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Accouchement à domicile

Aller en bas • 15 réponses
coco-noisette
Bizute (future carrée)

Messages : 9
Enregistré : 06/06/2008
Posté le 06/06/2008 à 17:09
Bonjour,

Je suis deja maman de deux enfants et je voudrais devenir sage femme pour accompagner des futurs parents dans la naissance de leur enfant à la maison. Donc être sage femme libérale, faire de l'accompagnement goblal et des AAD.

Avant de me lancer dans les études necessaires je me pose quelques questions :

- y a t il des étudiants en ecole de sage femme qui ont pour projets d etre directement libéral ?

- pensez vous qu il faille faire des années à l hopital avant ?

- y a t il des étudiants de 30 ans dans vos écoles ? Sont ils bien acceptés ?

- comment mon cerveau va accepter d'apprendre et d'appliquer des pratiques que je ne compte pas pratiquer ensuite ? J ai deja un point de vue bien engagé sur la maniere de pratiquer un accouchement ( ou du moins des protocoles que je ne compte pas mettre en place ) et je crains de bien souvent etre en contradiction avec ce qu on nous demandera de faire à l école et en stage.

- peut on faire ses stages avec une sage femme libérale ou certains stages sont forcément en CHU ?

merci d avance à ceux qui pourront m éclairer.

coco
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YMCA
Doyenne (espèce rare)


Messages : 624
Enregistré : 21/07/2004
Posté le 06/06/2008 à 20:29
- y a t il des étudiants en ecole de sage femme qui ont pour projets d etre directement libéral ?

Il doit bien y en avoir mais pas mal de chose freine ce projet: l'argent (monter un cabinet a un cout et lorsque tu sors de ta vie d'étudiant tu as souvent l'envie d'avoir enfin un vrai salaire), le manque d'expérience, l'envie de faire un peu d'hosto avant de se "poser".


- pensez vous qu il faille faire des années à l hopital avant ?
C'est bien d'être calé dans son domaine quoi et en sortant de l'école tu continues aussi ta formation sur le terrain.

- y a t il des étudiants de 30 ans dans vos écoles ? Sont ils bien acceptés ?
Ca arrive, en général on les hue tout en leur jetant des tomates...euh non, ce sont des esf et puis voilà.

Je ne connais pas ta formation mais avoir déjà un point de vue sur l'accouchemnet sans avoir une formation médicale et de la pratique, c'est une opinion erroné ou reprennant celle de quelqu'un qui lui s'y connait. l'école doit apporter une formation à la pointe des recommandations scientifiques de l'HAS pour la France et de l'OMS s on ne se borne pas à nos frontières. Ces recommandations sont censées ne pas être débiles car basée sur des études valables et une réflexion collégiale de professionnels. Ensuite ce qu'on peut voir en stage s'y écarte plus ou moins selon les endroits. Quoiqu'il en soit, si l'école demande de faire quelque chose qui te semble bizarre, il parait normal et pédagogique d'en parler pour en connaitre les raisons. En stage en général on se la ferme pour ne pas avoir de problèmes (quit a en parler a l'école ensuite) sauf si bien sur l'acte est parfaitement aberrant.

- peut on faire ses stages avec une sage femme libérale ou certains stages sont forcément en CHU ?
Un stage chez une sf libérale es au programme. On doit effectuer des stages en CHU, en cliniques et en CH périphériques. En 4eme année on dispose d'un stage optionnel qu'on choisit totalement
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ESF3, Toulouse.
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Get72
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Vie réelle
Caroline Reiniche - 24 ans
Pays : France
Domaine : Sage-Femme
Niveau : Sage-Femme
Fac : PARIS BAUDELOCQUE
Posté le 06/06/2008 à 23:54
Pour ce qui est de la reprise d'études, tu trouveras des infos par-ci par-là dans ce forum, mais dans l'ensemble, c'est surtout une question d'organisation et de moral d'acier...

