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La 1ère Communauté Médicale
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Intéressant...

Aller en bas • 3 réponses
youpi66
Jeune Bizut

Messages : 2
Enregistré : 05/08/2015
Posté le 05/08/2015 à 20:41 notnew
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/07/29/...
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Beecham
Externus-minus

Messages : 33
Enregistré : 30/01/2016
Posté le 03/02/2016 à 00:01 notnew
Oui, très intéressant (même journal, "le quotidien du médecin") :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/01/14/...

Sinon, dans la presse nationale :

http://www.huffingtonpost.fr/guy-vallancien/alerte-aux-internes-e...

Ou un article du Pr P. Jaury, dans "Egora" :

"La situation risque de devenir incontrôlable. Chaque année, de plus en plus d'étudiants en médecine issus de formation de l'Union Européenne se présentent aux ECN. Derniers au classement, ils se retrouvent en médecine générale et embolisent des places d'internes, sans en avoir le niveau. Le Pr Philippe Jaury, coordonnateur du DES de médecine générale a lancé l'alerte."
[...]
"Il y a même un étudiant français qui n'a pas passé la Paces en France parce qu'il était sûr de la louper, alors il est allé directement en Roumanie. J'estime que c'est de l'escroquerie.
D'autant qu'en Roumanie, s'il n'y a pas de concours d'entrée, il y a un concours de sortie après la validation du deuxième cycle. Ils ne sont que 40% à passer en internat. Ceux qui pensent qu'ils n'auront pas leur concours viennent en France passer les ECN puisqu'il n'y pas de note éliminatoire. C'est de la pure folie. Les Français vont en Roumanie parce qu'ils n'ont pas le concours d'entrée et les Roumains viennent en France parce qu'ils n'ont pas le concours de sortie."

En l'espace d'une semaine, ça commence à faire beaucoup, non ?
A bon entendeur.
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youpi66
Jeune Bizut

Messages : 2
Enregistré : 05/08/2015
Posté le 28/05/2016 à 21:26 notnew
Comme ils viennent de l´étranger on peut se lâcher. Ca doit faire du bien; parce qu´en ce qui concerne ceux formés en France, c´est l´omerta:

http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/droits-et-demarches/erreurs...
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Lady Cat
Mme la Ministre de la Santé

Messages : 2101
Enregistré : 16/02/2007
Posté le 29/05/2016 à 07:56 puis édité 2 fois notnew
En médecine, le risque zéro n'existe pas. En revanche, il est possible de le diminuer par une qualité de formation.

En France, les conditions d'exercice sont de pire en pire, ce qui conduit malheureusement à commettre des erreurs. Quand un médecin ou un interne enchaîne les heures de garde, n'a pas de repos compensatoire, voit peu sa famille, est écrasé par l'administration, que les restrictions budgétaires congédient les Ide, les AS... Bref, les corps médicaux et paramédicaux... Les personnes qui restent ne peuvent pas faire de miracles, même avec une formation de qualité et exigeante.

Ensuite, quelque soit le pays, il y aura toujours d'exellents et de piètres médecins, ou IDE, ou AS, ou kinésithérapeute, ou ingénieurs du son, ou fleuristes...

Mais si en plus, à la base, le diplôme est acheté... A priori, on pourrait penser que le nombre d'erreurs risque d'augmenter.

Tous les étudiants qui partent dans ses pays, ne sont pas égaux. Certains peuvent avoir raté le concours à peu de place ou avoir été malade ou avoir eu un autre souci. D'autres personnes peuvent ne pas avoir les capacités pour ce métier et être inscrits à cette formation. Il y a différents profils.

Il serait intéressant de se demander quelles sont les raisons de la ruée vers ces facultés. Ces étudiants pourraient aussi postuler en Belgique, en Angleterre, en Suisse, au Canada... ce que la majorité des étudiants ne font pas. Pourtant la haute qualité de ces établissements n'est plus à prouver. Leur point commun est qu'il ne suffit pas d'y entrer, encore faut-il pouvoir y rester.

Conditions d'exercice et qualité de formation ne sont pas la même chose.

La qualité de la formation dépend aussi de son propre investissement : du temps passé à apprendre et réviser, à approfondir certains points, à faire des stages supplémentaires, à être curieux du monde médical, à discuter avec les autres soignants (ils ont beaucoup de choses à nous apprendre), à lire la presse spécialisées... Les moyens ne manquent pas, peu importe le pays (pour la théorie). La médecine s'apprend surtout grâce aux patients, "au lit du patient" comme il est souvent dit. Ce sont nos interactions avec eux qui nous apprennent notre métier: leur poser des questions, les examiner, "sentir" leur ressentis (stress, angoisse, tristesse, bien dans sa peau, souhaitant ou non des infos, dans le déni...) et d'orienter nos questions. Il ne suffit pas de connaître la langue, il faut maitriser les subtilités du langage pour être au "diapason" du patient et faire un bon examen clinique. La clinique, toujours la clinique! C'est sur elle que l'on va bâtir nos hypothèses et faire ou non des examens complémentaires. Il faut des années pour l'apprendre, donc des années à discuter avec les patients et les interroger. Quand on apprend une langue tardivement, il est difficile de la maitriser comme notre langue maternelle. Donc, à mon avis, l'apprentissage clinique est alors lacunaire. Les patients sont de très bons formateurs smilies

Dire que ces étudiants finissent derniers à l'ENC est maladroit, car pour réussir ce concours, il faut y être préparé. Il est plus adapté de voir la qualité du travail sur le terrain pour évaluer les compétences d'une personne.
_____
Ancienne SF
Interne en médecine interne
sans passerelle, PACES réussie
"Il faut toute une vie pour apprendre à vivre" Sénèque
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