Posté le 08/11/2006 à 21:34

ce n'est pas une rancune personnelle mais plutot un profond désir de définir la place de chacun.
la kinésithérapie, en France, a bientot 60 ans et durant ces nombreuses années, elle n'a pas su se remettre en question dans sa formation initiale.
En parallele se développait, en Europe l'ostéopathie, issue des pays Anglo-saxon, sur laquelle se greffaient les approches cranienne et viscérale, certainement influencées par des praticiens de tous horizons, ainsi que par des kinés en ce qui concerne les chaines musculaires.
Il n'empeche que la synthèse, la notion de globalité, cette approche holistique sont les caractéristiques du raisonnement ostéopathique.
Il ne s'agit pas d'en définir un propriétaire mais plutot d'en redéfinir les origines, d'en assurer l'évolution et la transmission dans un système organisé.
Alors celui qui arrive, sous couverture d'un renouveau de la kinésithérapie,en s'appropriant des théories sans en citer les sources, en jouant de nuances sur les techniques craniennes, en arangant ne rien devoir à ces prédécésseur ostéopathes, en cachant son "DO" pour ne pas suciter la confusion, à un époque où la terre fertile d'une reconnaissance de l'ostéopathie favorise l'apparition et le développement d'une multitude de formations tronquées,
et bien celui là m'inspire la déception et je m'indigne devant tant d'opportunisme.
Mon cher tom je te renvoi à la lecture de Sutherland, de Magoun, Brandt, Stapffe("Anthologie gynécologique"),Glenard, Barral .et tous leurs comtemporains, qui n'ont pas su seulement s'appuyer sur les imperfections des autres ...
ET je te renvoi, par la suite,à la lecture, entre les lignes, de ton ami léo.
Et puis je te met un peu de lecture:
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LE FONDATEUR : ANDREW TAYLOR STILL
Andrew Taylor Still (1828-1917)
Le docteur Andrew Taylor Still est né en 1828 en Virginie. Il fut le fils d'un père très polyvalent : pasteur, médecin et pionnier. En 1937, son père acheta une ferme dans le Missouri et toute la famille y mena la vie très rude des pionniers de l'ouest américain.
Au contact de la nature, Andrew développa des facultés d'observation inhabituelles.
Atteint de migraines extrêmement douloureuses, le jeune Still avait pris l'habitude de tendre entre deux arbres une double ficelle passant de chaque côté des troncs. Il installait une couverture sur ces deux ficelles et s'allongeait sur le sol en posant sa nuque sur l'une des cordes. Très vite, la douleur disparaissait.
Bien plus tard, après avoir fait d'importantes études médicales à Kansas City, il acquit une connaissance prodigieuse en anatomie et en physiologie. Il comprit aussi que la corde inhibait le fonctionnement du nerf grand occipital et permettait une totale détente du cou. Très vite furent établies les relations existant entre le trouble structural, le trouble de la fonction et le trouble de la maladie.
Ayant un esprit très curieux, rationaliste, mécaniste et analogique, Still a fait cinq années d'études d'ingénieur. Aimant la mécanique, il inventa et perfectionna plusieurs machines agricoles. Durant les années cinquante de ce 19ième siècle, Still compléta sa connaissance de l'anatomie et de la physiologie en disséquant des centaines de cadavres. Il fit également la lecture de nombreux livres médicaux. Still a lu les écrits d'Hippocrate et s'en est inspiré.
C'est à la fin de la guerre, en 1865, qu'une épidémie de méningite lui enleva quatre membres de sa famille, dont trois de ses enfants. Cet événement douloureux sembla déterminant dans sa prise de conscience des limites d'action de la médecine classique et des médicaments tandis qu'il était en train de parfaire sa formation médicale au « Kansas College of Medecine and Surgery ». Socialement reconnu en tant que médecin, devenu assez riche par ses biens fonciers agricoles, Still fit don à la ville d'un grand terrain pour y créer une université. Still fut alors membre du comité de citoyens chargés de la mise en fonction de cette université.
On doit donc l'ostéopathie, science médicale écrite et pratique, aux réflexions de cet ancien médecin militaire, Andrew Taylor Still, qui s'était mis à douter dès 1865 de la médecine officielle.
Dans son désarroi, la seule certitude lui apparut être l'existence de Dieu et l'impossibilité pour ce dernier d'avoir laissé sa créature la plus parfaite sans défenses naturelles. Docteur Still se mit donc à lire les écrits d'Hippocrate, le père de la médecine, et à étudier le meilleur moyen pour préparer l'homme à affronter la maladie, car il était convaincu « que lorsque toutes les parties du corps humain sont en ordre, nous avons la santé. Quand elles ne le sont pas, c'est la maladie. Le travail de l'ostéopathe est de rétablir une situation normale dans l'organisme à partir d'une situation anormale : il en résultera la santé. » (Osteopathy Research and Practice, 1910, Andrew Taylor Still).
Naissance de l'ostéopathie
Le 22 juin 1874, à Macon au Missouri, aux Etats-Unis, Andrew Taylor Still mit en pratique sa théorie qui établit les relations existant entre le trouble structurel, le trouble de la fonction et le trouble de la maladie.
« Là où le sang circule normalement, la maladie est impuissante à se développer, car notre sang est capable de fabriquer tous les principes utiles pour assurer l'immunité naturelle et lutter contre les maladies. » Andrew Taylor Still
Il était aussi intéressant de préciser si cette lésion était une lésion « en flexion » ou « en extension ». La palpation était la seule méthode permettant de parvenir à faire ce diagnostic en notant non seulement les modifications périarticulaires locales (léger degré de fixation), mais aussi les interférences nerveuses et vasculaires existantes.