Par contre, je partage avec YMCA une certaine inquiétude quant à ton point de vue déjà bien arrêté... Il ne s'agit pas de nier la valeur de ton expérience personnelle de la naissance, qui te serait précieuse dans ton accompagnement des patientes, mais si tu n'as pas de formation médicale, tu ne PEUX pas savoir comment pratiquer un accouchement, ce qui est bien et ce qui ne l'est pas ! La science obstétricale est complexe, riches en imprévus et en mécanismes que nous ne maîtrisons pas tous. Il y a une naissance "idéale" (terme à mesurer, car ce n'est pas la même pour tout le monde !), avec de la simplicité et le respect de son déroulement spontané, où la sage-femme fait avant tout preuve de ses capacités d'accompagnement ; et puis il y a les cas où la nature ne fonctionne pas si bien que ça, et où nous trouvons notre place d'un point de vue plus médical, parce que nous sommes là pour qu'une mère et son enfant soient en bonne santé.

Pour connaître le plus de facettes possibles de la naissance, il faut l'accompagner dans toutes les situations, à bas risques comme à hauts risques ; voilà pourquoi la formation se déroule majoritairement en milieu hospitalier, parce que la grande diversité des situations médicales nous permet de mettre en pratique le plus de connaissances possibles. Diversités aussi des praticiens, qui te plairont ou ne te plairont pas, mais qui à leur manière t'enseigneront quelque chose, fût-ce par la négative. Libre à toi ensuite de construire ton projet.

De façon générale, si tu t'apprêtes à débuter ces études, je t'invites à te préparer à faire preuve de tolérance, tu risques sinon de vivre un conflit permanent avec ceux-là même qui sont là pour t'apprendre, dans les limites de leurs faiblesses humaines, certes ; et à cause de ce conflit, de ne pas apprendre grand chose.

A mon humble avis, nier la dimension médicale de la naissance a aussi peu de sens qu'en nier sa dimension affective et sociale, et l'idéal de beaucoup d'entre nous est d'accepter tout ces aspects pour garantir tant l'accompagnement humain que la sécurité médicale.
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coco-noisette
Bizute (future carrée)

Messages : 9
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Posté le 07/06/2008 à 11:46 puis édité 1 fois
merci beaucoup pour vos réponses, elles m apportent beaucoup.
Je me prépare deja à vivre ce " conflit " dans ma tête pendant les années d'études.
Je n ai pas d expériences en études médicales, uniquement des vécus d accouchements différents et de nombreuses recherches sur le sujet grace à des livres, des rencontres, des conférences et internet. Cela ne remplace pas du tout les 4 ans d études nécessaires et les stages, mais cela m a permis de m éloigner un peu du médical à outrance et à me poser des questions : pourquoi clamper le cordon si tot ? pourquoi poser une perf dès l'arrivée en salle ce qui oblige l femme a ne plus marcher au lieu de laisser juste une voie d'entrée ? Pourquoi refuser à la femme de boire alors que finalement une femme qui accouche n a pas l estomac vide ? pourquoi accoucher allongée ? ETC....

Je ne vous demande bien sure pas d argumenter sur ces questions car j en ai des dizaines d autres, mais je me demande si en tant qu étudiant ça passe bien d'avoir deja des avis tranchés sur certaines questions...
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chibouki
Patronne (une femme qui en a)


Messages : 388
Enregistré : 15/04/2004
Posté le 07/06/2008 à 13:23
- y a t il des étudiants en ecole de sage femme qui ont pour projets d etre directement libéral ? Oui moi!!!

- pensez vous qu il faille faire des années à l hopital avant ? Je crois que c'est indispensable... La pratique de sage-femme inclut le dépistage des pathologies (et parfois leur prise en charge sous prescription médicale) qui est le quotidien de la SF libérale. En 5 ans d'études, dont 2 orientées vers la pathologie, il est claire qu'on a pas le temps de tout voir... Il me semble important d'acquérir plus d'expérience, en travaillant en milieu hospitalier, avec d'autres SF et des médecins...

