Posté le 14/08/2006 à 09:46

Par contre je ne vois pas bien pourquoi les SF s'emballent : il est dit clairement qu'eles pourront demander la reconnaissance d'un niveau master sous certaines conditions à remplir.
Question cette fois : si les pharmaciens et dentistes obtiennent un niveau Master. QU'en sera-t-il de leur titre de doctorat actuel ? Perdu ? déjà que les pharmaciens ne jouissent pas d'une grande reconnaissance de la part de la population et apparaissent comme de simples commercants, mais alors là, ca serait le pompon...
Cela ne te choque pas qu'un étudiant ayant suivi 5 années d'études supérieures soit obligé de faire une demande pour que son niveau bac+5 soit validé ?
Le manque de reconnaissance semble te préoccuper un peu plus pour les pharmaciens ...
Et puis, arrêtez-moi si je me trompe, mais je ne vois pas en quoi le fait de rassembler nos 4 filières changera qqch au fait des "choix par défaut". Si on permet à un étudiant de passer les 4 concours, forcément, il y a de grandes chances qu'il le fasse et s'il n'a pas médecine, ou pharma, ou une des deux autres, qui pourrait être son choix, forcément, son orientation se fera alors par défaut. Si vous voyez une explication allant dans leur sens, je suis curieux de savoir parce que là je sèche.
Je ne suis pas un partisan du rassemblement des filières. Néanmoins, l'argument économique étant probablement le principal intéressant les politiques, je ne pense pas qu'on puisse échapper à une mutualisation des enseignements, quoi qu'on en dise ...
Et je crois que la proposition du rapport, à savoir ...
1. Mutualiser une partie des enseignements pour les différentes filières ;
2. Conserver des cours spécifiquement dédiés à chaque filière ;
3. Proposer une inscription séparée pour chaque concours ;
... permettrait, selon moi, d'améliorer un peu le problème des choix par défaut (même si séparer les filières complètement me semblerait plus judicieux, sur le plan pédagogique j'entend !), au moins pour la profession de sage-femme. En effet, ce système implique, si on veut s'inscrire à un concours supplémentaire (ex : s'inscrire au concours sage-femme alors qu'on a envie de faire odontologie), d'augmenter le volume horaire des cours (car il y aura des cours spécifiques à la filière sage-femme, comme pour chaque autre filière), et donc, une dispersion des efforts puisque plus de cours à bosser, ce qui n'est pas le cas actuellement puisqu'on est inscrits d'office (en tous cas c'est comme ça à Lille) pour médecine + dentaire + sage-femme, ces 3 filières ayant tous leurs cours en commun.
Pourquoi cela diminuerait-il les choix par défaut vers la filière sage-femme ?
Non pas parce que j'essaie de dévaloriser cette profession (je préfère rassurer les maïeuticien(ne)s immédiatement !

), mais juste car peu d'étudiants se disent intéressés par cette filière. Ainsi, j'ose croire que des personnes qui, actuellement, prennent sage-femme parce qu'ils n'ont pas réussi à avoir dentaire ou médecine, n'auraient probablement pas demandé l'inscription au concours de sage-femme dans le système proposé par le rapport sachant qu'ils devraient suivre des cours supplémentaires pour ce concours et donc, restreindre leurs efforts à bosser le concours de leur filière de choix pour préparer un minimum le concours de sage-femme.
Voilà donc mon point de vue : pas idéal mais probablement pas le pire qu'on puisse avoir étant donné les pré-requis (notamment économiques).
Par contre, je reste sceptique, comme nombreux autres étudiants ici, sur le choix des passerelles et sur leurs modalités.
[Edité le 14/08/06 par Irish_sausage]
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