pookieRecherchator
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Enregistré : 05/10/2001
Vie réellePhilippe Grosset - 28 ans
Pays : France
Domaine : Médecine
Niveau : Interne en médecine générale
Fac :
LILLE Henri Warembourg Posté le 14/11/2001 à 21:42

avant de faire médecine, j'ai fait un dut bio ; là on ne disséquait pas de corps humains, mais des souris, des rats, des lapins... ce ne sont pas des corps humains, mais l'appréhension est bien présente lors du premier TP, tu peux me croire ! ce sont aussi des êtres vivants, qui ont eu une vie et dont on a provoqué la terminaison, donc ton sentiment vis à vis de cette (pauvre) blatte est loin d'être hors-sujet
au début on a beaucoup de mal, puis on se dit que de toute façon il faut le faire... et c'est triste à dire, mais ça devient la "routine"
dis-toi bien que c'est la même chose en médecine... on voit des gens qui souffrent, qui vont mourir. ça nous choque au début, puis on s'y fait. tout ce qu'on peut se dire, c'est que c'est dans l'ordre normal des choses, on a beau être des médecins, on n'est pas capable de vaincre la mort ; on peut juste l'affronter, voire même dans certains cas la retarder quand on a de la chance, mais toute vie se termine un jour ou l'autre. et pour certains c'est un peu plus tôt
les corps qui se retrouvent sur les tables de dissection, ont appartenu à des gens qui ont bien voulu que leur dépouille arrive là ; et je pense que c'est leur faire honneur en quelque sorte que de se servir de leur corps pour apprendre notre boulot
grâce à eux, des médecins, des chirurgiens seront formés, des recherches seront effectuées, des vies pourront être sauvées
je crois qu'on peut donc les en remercier, même s'ils ne seront peut-être jamais au courant de ces lignes
et sache pour finir que peut-être tu ne feras jamais de dissections, puisqu'apparemment elles ne sont pas obligatoires dans toutes les facs ; et que je ne pense pas qu'elles soient forcément nécessaire pour être un bon médecin
donc tu n'auras peut-être pas à vivre cette appréhension là, mais celle de la souffrance et de la mort, tu n'y échapperas malheureusement jamais, que tu fasses médecine ou non ; tu ne dois donc pas je pense baser ton choix de faire médecine là-dessus