecine. Normal, ca fonctionne au piston et une fois rentré dans le circuit on y reste. quand j'ai fait ASH à cochin en 98, j'étais un des seuls à être non pistonné et à venir de l'extérieur. Et j'avais eu droit au pire travail: gastro cancéro la nuit les week ends parce que personne ne voulait de ce poste !



[Edité le 18/03/05 par AtomicM]
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La honte n'est pas d'être inferieur à son adversaire, c'est d'être inferieur à soi-même
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linounette
Bizute (future carrée)

Messages : 6
Enregistré : 03/03/2005
Posté le 18/03/2005 à 17:12 notnew
arreter c pas tellement le probleme, mais il faut savoir dejà que les equivalences ne sont pas evidentes à trouver, à ma connaissance, fac de bio, kiné, infirmière à la fin D2 il me semble... Après ça marche au culot, il fo faire valoir tes competences et ton experience en temps qu'externe.
Le truc c qu'en ayant gouté à la médecine , meme si les conditions sont dures et le rythme eprouvant, est ce que tu te satisfairas d'une autre filière? Meme si toute profession a de l'interet, kan il sagit de soin, le panel de choix et la liberté d'exercice que t'offre la médecine est irremplaçable!

Les possibilités sont tellement variées, l'hopital, le cabinet, l'humanitaire, la recherche, le mi temps , le temps sur-plein, les enfants, je pense que si le soin te plait il y a toujours moyen de trouver un domaine ds lequel tu t'epanouiras... Meme si pour ça il faut en passer par des années d'externat chiantes, au fond kel voies interessantes t'evitent la galère pdt qques années? pas bcp... seulement en medecine c formalisé!
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"un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche"
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psynicopathe
Externus-minus

Messages : 37
Enregistré : 09/02/2005
Posté le 19/03/2005 à 20:36 notnew
Les possibilités sont tellement variées, l'hopital, le cabinet, l'humanitaire, la recherche, le mi temps , le temps sur-plein, les enfants, je pense que si le soin te plait il y a toujours moyen de trouver un domaine ds lequel tu t'epanouiras... Meme si pour ça il faut en passer par des années d'externat chiantes, au fond kel voies interessantes t'evitent la galère pdt qques années? pas bcp... seulement en medecine c formalisé!

Je suis entièrement d'accord avec linounette.

Quand je dis aux gens "je veux faire médecine", on me répond souvent "c'est un investissement total", "t'auras pas de vie" etc..
Alors je réponds tout le temps que pour l'instant je fais ce qui m'intéresse, je le fais à fond, et je verrai bien par la suite. J'ai aucune idée de ce que je penserai dans 5 ou 10 ans, j'aurai bcp changé, et je verrai sans aucun doute les choses différemment. Si un jour ça ne me plaît plus, pourquoi continuer?

Maintenant il est clair que je fais le maximum pour bien me renseigner sur les conditions des études, les possibilités d'exercice, etc.. C'est d'ailleurs la principale raison de ma présence sur ce site! Parce que comme ptite mam l'a déjà dit, médecine c'est une des pires filières pour se réorienter, les études sont longues et très difficiles. Autant de raisons pour bien réfléchir à son choix. Je suis jeune mais futur dino, et chaque jour qui passe me confirme l'envie de faire des études de médecine.smilies

Ensuite faire médecine (ou n'importe quelles études de santé) pour la sécurité de l'emploi, c'est vrai que c'est pas négligeable, mais à mon avis, ça devrait pas être la seule motivation.. Et c'est ce qui fait la différence entre les "bons" médecins et les "mauvais".

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AtomicM
Champignon nordique

Messages : 682
Enregistré : 14/08/2002
Posté le 20/03/2005 à 09:59 notnew
Le mythe du "bon" (dans quel sens d'ailleurs gentil ? sympa ? affectueux ? ou plutôt appliqué et faisant son travail correctement ?) médecin passionné à la Martin Winckler opposé au "méchant" ou "mauvais" docteur qui ne bosse que pour le fric, le statut et la stabilité du métier relève plus du fantasme que de la réalité.

