GargamelMinistre de la Santé

Messages : 736
Enregistré : 06/05/2001
Vie réelleSébastien Couderette - 25 ans
Pays : France
Domaine : Médecine
Niveau : Interne en médecine générale
Fac :
PARIS VII DIDEROT Posté le 29/01/2004 à 16:02

Il est certain qu'il est préférable d'avoir un conjoint compréhensif lorsque l'on souhaite exercer la médecine (libérale ou à l'hosto, d'ailleurs)... surtout au vue de l'évolution désastreuse de la démographie médicale.
Un libéral est libre de fixer ou non un RDV, et ma cousine, pédiatre en cabinet, ne répond plus au téléphone passée une certaine heure, bien sûr, mais... comment gérer l'énorme demande.
Renter tard, peu voir sa famille... cela me semble inévitable dans cette profession.
Et pour peu que le conjoint soit médecin aussi... vive les agences de baby-sitting!

C'est je crois un mode de vie qu'il faut accepter et assumer à deux. Libre à toi ensuite de te mettre en liste rouge pour ne pas être appelé le week-end (autre exemple de ma connaissance.).
Il est à noter que les femmes médecins que je connais concilient généralement mieux la vie de famille que leur mari.
Je pense d'ailleurs que ce phénomène doit être généralisable : les femmes (en général) quittent plus tôt, travaillent moins longtemps (je parle en âge... je connais peu de femmes médecins qui pratiquent encore à 70 ans, même si, je l'accorde, il y avait bien moins de femmes formées il y a 70 ans qu'aujourd'hui. Cependant, il y en avait tout de même, mais où sont-elles ?), bénéficient de congés de parentalité bien plus longs que les hommes.
D'ailleurs, cela pose peut-être un problème pour l'avenir. Je m'explique...
Car bien que personnellement convaincu qu'il est très préférable de penser à sa famille avant son travail, et qu'il est une bonne chose que l'un des parents au moins assure la charge parentale avec plus d'"assiduité", je me pose cette question : la féminisation massive des études de médecine, dont je n'ai vraiment pas à me plaindre en tant que telle

, ne va-t-elle pas encore aggraver la carence à venir ?
Car si les médecins "sortant", majoritairement hommes, sont remplacés, non seulement en nombre insuffisant mais de plus par une nouvelle génération majoritairement féminine, aux moeurs inchangés, que va-t-il se passer ?
Ce facteur est-il pris en compte par les politiques dans leur gestion du NC ?
Si quelqu'un a des éléments...

Et comme dit le dicton : " Mieux vaut être belle et rebelle, que moche et re-moche" :)