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[ex médecine] Avenir de la médecine générale

Aller en bas • 4 réponses
Greg.
Ministre de la Santé

Messages : 828
Enregistré : 20/06/2001
Posté le 15/01/2002 à 09:46 notnew
salut à tous!!

je ne sais pas si vous avez lu ce post:
http://forums.remede.org/viewthread.php?tid=927&page=2

Franchement allez y, et cliquez sur le lien vers le témoignage du Docteur Bernardin, qui a dévissé sa plaque de MG en province, lassé d'un exercice de la médecine qui ne correspond plus à ses convictions..

Moi, franchement, ca me fait sincèrement peur. Surtout à l'aube de se relancer dans ces études.. on parle de difficulté de P1, de longueur des études, mais je crois qu'il est TRES important de savoir vers quoi ca aboutit vraiment à la fin!.

Vous en pensez quoi vous? Ca ne vous ebbreche pas la motivation ? Pensez vous qu'il est toujours possible de trouver un exercice satisfaisant de la médecine?

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pookie
Recherchator

Messages : 1643
Enregistré : 05/10/2001
Posté le 15/01/2002 à 10:45 notnew
moi je pense qu'il ne faut surtout pas s'affoler...
le monde médical est en plein remaniement, et nous même qui sommes à l'aube de nos études, savons que la médecine dans 10 ans ne sera peut-être plus ce qu'elle est aujourd'hui
la Sécu existera-t-elle encore ? les médecins seront-ils payés forfaitairement par des nouvelles caisses privées, fonctionnant comme des mutuelles ?
il y a beaucoup de questions qu'on peut se poser à ce niveau
(d'ailleurs je vous conseille la lecture de ce livre pour ceux que ça intéresse : Les Habits neufs d'Hippocrate, de Claude Le Pen)

mais tout cela concerne le fonctionnement de la médecine, mais pas son but, donc tant qu'on a la vocation, je pense qu'on arrivera à bosser de quelque manière que ce soit

Le Dr Bernardin a exprimé un ras-le-bol qu'il subit depuis 10 ans, laps de temps pendant lequel rien n'a changé ; je suis optimiste et pense que dans 10 autres années, les choses seront différentes

[Edité le 24/02/02 par pookie]
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tonio
Chef de pique-nique

Messages : 162
Enregistré : 30/07/2001
Posté le 19/01/2002 à 18:13 notnew
je pense moi aussi qu'il ne faut pas s'affoler, comme pookie l'a dit, la medecine actuelle est un veritable chantier et je suis optimiste pour l'avenir !
ceci dit il faut avouer que la medecine generale est dans un sale etat et qu'il est temps de la revaloriser !
tout ça ne doit sutout pas demotiver tout ceux qui veulent devenir medecin (on vous comprend quand on sait la longueur et la difficulte de ces etudes) parce qu'il n'y a pas que la medecine generale (meme si 50 % des medecins st generalistes)et il y a meme un choix tres vaste de specialites passionnantes ou les conditions d'exercices sont confortables !
je pense que comme dans toutes les carrieres il faut parfois faire des choix et on peut se tromper! meme en medecine une carriere se gere (deja au cours des etudes en choisissant la bonne spé, la bonne ville ou on fera son internat...)
donc rien n'est acquis apres le p1 mais des milliards de possibilites s'offrent à vous il faut alors savoir faire les bons choix et travailler quand il faut pour avoir le plus de choix possibles (autrement dit il faut se donner les moyens de choisir pour eviter d'etre dans le mauvais wagon)
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As.deTrefle
Nain-terne

Messages : 90
Enregistré : 04/07/2001
Posté le 24/02/2002 à 22:08 notnew
Le soleil brille pour tout le monde, et le meilleur des mondes est encore à construire.
On vous attend !!! smilies

Source: 33docpro.com

Médecine générale :enfin une spécialité !


par Michel MOILRON (Le Concours Médical du 23 février 2002 n°7)


Avec la réforme du troisième cycle des études médicales, la médecine générale devient enfin une spécialité faisant partie de l'internat. Le contenu des études est en outre modifié.

Avec l'entrée en vigueur de la loi de modernisation sociale1, c'est la plus importante partie de la réforme des études médicales, en chantier depuis dix ans, qui est achevée : l'Internat est désormais ouvert aux généralistes, et le troisième cycle de médecine générale, allongé de six mois, est entièrement reconçu. À part certains internes de spécialités qui voient dans cette réforme un « nivellement par le bas », plus personne ne conteste la métamorphose de la médecine générale en discipline universitaire. Le changement aura lieu à la rentrée 2005. Initialement, l'intégration de la médecine générale à l'Internat devait avoir lieu en 2004, mais les retards pris par la discussion de la loi ont repoussé de un an l'entrée en vigueur de cette disposition.

La fin du bachotage intensif
Il faudra donc patienter encore un peu, mais la médecine générale deviendra enfin une des disciplines que pourront choisir ceux qui auront réussi le nouvel examen national validant ouvrant sur le troisième cycle, mis en place dès la rentrée 2004 pour les autres spécialités. Le Conseil national du concours de l'Internat (CNCI) est en train de mettre au point les modalités et le contenu de cette épreuve afin d'en finir avec le bachotage intensif que l'on connaît actuellement avec le principe des QCM. L'examen sera fondé sur les connaissances acquises au cours du second cycle, qui a lui aussi fait l'objet d'une réforme en profondeur (encadré). La docimologie est en cours d'élaboration, mais on sait déjà que l'épreuve comportera l'étude de cas cliniques, sans doute au nombre de neuf, et une analyse critique d'article scientifique. Le but est de privilégier le travail de réflexion et l'esprit critique par rapport à la capacité d'absorber des connaissances.
Le choix de la discipline d'Internat sera comme auparavant fonction du classement à cet examen unique – mais décentralisé dans au moins six ou sept régions. C'est la fin des « résidents » : tous les reçus à l'examen porteront le titre d'interne, et la médecine générale donnera lieu à l'obtention d'un diplôme d'études spécialisées (DES) au même titre que la chirurgie ou la pédiatrie. Par ailleurs, un rééquilibrage démographique devrait permettre de former progressivement 60 % de généralistes contre 40 % de spécialistes.