Regarde tous les médecins qui vont dans le privé en radiologie, les chirurgiens qui vont dans les cliniques privées plutôt que dans les hôpitaux généraux.. sont ils forcément moins bons pour autant ? je le pense pas (en tout cas dans la majorité des cas).

"Aimer" la médecine n'a jamais permis à un étudiant d'apprendre un cours, d'examiner un patient et de raisonner devant un cas pratique. Du moment que tu apprends correctement tes cours, que tu bosses à l'hosto et que le patient est géré correctement, où est le problème ?

enfin, pour avoir donné des cours de dermato à des externes de divers facs, je n'ai pas vraiment ressenti de "passion" débordante des étudiants, mais plus le désir de vite pointer et de pouvoir se barrer rapidement du cours...



La médecine, c'est peut être un sacerdoce, mais c'est aussi un métier et on a le droit de bien en vivre vu que l'on sacrifie quand même la majeure partie de notre vie pour les autres quoiqu'on en dise...

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La honte n'est pas d'être inferieur à son adversaire, c'est d'être inferieur à soi-même
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mafaldina
Jolie Chef de pique-nique

Messages : 168
Enregistré : 15/07/2004
Posté le 20/03/2005 à 15:37 notnew
bonjour;
je connais deux personnes qui ont arreté médecine
La première , 20 ans , abandon en quatrième année de médecine, elle a repassé le concours d'infirmière, elle est actuellement infirmière scolaire, elle n'a jamais voulu me dire pouquoi elle avait arreté.
La deuxième personne est pédiatre, elle à arreté parce qu'elle ne suportait la mort des enfants,
cela fait plusieurs années quelle cherche du travail, elle a repris des études pour faire du journalisme médical.
Cela m'impressionne bcp les gens qui réuusissent à devenir médecin......pour abandonner par la suite, mais je suppose que ces personnes ont d'excellentes raisons ...personnelles.
@+
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psynicopathe
Externus-minus

Messages : 37
Enregistré : 09/02/2005
Posté le 20/03/2005 à 21:35 notnew
Le mythe du "bon" (dans quel sens d'ailleurs gentil ? sympa ? affectueux ? ou plutôt appliqué et faisant son travail correctement ?) médecin passionné à la Martin Winckler opposé au "méchant" ou "mauvais" docteur qui ne bosse que pour le fric, le statut et la stabilité du métier relève plus du fantasme que de la réalité.

C'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis les mots entre parenthèses;)
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sabinou6
Jolie Chef de pique-nique

Messages : 184
Enregistré : 15/07/2004
Posté le 28/03/2005 à 02:20 notnew
en fait le pb c'est surtout qu'avant d'être "dedans", les gens ne savent pas vraiment à quelle réalité correspond notre boulôt...
bien sûr en P1 ça parait aberrant qu'on puisse vouloir arrêter/changer de voie: on est tellement conditionné mentalement dans cette optique "d'être médecin" qu'on ne comprend pas pourquoi certains choisissent de laisser tomber...
et puis plus tard on commence à fréquenter l'hôpital derrière une blouse blanche: on découvre les malades et leur approche(pas tj facile), les autres soignants (pas tj faciles non plus),
on fait le stage infirmier (plus ou moins heureux selon les cas), les stages de sémio (thrombose des couloirs/ personne s'occuppe de nous/ il faut vraiment lui mettre un doigt ici?), les stages d'externe (très bonne formation au secrétariat), les stages d'interne (si, si on est au 35h... 2 à 3 fois par semaine ça dépend des services)
on découvre qu'après ce p*** de concours de P1, alors qu'on pensait être tranquille, ya un 2è concours avec la régulation de la démographie médicale qui en découle: et donc tu te rends compte que pendant que tes potes de lycée trouvent un boulôt/se marient/font des bébés et autres, toi t'es tj dans tes bouquins en train de bosser... (pour un truc que t'es même pas sûr d'avoir!)