- y a t il des étudiants de 30 ans dans vos écoles ? Sont ils bien acceptés ?
J'ai 28 ans... Mais contrairement à toi, je n'ai pas d'enfant. Je ne rencontre pas de problèmes d'acceptation, au contraire (les élèves de ma promo ont mis longtemps a comprendre que j'ai terminé ma période "boite" il y a longtemps!!!) Dans les stages, c'est même un avantage, associé à une autre de mes particularités (je suis canadienne): on me questionne sur mon parcours, sur mes motivations et me considèrent d'avance comme étant plus responsable (ce qui est faux et qui peut être parfois un inconvénient...)

- comment mon cerveau va accepter d'apprendre et d'appliquer des pratiques que je ne compte pas pratiquer ensuite ? J ai deja un point de vue bien engagé sur la maniere de pratiquer un accouchement ( ou du moins des protocoles que je ne compte pas mettre en place ) et je crains de bien souvent etre en contradiction avec ce qu on nous demandera de faire à l école et en stage.
Il va falloir mettre ton cerveau en mode "off"! En stage, tu fais ce qu'on te demande, point. En autre, tu parles de laisser boire/manger une femme en travail... Tu imagines si elle doit avoir une anesthésie générale? Tu as tout a apprendre, mais tes idées te permettront de faire la part des choses pour ta future pratique.
J'ai aussi certaines idées arrêtées, mais jamais je ne les laisse transparaitre!

- peut on faire ses stages avec une sage femme libérale ou certains stages sont forcément en CHU ? Dans mon école, il me semble que la seule possibilité est de faire le stage a option avec une SF libérale. Faut pas oublier aussi que les femmes qui choissent ce type de suivi, ont leurs raisons, qui peuvent être de ne pas etre envahi d'étudiant lors de leur consultation!

Bonne chance dans ton projet!
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ESF2
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Get72
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Caroline Reiniche - 24 ans
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Posté le 07/06/2008 à 13:28
Je ne vous demande bien sure pas d argumenter sur ces questions car j en ai des dizaines d autres, mais je me demande si en tant qu étudiant ça passe bien d'avoir deja des avis tranchés sur certaines questions...


Pour être tout à fait honnête, non, ça ne passe pas bien auprès de beaucoup de sages-femmes, et le mieux est souvent de garder son avis pour soi, surtout les premières années...
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YMCA
Doyenne (espèce rare)


Messages : 624
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Posté le 07/06/2008 à 13:54
Je ne vous demande bien sure pas d argumenter sur ces questions car j en ai des dizaines d autres, mais je me demande si en tant qu étudiant ça passe bien d'avoir deja des avis tranchés sur certaines questions...

Et pour compléter get, non seulement ça ne passe pas en tant qu'etudiant essentiellement auprès des professionnels mais en tant que professionnel ça ne passe pas tout court. Ce qu'on apprend aujourd'hui (et je ne sais pas pour les autres mais à l'école on n'apprend pas forcément une façon de faire du fait de la multiplicité des intervenants) ne sera pas fatalement vrai plus tard, c'est en reconsidérant son avis, en prenant en compte les nouvelles études/découvertes et en réfléchissant sur le pourquoi de nos actes qu'on améliore la pratique, pas en restant figé.
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ESF3, Toulouse.
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coco-noisette
Bizute (future carrée)

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Posté le 07/06/2008 à 13:56
merci chibouki pour ton témoignage !

si le sujet de la nutrition pendant le travail t interesse tu peux jeter un oeil ici :

www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/care_in_normal_birth_practical_guide_fr.pdf

pages 10 et 11 , chapitre 4.5 Nutrition

Donc c'est bien ce que je pense il faudra mettre mes idées entre parenthese le temps des études... pas simple...
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coco-noisette
Bizute (future carrée)