Un meilleur statut pour les enseignants
La réforme ouvre également un chantier considérable, concernant le statut de cette nouvelle discipline universitaire : celui des médecins formés, mais aussi des enseignants en médecine générale. Des postes de chefs de clinique et d'assistants en médecine générale restent à créer, les enseignants généralistes réclamant un statut moins précaire que celui de professeur ou de maître de conférences associé dont ils doivent se contenter pour l'instant. Le ministère de l'Éducation nationale réfléchit à pérenniser les postes de professeurs de médecine générale, en leur donnant un statut équivalent à ceux de leurs collègues hospitalo-universitaires tout en tenant compte de leur qualité de médecins ambulatoires. La recherche en médecine générale et la culture de l'écriture scientifique sont aussi appelées à être développées.
Dans cette perspective, le troisième cycle de médecine générale est allongé de six mois et porté à trois ans dès cette année universitaire. Son contenu a été remanié par arrêté ministériel2. L'enseignement théorique est organisé autour de six modules : « la médecine générale et son champ d'application », « gestes et techniques en médecine générale », « situations courantes en médecine générale ; stratégies diagnostique et thérapeutique, leur évaluation », « condition de l'exercice professionnel en médecine générale et place des médecins généralistes dans le système de santé », « formation à la prévention, l'éducation à la santé et l'éducation thérapeutique », « préparation du médecin généraliste au recueil de données en épidémiologie, à la documentation, à la gestion du cabinet, à la FMC et à la recherche en médecine générale ».

Premier et second cycles : le reste de la réforme

• 1er cycle : dès la rentrée prochaine, selon Jack Lang, la première année d'études (PCEM1) sera commune aux futurs sages-femmes, dentistes et médecins, avec trois concours différents en fin d'année. Il s'agit de donner aux étudiants une culture commune mais surtout de remédier au gâchis du concours de fin de première année, en permettant aux étudiants ayant échoué de choisir une orientation différente.
• 2e cycle : l'enseignement est réorganisé en modules visant à étudier l'être humain dans sa globalité et non plus par organes. En outre, le contenu des enseignements est fondé sur le programme du concours de l'Internat, afin d'éviter la traditionnelle désertion des bancs au profit des préparations privées. Ce cycle est validé par un diplôme donnant lieu à une équivalence de licence pour ceux qui ne désirent pas s'engager dans un troisième cycle de médecine soignante et préfèrent s'orienter vers les métiers de l'industrie pharmaceutique, l'administration, la gestion ou le journalisme médical.

Des stages axés sur les besoins pédagogiques
Par ailleurs, les internes généralistes doivent suivre six semestres de stages davantage axés sur leurs besoins pédagogiques que sur les impératifs de fonctionnement des services hospitaliers. À l'hôpital, trois semestres doivent être effectués, le premier en « médecine d'adulte : médecine générale, médecine interne, médecine polyvalente, gériatrie de court séjour », le second en gynécologie et pédiatrie, et le troisième dans un service d'urgences. Vient ensuite le stage de six mois auprès d'un maître de stage généraliste libéral : quatre mois au moins dans un ou plusieurs cabinets de médecine générale, qui peuvent être complétés par une partie en centre de soins primaires non hospitalier (PMI, médecine scolaire, centre de santé, etc.).
Restent deux semestres, laissés au choix de l'interne « en accord avec le directeur du département de médecine générale de l'UFR » et dans des lieux de stage agréés pour la médecine générale. C'est là que prend place le fameux sixième semestre, pour lequel le texte de l'arrêté précise qu'il doit se faire « préférentiellement en ambulatoire ». Cette formulation ne satisfait ni l'Intersyndicale nationale autonome des résidents (ISNAR) ni le Collège national des généralistes enseignants (CNGE), qui ont participé à l'élaboration de l'arrêté. En l'absence de ligne budgétaire pour ce semestre, ces organisations craignent que le stage ne serve surtout à remplir les services hospitaliers. Il reste toutefois deux ans et demi avant l'ouverture de ce sixième semestre. Des crédits peuvent être débloqués pendant cette période, que l'ISNAR et le CNGE comptent mettre à profit pour faire passer leurs projets de « stage autonome en soins primaires ambulatoires ». L'idée est de développer des « unités pédagogiques locales » comprenant un cabinet ou un groupe de cabinets, situés non loin de centres de soins primaires de type PMI, médecine scolaire, médecine du travail ou centre de santé. Dans ce cadre, l'interne pourrait mener un travail de recherche dans l'optique de sa thèse.
Enfin, dans certaines facultés, des expériences de tutorat sont menées, avec un enseignant qui suit, conseille et oriente l'interne tout au long du cycle. Le CNGE a commencé à dispenser des formations de tuteurs, et sa prochaine tâche sera d'intensifier – mais aussi d'optimiser – le recrutement de maîtres de stage généraliste dont la mise en place progressive de la réforme va entraîner un besoin croissant.

1. JO du 18 janvier 2002.
2. JO du 27 octobre 2001.
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Greg.
Ministre de la Santé

Messages : 828
Enregistré : 20/06/2001
Posté le 25/02/2002 à 00:23 notnew
Merci, As de Trefle ! smilies
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