et au vu de tout ça ya 3 catégories d'étudiants:
_ceux qui en prennent leur parti et qui se disent que les bonnes raisons qu'ils avaient d'avoir choisi cette voie valent bien ces quelques sacrifices
_ceux qui se disent que ça ne valait pas le coup de faire une (ou 2) P1 et qui vont voir ailleurs
_et puis ceux qui sont aigris mais qui n'ont pas le courage de recommencer ailleurs, parce que justement ils ont suffisament donné et après tout ils vont finir avec un boulôt qui paye bien/qui n'a pas de chômage/etc
et comme ça a été dit plus haut ce ne seront pas forcément de mauvais médecin, c'est là tout le paradoxe

en bref je me souviens très bien qu'en P1 moi non plus je ne comprenais pas qu'on puisse arrêter, ça me paraissait complètement dément. Aujourd'hui il m'arrive plutôt de m'étonner qu'on soit aussi nombreux à continuer.
le passage du rêve à la réalité est parfois douloueux
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tty
Interne

Messages : 108
Enregistré : 03/02/2003
Posté le 01/04/2005 à 11:05 notnew
C'est fou, la différence de language entre les P1, P2 et les internes !

La vocation, il n'y a que les P1 et P2 pour en parler. Les internes en parlent quasiment plus. Pourquoi ?

Ce n'est pas une question, mais une constation qui m'amène à réflèchir ...




[Edité le 01/04/05 par tty]
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Dr.Dre
Ministre de la Santé

Messages : 1060
Enregistré : 04/09/2003
Posté le 01/04/2005 à 19:25 notnew
C'est fou, la différence de language entre les P1, P2 et les internes !

La vocation, il n'y a que les P1 et P2 pour en parler. Les internes en parlent quasiment plus. Pourquoi ?

Ce n'est pas une question, mais une constation qui m'amène à réflèchir ...
[Edité le 01/04/05 par tty]

Je crois pas qu'il n'y a que les P1 , P2 pour en parler...faut faire la différence entre le P1 qui déboule et te lâche que de toute façon il veut faire chirurgien pour telles telles raisons et l'externe qui va passer l'ECN et veut en finir au plus vite...
La vocation est trop propre à chacun, difficilement mesurable et dont la définition varie et s'exprime différement.

Certains diront qu'ils l'ont eu tombé du berceau, d'autres parce qu'ils ont été malades et ont rencontré le personnel soignant, et puis d'autres (comme moi) sont interessés par les études en elles mêmes et n'ont aucune vision "au delà" si ce n'est que la semaine qui suit (partiels...smilies), plus sérieusement, dont le but est uniquement d'être médecin...les stages forgeront "l'orientation".
Après à l'hôpital, on a ses propres réactions. Ce n'est pas l'hotel de la dévotion, ni le couvent des pleurs...style le plus fervent sera celui qui a "la vocation"...Non.
Alors la vocation perdue après la P2 ou la P1 ? La vocation tous les médecins qui exercent maintenant l'ont, j'en suis convaincu, parce que sinon ils arrêteraient et feraient autre chose...Lisez des biographies de vieux profs, de chercheurs, de médecins de l'histoire etc...vous verrez, la vocation est propre à la manière dont on exerce par la suite...elle est différente. Ne pas juger, chacun sa façon de la montrer, étudiants ou médecins.