Le traitement proposé par Still consistait principalement en manœuvres sur les tissus mous, en mobilisations et en manipulations vertébrales.
Au niveau médical, Still s'intéressa de plus en plus à l'approche manuelle et commença à exercer cette thérapie de façon répétée. Cela l'amena à créer officiellement le terme d'ostéopathie en juin 1874. Ses confrères et le clergé le rejetèrent aussitôt, car sa forme de thérapie, avec les résultats probants qu'elle amène, est assimilée à une pratique satanique. Still connut alors une grande solitude et de multiples difficultés financières. La maladie, l'épuisement et l'ingratitude le firent changer de région.
Still enseigne l'ostéopathie à ses enfants
Habitant alors Kirksville, sa réputation de médecin ostéopathe (bone setter lightning) dépassa vite les frontières de l'état. Still abandonna progressivement toute médication au profit du traitement manuel. Après de longues campagnes de dénigrement, il lui fut difficile de trouver de jeunes médecins prêts à se rallier à ses idées. En raison de cela, ses premiers assistants furent ses cinq enfants.
Devant le nombre croissant de demandes de traitements et ne pouvant y faire face, Still enseigna l'ostépathie à ses enfants qui faisaient en parallèle des études médicales. Cet événement est en soi très important car ce que certains prenaient pour un don s'avérait être transmissible par l'enseignement. Ses enfants réussirent alors, eux aussi, en pratiquant l'ostéopathie, à obtenir des résultats surprenants.
Devant les succès obtenus, d'autres élèves leur succèdèrent et, en octobre 1892, à Kirksville, la première école d'ostéopathie, « The American School of Osteopathy » ouvrit ses portes.
En 1892, Still fonda l'école américaine d'ostéopathie à Kirksville, où elle existe encore aujourd'hui. Considérant le contexte social d'alors, Still fit preuve d'audace et d'ouverture d'esprit en ouvrant les portes de son école aux femmes et aux Noirs.
Il aurait pu délivrer des diplômes de Docteur en médecine (M.D.) à ses étudiants car, aux États-Unis, à la fin du 19ième siècle, l'enseignement de la médecine se fait dans des écoles privées. Mais Still préfère leur donner un diplôme en ostéopathie (D.O.), puis le titre de Docteur en ostéopathie, pour bien marquer la différence existant entre la médecine et l'ostéopathie.
L'ostéopathie viscérale
Pour la première fois après une interruption de plusieurs siècles, des médecins suédois se rendirent compte, au dix-neuvième siècle, que si seul un traitement mécanique pouvait soulager une algie réellement d'origine mécanique, il était absurde de l'abandonner. C'est ainsi que Ling (1779-1830), créateur de la gymnastique dite suédoise, pratiqua des manipulations viscérales.
Thure Brandt (1819-1895) est le premier à établir une synthèse des techniques manipulatives organiques, et ce, précisément sur le plan gynécologique. Cette méthode essentiellement manuelle est basée sur des manipulations au niveau des viscères dans le but de libérer, irriguer et rendre fonctionnels les différents organes. Il s'inspire directement de la pratique d'une vieille famille de guérisseurs, les Sénépart, qui, de père en fils, avaient acquis la célébrité en se consacrant à Charleroi au traitement des maladies des femmes.
Henri Stapfer, élève de Brandt, fait à nouveau progresser la méthode. Donc, c'est à Brandt et Stapfer que nous devons la description de la plupart des techniques manipulatives employées en gynécologie. C'est également à Stapfer que l'on doit les premiers éléments qui ont permis d'établir l'existence de ce que l'on nomme la lésion circulatoire, élément fondamental dans l'appréhension de nombreux cas pathologiques.
Puis, un médecin français, Frantz Clénard, effectue une étude approfondie des organes et des viscères de l'abdomen et met au point des méthodes d'examen permettant d'en déterminer les anomalies de fonctionnement. Pour lui, un abdomen normal est un abdomen qui, à la palpation, est souple et homogène et ne permet pas de sentir la présence des organes. Ainsi, des intestins durs, un estomac douloureux, un gros foie palpable constituent-ils des phénomènes anormaux, indicateurs de tensions, de ralentissement circulatoire, de troubles du métabolisme, de fibrose ou d'adhérences, de spasmes des muscles viscéraux.
Clénard est aussi le premier à penser aux relations des organes entre eux, sorte de réaction en chaîne où un organe déficient, congestionné, peu mobile ou descendu (ptôse) créera, par des mécanismes divers, l'apparition de troubles au niveau d'organes voisins avec lesquels il entretient des liens mécaniques, sanguins ou hormonaux.
C'est ce fonctionnement déficient, causant une maladie fonctionnelle, que les ostéopathes rangent dans la catégorie des suites ostéopathiques des lésions viscérales.
Qu'est-ce que l'ostéopathie crânienne ?
L'ostéopathie crânienne est une approche particulière des concepts ostéopathiques. Elle agit sur la structure et le liquide entourant le système nerveux central, ce qui a un impact sur le corps tout entier et stimule la capacité naturelle de celui-ci à s'auto-guérir. Les liens entre les fascias, où qu'ils soient situés dans le corps, sont contigus aux membranes entourant le système nerveux central, incluant la dure-mère et les autres structures