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Posté le 07/06/2008 à 14:00
Ce qu'on apprend aujourd'hui ne sera pas fatalement vrai plus tard, c'est en reconsidérant son avis, en prenant en compte les nouvelles études/découvertes et en réfléchissant sur le pourquoi de nos actes qu'on améliore la pratique, pas en restant figé.


justement c'est un peu ce qe je reproche aux sages femmes que j ai pu rencontré en hopital, d etre fermée dans leur protocole et d'appliquer des gestes et des comportements qui n'auraient pas liueu d etre pour un accouchement physiologique, juste car elles ont appris comme ça.
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YMCA
Doyenne (espèce rare)


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Posté le 07/06/2008 à 14:09 puis édité 1 fois
Certaines sages-femmes manquent peut être de réflexion, beaucoup peuvent être bridées par la structure. Il suffit de voir la différence de pratique dans certains endroit entre le jour où les cadres sont très présents, et la nuit où la sage-femme a plus de liberté. Mais tout ça dépend de la "politique" de l'établissement malheureusement car selon moi les possibilités de prise en charge selon la situation, les moyens et les désirs des patientes ne devraient pas être aussi différentes, la santé s'étendant à l'échelle nationale et non à un micro climat du chef météo local.
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ESF3, Toulouse.
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coco-noisette
Bizute (future carrée)

Messages : 9
Enregistré : 06/06/2008
Posté le 07/06/2008 à 14:22
d'où mon envie d etre libérale pour ne pas subir la politique d un établissement.

un joli livre vient de sortir, je ne sais pas si vous connaissez :

http://www.intimesnaissances.com/

avec notament un article sur la signification et la fonction de la douleur vraiment interessant !
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inroe
Sexternus-minus

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Posté le 07/06/2008 à 17:50
Bonjour,
j'ai un peu le même souci que toi, et je vois que par exemple je ne voudrais jamais accoucher là où je fais mon stage en ce moment. Une durée de travail de 4-5 h en moyenne, entrée, perf, synto puis évidemment peri, rupture de la poche des eaux, ce n'est pas non plus comment moi je vois mon accouchement idéal. Mais pour beaucoup de femmes c'est comme cela qu'un accouchement se passe, elles n'ont pas ou pas trop mal, c'est vite, c'est bien. Il faut faire la différence entre comment toi tu vois et comment celle qui accouche voit la chose, tu soigne/accompagne et ce n'est donc pas à toi d'imposer ta façon de faire. Ce n'est pas no plus en salle de travail qu'on va changer la façon de voir l'accouchement de la société.

De toute façon, tous ces gestes médicaux sont parfois nécessaires. En cas de pépin, mieux vaut une anesthésie pendant la césarienne, quand bébé tarde vraiment à sortir de son petit cocon (où en cas de pré-eclampsie ou autre pathologie maternelle où le seul moyen de guérir est d'accoucher), le synto peut être très utile, tout comme pour prévenir une hémorragie, c'est vrai qu'une syncope ou un shock se gèrent mieux avec une perf déjà en place...va trouver la veine quand la patiente a une tension tout basse... il faut donc vraiment faire la part des choses entre ton idée à toi et ce que l'on apprend. Donc même si je ne voudrais pas y accoucher, j'apprends beaucoup de choses dans cet endroit!
En ce qui concerne ta question de faire de l'hopital avant: je pense en faire 4-5 ans pour me faire une petite expérience et puis je pense faire un cabinet, mais pas d'AAD (je ne veux pas avoir une vie d'obstétricien non plus).
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ESF3 et cela me fait peur d'être diplomée d'ici un an au plus tard (école flamande et donc 3 ans d'études)... quelles responsabilités et encore tellement de choses à apprendre
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Belettou
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Noémie Burgard - 30 ans
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Posté le 08/06/2008 à 14:53
Je vais répondre non pas en tant que future étudiante SF (enfin j'espère ) mais en tant que jeune maman ayant eu un accouchement pas si simple! Moi aussi je pronais la "nature" qu'on ne me saute pas dessus... Et j'ai eu ce que je voulais en hopital public. Une équipe top des SF ET ESF vraiment géniales qui ont écouté mes envies... Sauf que, mon col ne s'est jamais ouvert à plus de 3cm... Blocage psycho ou réel souci physio, je l'ignore. Après encore des heures d'attentes, il a bien fallu me faire une césa parce qu'il n'y avait plus d'autres solutions. Avoir des idées et une certaine conception du métier c'est bien, mais il ne faut jamais rester bloquer sur des appriori!