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Blogaddicted


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tonio
Chef de pique-nique

Messages : 162
Enregistré : 30/07/2001
Posté le 01/04/2005 à 22:53 notnew
les internes sont simplement plus vieux et ont passés toutes les épreuves (P1,externat et concours de l'internat)ce qui leur permet de relativiser et prendre du recul !
au contraire en P1 il faut foncer et etre motivé, il faut croire à fond à ce qu'on fait sinon c'est l'échec ! ça ne favorise pas la lucidité (heureusement ?)! smilies
je partage vraiment l'avis d'atomic même si ça parait hallucinant aux yeux des P1 P2 pour qui la medecine est un but à atteindre, un everest ...
mais une fois ce but atteint on s'interresse à autre chose, on se marie, on fait des enfants, on rencontre d'autres personnes, la medecine devient petit à petit une partie de notre vie et non plus l'unique but ! est ce que ça fait de nous des mauvais medecins ?
je crois que la théorie qui dit que seul les medecins qui ont la vocation et qui ne se consacrent qu'à leur vocation sont bons est une théorie utile dans le sens où elle permet aux P1 motivés de se sentir légitimes dans leur préparation au concours: on aime la medecine, on veut sauver des vies donc "on a droit" à etre medecin et donc on reussira le concours contrairement à l'autre qui ne pense qu'à gagner du fric ou simplement à avoir du boulot et donc qui n'a pas le "droit" de reussir !
cette théorie est utile, oui, mais est elle vrai pour autant ?
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EtiO07
Jeune Carabin

Messages : 21
Enregistré : 01/04/2005
Posté le 02/04/2005 à 11:30 notnew
tu va galère si tu fais médecine juste pour avoir du taf, il faut qd même un peu plus de motivation, et puis il faut être motiver pour plusieurs année
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L'étiopathe n'est pas médecin comme le médecin n'est pas étiopathe


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marius
Jeune Carabine

Messages : 18
Enregistré : 04/01/2005
Posté le 02/04/2005 à 17:34 notnew
Je pense que Loralee est à minima intéressée par le métier de soignant "je veux faire un truc médical ou paramédicale car ca me plait".
Concernant l'abandon des études, la vocation pour être médecin, le devenir après une réorientation, je vous apporte mon témoignage. C'est pas facile, j'espère qu'en retour vous me donnerez vous aussi votre avis sur ma situation au coeur de votre débat me semble t-il.

J'ai 33 ans. J'ai arrêté en P2 en 1990.

Les raisons : je n'avais pas la vocation. Ca veut dire que soigner, soulager les souffrances n'étaient pas central pour moi. Je ne suis pas asez altruiste, je ne m'intéressais assez aux autres pour être médecin.
En parrallèle la charge de travail en P2 me rebutait.
Mes parents sont médecins, je voulais découvrir un autre univers professionnel.
Par dessus, j'ai fait une sorte de dépression à l'époque.
Mais la raison principale pour laquelle j'ai arrêté, c'est que je n'avais pas la vocation, le métier ne m'intéressait pas plus que ça.
Donc j'ai arrêté.

Après ce fut 4 belles années. J'ai obtenu une équivalence pour passer un DEUG de psycho en 1 an au lieu de 2 et ainsi, un DESS de psychologue du travail en 95. ces études m'ont passionnée. Je voulais travailler dans les études marketing ou les ressources humaines en entreprise.

Depuis, c'est la galère. Je comprends parfaitement Loralee qui malgré ses diplômes, ne trouve pas de travail.
La plupart des facs sont aussi des usines à fabriquer du chômage. Moi je n'ai jamais réussi à exercer à proprement parler en tant que psychologue. Je travaille dans le secteur emploi/formation, je m'ennuie pour être polie. Je ne suis jamais rémunérée à la hauteur de mes compétences, et les cinq premières années j'étais au SMIC et toujours en CDD.
Et ca continu : depuis 6 mois après un licenciement économique, je cherche du boulot en vain. Un vrai CAUCHEMAR. J'ai extrêment peur pour l'avenir. Si à 33 ans je ne travaille pas quant sera t-il à 50? Je suis hyper pessimiste.

