Posté le 10/12/2005 à 11:44

Et finalement, pourquoi ne pas faire comme les études de "véto" avec les classes préparatoires BCPST-Véto ?
Ainsi, après le bac, on serait admis sur dossier dans une classe prépa "Bio-Santé" où on préparerait en un an (ou deux, c'est-à-voir !) les concours des différentes professions de santé (médecine, pharma, SF, odonto, kiné...). Et après, on intègre la fac ou l'école où le concours a été réussi.
C'est exactement le même système pour les prépas BCPST-Véto qui ouvre sur différents concours (ENV, ENS, INRA, écoles sup de bio et d'agro...).
Comme celà, l'orientation est étudiants est plus facile : parmi tous les concours des professions de santé, ils en décrocheront bien un !
Et puis, si on n'a pas le concours qu'on veut, voire même si on n'a pas de concours du tout, on peut toujours avoir une équivalence pour intégrer la fac de Sciences. Les années de prépa ne seraient pas perdues, loin de là ! Pour moi, c'est la meilleure solution.
Cette prépa aurait l'avantage d'offrir une ouverture d'esprit, une pluridisciplinarité et interdisciplinarité autour de matières scientifiques fondamentales (bio, physio, anat) sans pour autant négliger les matières plus littéraires : les langues vivantes (la peau de chagrin des études médicales, une honte à l'heure de l'Europe et du système-monde !) mais aussi la philo (bioéthique, initiation à la psycho) et éco (ressources, gestion, problèmes des politiques de santé publique et des systèmes de santé). Bref, cet ouverture d'esprit qui fait tant défaut aux études médicales serait étudiée à travers la réflexion intelligente de ces matières "sociales" (et non plus les SHS où les étudiants apprennent par coeur des fiches : c'est stérile et desséchant, et pas vraiment intelligent pour des futurs médecins !).
De surcroît, ces prépas seraient intégrées aux lycées (ou dans les facultés) et occuperaient les étudiants toutes la semaine (cours + TD). L'enseignement y serait public. Exit les boîtes à fric et les écuries anti-républicaines !
Enfin, un dernier avantage : un concours intelligent sur le modèle prépa avec disserts en bio et analyse de docs, épreuves de langues vivantes, composition dans les matières relevant des SHS. Exit le bourrage de crâne, les QCM abrutissants, les résumés stériles, enfin de la R-E-F-L-E-X-I-O-N !!!
Car entre nous, c'est bien çà qui manque aux études médicales : de la réflexion, de l'ouverture sur l'homme et sur le monde ! Bref, de l'Humanisme. Rabelais, médecin et humaniste, ne préconisait-il pas une éducation où l'homme serait au centre de la réflexion de toutes choses ! Si vous l'avait oublié, relisez l'éducation de Pantagruel...
- "Qu'est-ce qu'optimisme ?" demanda Cacambo,
- "Hélas ! répondit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal" (Voltaire).