Bon courage à toi pour cette démarche de reprise d'études que je comprends à 200% puisque j'ai la même.
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ava
Mme la Ministre de la Santé


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Posté le 12/06/2008 à 21:27
tu rentre a bobigny l'an prochain belettou?
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J'ai toujours ton coeur avec moi, je le garde dans mon coeur. Sans lui, jamais je ne suis, la où je vais, tu vas, ma chére, et tout ce que je fais par moi meme, est ton fait, ma chérie. Je ne crains pas le destin, car tu es a jamais le mien, ma douce. Je ne veux pas d'un autre monde, car ma magnifique, tu es mon monde, mon vrai. C'est le secret profond que nul ne connait, c'est la racine de la racine, le bourgeon du bourgeon, et le ciel du ciel, d'un arbre appelé vie qui croît plus haut, que l'ame ne saurait esperer ou l'esprit le cacher. C'est la merveille qui maintient les etoiles eparses. Je garde ton coeur, je l'ai dans mon coeur. [ee cummings]
pour vos questions sur le daeu b : http://membres.lycos.fr/daeub/ ou http://daeub.skyrock.com/

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Belettou
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Noémie Burgard - 30 ans
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Domaine : Médecine
Niveau : PCEM1
Fac : PARIS XIII BOBIGNY
Posté le 13/06/2008 à 09:52
Je prie très fort pour oui
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Bertrand B.
Gentil Administrateur


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Vie réelle
Bertrand Boutillier - 31 ans
Pays : France
Domaine : Médecine
Niveau : Médecin généraliste
Fac : RENNES
Posté le 27/06/2008 à 13:27 puis édité 1 fois


- comment mon cerveau va accepter d'apprendre et d'appliquer des pratiques que je ne compte pas pratiquer ensuite ? J ai deja un point de vue bien engagé sur la maniere de pratiquer un accouchement ( ou du moins des protocoles que je ne compte pas mettre en place ) et je crains de bien souvent etre en contradiction avec ce qu on nous demandera de faire à l école et en stage.


Mieux vaudrait parfois être aveugle que de lire des choses pareilles.
Un peu comme si, il y a 10 ans, j'étais rentré en médecine en disant que je ne vaccinerai jamais personne parce que je suis contre la vaccination.
Ce genre de propos sont purement INACCEPTABLES médicalement. Tous les jours sur cette planète, il y a des gens qui pensent tout savoir, faire mieux que les autres, et qui par conviction condamnent des patients qu'ils ont entrainé dans leurs délires respectifs : le toubib qui vous soigne par l'imposition des mains, la sage femme qui vous la joue bio à domicile, l'ostéo qui vous explose une méta cervicale ...

La santé ne doit pas être confiée à des gens qui ont des convictions, mais a des scientifiques qui doivent respecter des obligations de moyens. Et s'il y a convictions profondes, la science médicale consiste alors à les transformer en faits démontrés et démontrables et pas à les appliquer pour les autres sans le moindre argument.

L'heure est à l'evidence based medicine et pas à l'experience based medicine. Tout ceux qui ne veulent pas l'entendre n'ont rien à faire dans le monde médical.

B.
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