Aujourd'hui, je réveille des vieux démons et c'est la raison pour laquelle je parcours ce forum. Je m'interroge sur une éventuelle reprise ou non de mes études en P2. La logique voudrait que je n'y retourne pas. Comme dit Petit-mam
"(50 ans a te lever tous les matins pour voir des patients que tu n'as pas envie de voir, faire un boulot qui te degoute....)
Serais-tu prete a sacrifier ta vie, ton bonheur pour un travail que tu n'aimes pas? ". Je n'ai pas plus la vocation ajourd'hui qu'hier. Maintenant, je m'interroge quend même sur le sacrifice de 8 ans d'études qui m'apporterait à moi et ma famille sécurité d'emploi et rémunération attrayante. PLus de problème de chômage,de retraite.
_____
marius


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psynicopathe
Externus-minus

Messages : 37
Enregistré : 09/02/2005
Posté le 02/04/2005 à 20:12 notnew
Arf arf arf... Quelle galèresmilies

Avant tout j'aimerais te dire merci, pour ce témoignage sincère et unique..

Tu as été passionnée par tes études, tu galères pour trouver du travail, et pire encore, quand tu en trouves, tu t'ennuies.
Moi quand je lis ça je vois qu'une solution : reprendre les études!

Pas des études de médecine, puisque tu as vu que tu n'avais pas la vocation, pas la peine de galérer encore des années pour quelquechose qui ne t'intéresse pas.

Si tu es intéressée par les études marketing, je pense que tu devrais adapter tes études en conséquence. C'est à dire psycho sociale, communication, sociologie seront très appréciées des employeurs. La psycho en elle-même c'est très intéressant, mais tu en es la preuve vivante, on galère à trouver du travail. A mon avis, la meilleure solution, c'est de compléter son cursus afin d'être plus diversifié. Enfin si je rate ma p1 c'est ce que je ferai.

En tous cas si tu as besoin d'infos, n'hésites surtout pas, un post sur le forum ou un ptit u2u et je serai le premier à chercher quelque chose!
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Kubrick
Doyen

Messages : 624
Enregistré : 04/08/2002
Posté le 02/04/2005 à 22:49 notnew
Oui effectivement.
Au niveau CV ta (petite) experience de l'hopital devrait etre un gros + pour exercer par exemple comme psychologue à l'hosto sans avoir a te taper 8 ans de cursus.

Essaie de faire valoir des equivalences, de valoriser cette experience, ou à la limite de faire une formation de Journaliste. Ca peut etre un bon plus, non? (si tu n'y avais pas pensé)
_____
"Avant j'étais Schizophrène, mais à présent nous allons beaucoup mieux." Inconnu
"Les hommes ne pensent qu'à cà. Le romantisme, c'est savoir laisser planer le doute sur le sujet." Moi
"La modération est une très bonne chose: au lieu d'avoir des comptes à rendre à des millions d'imbéciles, elle permet de n'en rendre qu'à quelques uns." Inconnu
"La démocratie est une chose tellement précieuse qu'on se battrait pour en être le seul bénéficiaire." Moi z'aussi, vu l'actualité...
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marius
Jeune Carabine

Messages : 18
Enregistré : 04/01/2005
Posté le 04/04/2005 à 19:11 notnew
Pour le journalisme, il faut attester d'un culture générale exceptionnelle, ce qui n'est pas mon cas.
Pour ce qui concerne la psychologie sociale, je suis aussi psychsociologue et en général, ca n'intéresse pas du tout les entreprises.
Merci pour vos réponses.
Je pense qu'effectivement il faut à nouveau que je me qualifie.
Un BTS ou un IUT me semblent intéressants vu le marché de l'emploi. Il n'empêche, après ce que j'ai vécu j'ai hyper peur de me retrouver dans la galère à 50 ans et c'est ce qui me fait hésiter à reprendre médecine.
Je n'ai pas beaucoup de réponse, je vais ouvrir un sujet pour exposer mon cas. J'espère que les actuels P1 ne vont pas me lyncher.
_____
marius


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